Monday, October 31, 2011

Le veto américain : Un Crime Contre La Paix

Le veto américain : Un Crime Contre La Paix
Par Hocine Mahdi
Le 31 Octobre 2011
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La guerre de Hussein Barack Obama et de Hilllary Cliton contre leur "soldat" palestinien en dissidence Mahmoud Abbas prend une forme d'une violence incroyable et englobe désormais tous les peuples arabes (pas les dirigeants arabes qui demeurent leurs obligés).
Il serait fastidieux de lister tous les crimes contre l'humanité perpétrés contre le peuple palestiniens par les hordes sionistes et absous par le veto américain qui bloque toutes les institutions de l'ONU. Le parti pris et l'arbitraire sont affichés avec une grande insolence aux yeux du monde et contre presque tous les États membres de l'ONU. Cela nous rappelle la profession de foi d'un célèbre écrivain* américain de confession judaïque et Prix Nobel de littérature dont il a constamment exploité le prestige au profit du crime sioniste. "-Tout ce que fait Israël contre le peuple palestinien, il le fait en mon nom-".
Traduction brute d'une position inconcevable chez un humaniste de renommée universelle :
-"Tous les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre, la colonisation, les expropriations illégales, les expulsions des familles palestiniennes... Tous ces crimes qui sont condamnés par les lois internationales doivent être vus en Europe et en Amérique comme des actes légitimes"-.
Malheureusement cette profession de foi a mobilisé des centaines de milliers d'intellectuels, de professionnels des médias, des dizaines de milliers de politiciens de droite comme de gauche et de millions de citoyens lambda de l'Occident civilisé, légaliste, champion auto proclamé des droits de l'homme et de la démocratie à sens unique.
Il a fallu près de quarante ans et des dizaines de massacres genre Sabra et Chatila pour que la majorité des citoyens euro américains admettent que le peuple palestinien lutte pour l'indépendance de son pays contre une puissance coloniale qui n'hésite pas d"user des méthodes hitlériennes grâce à la complicité de leurs gouvernants. Même Barack Obama comptait parmi les intellectuels et les juristes américains qui croyaient en la justesse de la cause palestinienne. D'ailleurs le prix Nobel de la paix était une récompense anticipé pour ce qu'il avait promis de faire en faveur de la Paix au Moyen Orient.
Sur ce point précis nous pensons qu'il était sincère. Du moins au début de son entrée à la Maison Blanche. Il était sincère dans tout ce qu'il a déclaré dans son discours au Caire contre la colonisation des territoires palestiniens occupés que les sionistes n'ont nullement l'intention de rendre à leurs propriétaires légitimes. Seulement il avait compté sans la grande influence sur le milieux politique de l'AIPAC et des évangélistes. Notamment sur les membres du Congrès qui doivent leurs mandats à l'argent des lobbies sionistes très actifs dans les travées des médias lourds qui jouent un rôle déterminant sur l'opinion occidentale.
En ce moment Barack Obama est entièrement préoccupé par sa réélection. Pour cela il a sacrifié ses nobles principes d'équité en ce qui concerne la colonisation en Palestine, au Liban, en Syrie. Pire, il s'est rabaissé jusqu'à s'humilier vis à vis du criminel de guerre Netanyahu pour s'attirer les bonnes grâces et l'argent de l'AIPAC et les louanges des médias lourds pro sionistes.
En semptembre 2011, à la tribune de l'ONU, il a été plus extrémistes que les sionistes contre les prétentions de Mahmoud Abbas de se soustraire aux négociations arbitrées inéquitablement par Washington. Il a brandi la menace du veto contre l'accession à l'ONU de la Palestine au titre de membre à part entière. Or en septembre 2010, à la même tribune, il avait émis le souhait de voir la Palestine devenir membre de l'ONU en... 2011.
Le 30 octobre 2011 les USA ont usé de toutes les menaces pour empêcher l'Unesco d'admettre la Palestine dans ses rangs. Les USA reste le seul Etat membre qui s'archarne contre les droits du peuple palestinien à un Etat réellement souverain et viable. A cause des territoires palestiniens colonisés que les sionistes ne sont pas disposés à démanteler. Heureusement que 107 Etats ont voté pour l'admission de la Palestine à l'UNESCO , dont la France qui était hier contre la résolution et avait même tenté de persuader les palestiniens de retirer leur candidature en leur promettant des compassations.
Permettez moi de conclure sur un ton de colère.
Que vaut aujourd'hui le prix Nobel de la Paix ?
Des criminels de guerre et des dictateurs l'ont obtenu avant le traître Barack Obama. Il n'est donc plus la récompense d'une carrière irréprochable consacrée à la Paix et au rapprochement des Peuples. Les jurés ont-ils conscience de ce qu'ils font quand ils l'attribue à un criminel de guerre, un dictateur ou à un bon parleur comme Barack Obama qui n'a pas été mis à l'épreuve du terrain ?
Peut-être les drogue t-on avant de les faire voter ?

Hocine Mahdi
Le 3O Octobre 2011
*)Elie WIESEL

Sunday, October 30, 2011

Constantine : Que C'est Beau l'Amour !

Constantine : Que C'est Beau l'Amour !
Par Hocine Mahdi
Le 30 0ctobre 2011
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Oui c'est beau l'amour...
C'est très beau. Mais attention, il a la fragilité du cristal.
Un jeune couple de Constantine * vit dans la tourmente à cause des mauvaises langues de son entourage.
La femme et l'homme s'aiment à en mourir. Ils l'ont crié à la face du monde. Nous n'avons pas une raison d'en douter. L'épouse est belle, le mari est très beau. Dans la rue ce n'est pas elle qui retient les regards , c'est lui.
Au bout de deux années de mariage sans enfant la pauvre épouse est fragilisée. C'est dans ce drame intime que l'entourage chitanique trouve un plaisir sadique de tourmenter la malheureuse qui se met à croire que l'homme la trompe et envisage de la répudier.
Foutaise !
Car le mari l'aime trop pour regarder ailleurs. Il est profondément croyant, il est cultivé, il fait confiance à la médecine et, ce qui ne gâche rien, il a les moyens de la soigner en Europe. Mais il a pris la belle habitude, en revenant à la maison, de s'étendre sur le lit et d'écouter de la musique sentimentale.
Où est le mal ?
Au lieu de s'installer auprès de lui et de lui faire des petits câlins pour apaiser la fatigue d'une journée de labeur, l'épouse l'agresse, le harcèle, ajoutant à sa fatigue, par des soupçons farfelus.
Le poison de la jalousie fait très mal au jeune couple. Mais cette jalousie a été insidieusement distillée par d'autres femmes dans l'esprit de l'épouse fragilisée par sa supposée infécondité. Ce sont des "amies" et des collègues bien "intentionnés" du couple qui sont à l'origine du mal.
Pourquoi existent-ils dans ce monde pourri de bons amis (es) et de bons collègues qui troublent la vie d'un couple qui ne demande qu'à continuer à s'aimer en réglant ses problèmes intimes sans tapage ?
C'est en direct à la radio (chaîne 3) que ce couple tourmenté s'est expliqué indirectement mais sans fausse pudeur.
C'était une tendre et émouvante chamaillerie qui les a rapprochés l'un de l'autre. Il semble que l'épouse soit désormais rassurée sur la fidélité de son prince qui ne lui sera pas volé par une rivale féconde.
C'est merveilleux.
Comme un beau roman d'amour.
De notre côté nous désirons citer à la jeune femme le cas de très nombreux couples présumés stériles qui ont eu naturellement des enfants après de longues années de patience. Nous avons même constaté que des femmes ont enfanté après l'adoption d'un orphelin. Cela ressemble à un miracle mais il parait que l'amour que la femme donne au bébé stimule le système de fécondité chez des épouses qui se croient stériles. Nous ne sommes pas des scientifiques et nous ne nous posons pas des questions sur les caprices de la nature qui nous dépassent. Nous avons des amis et des parents qui se sont soignés pendant dix ans pour avoir de beaux et nombreux enfants.
De nos jours les progrès de la science ouvrent de très larges horizons pour des couples qui sont fragilisés par la stérilité de l'un des conjoints.
En même temps nous demandons aux "amies" et aux collègues bien intentionnés et mauvais conseillers de laisser l'Amour tranquille...
De ne pas créer des tensions psychologiques entre des conjoints en croyant rendre service.
C'est vilain...
C'est diabolique...

Hocine Mahdi
le 30 octobre 2011
*) Le couple ne me connait pas mais notre ami commun Djamel Eddine Hazourli de cinérama les informera sur mes travaux. Bon vent et bouchez vos oreilles pour ne pas entendre les âneries qui détruisent l'Amour souvent par jalousie.

Friday, October 28, 2011

A L G E R I E : A Quoi Joue Babès ?

A L G E R I E : A Quoi Joue Babès ?
Par Hocine Mahdi
Le 28 octobre 2011
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Quand il était présidé par Mohamed Salah Mentouri le centre national des études stratégiques (CNES) livrait des analyses fines, des statistiques objectives avec une fourchette d'erreur plausible et des projections raisonnables. Il jouissait d'une bonne crédibilité auprès des observateurs.
Problème majeur : Mentouri appartenait à la famille qui veut avancer* mais le premier ministre Ouyahia appartient à la famille qui aime faire du sur place et qui très souvent recule et entraîne le pays dans la descente aux enfers. Ouyahia tremblait à chaque livraison d'un rapport du CNES sous la signature de feu Mentouri qui prenait à rebrousse-poils ses discours démagogiques. Mohammed Séghir Babès participait sérieusement aux enquêtes et à l'élaboration des analyses en qualité de membre d'une équipe soudée autour d'un responsable qui ne leur demandait que la rigueur scientifique dans l'exploitation des données.
Très belle réussite dans un très difficile travail de grande utilité publique qui, en principe, devait servir de base de réflexion pour les gouvernants qui doivent prendre des décisions vitales pour notre pays.
Ouyahia décida l'éviction de Mohamed Salah Mentouri et son remplacement à la direction du CNES par Mohammed Séghir Babès qui, désormais. s'appliquera à ne plus déborder du canevas discursif du premier ministre "tout va bien et même très bien".
Ils se pourrait que le nouveau responsable du CNES produise présentement deux analyses parallèles : la bonne destinée au chef du gouvernement tandis que la "menteuse" sera livrée à la curiosité du large public qui ne doit jamais connaître l'amère vérité.
C'est une démarche qui fut adoptée par le FLN de Ben Bella et qui s'est enracinée dans les moeurs politiques au point qu'elle est reconduite par le RND, ce fils illégitime et trisomique d'un FLN perverti jusqu'à l'os. Attention cette supposition de deux versions contradictoires d'un même rapport m'est personnelle. Elle m'a été inspirée par une femme qui était membre du CNES, une "élue" à l'APW, professeur à l'école d'architecture qui a fait un bon travail sur Souika. Nos chemins se sont croisés parce que je rassemblais des informations sur la vieille ville pour les besoin d'un livre. Chacun de son côté nous avons filmé et photographié la basse Souika. Elle aussi a écrit un livre spécialisé sur les us et coutunes à Souika. Nous avons longuement discuté sur divers sujets. Elle m'avait appris dans quelles conditions intenables travaillaient l'équipe du CNES sous la direction de Mentouri soumis à de fortes pressions de la part des décideurs qui souhaitaient le voir établir des analyses plus "constructives" et éludant certaines vérités et critiques qui ne sont bonnes à dire qu'en comité restreint au niveau du gouvernement. Un bon fonctionnaire qui sait des choses doit se taire impérativement quand celles-ci pointent l'index sur la mauvaise gouvernance. Or Mentouri ne se considérait comme un simple fonctionnaire. Il était chercheur et acteur. Il ne critiquait pour le plaisir de critiquer, il tirait la sonnette d'alarme pour avertir des réels dangers qui menaçaient la nation. Tout énarque qu'il était le premier ministre Ahmed Ouyahia n'apprécie pas le travail rigoureux quand celui-ci dévoile les carences de l'action gouvernementale.
Le défaut de Mentouri : ne pas travailler pour plaire au chef mais bien faire.
D'où l'affrontement entre le scientifique et le politique qui étaient appelés à oeuvrer ensemble pour améliorer la situation du pays.
Entre les deux "ennemis" le coeur de Babès penchait du côté du plus fort.
La preuve ?
L'éviction de Mohammed Salah Mentouri a eu pour effet immédiat sur l'équipe du CNES une orientation à 36O degrés, un virage en tête d'épingle. Les rapports signés de la main de Mohammed Shégir Babès sont très sagement alignés sur les discours du premier ministre Ahmed Ouyahia et des ministres qui ont fait autant de mal à la nation que la décennie sanglante dans le sens où ils n'ont déployé aucun effort pour libérer les énergies créatives. A titre d'exemple : la dépendance alimentaire. Dans le discours c'est une préoccupation constante. Dans les actes c'est le vide sidéral. Il y a une volonté politique violemment opposée aux intérêts de la nation. Tous les efforts sont axés sur l'importation de n'importe quoi pour favoriser l'évasion fiscale et la prébende.
Comment un pays qui ne produit ni biens de consommation ni technologie ni Savoir-faire peut-il adhérer à l'organisation mondiale du commerce qui est un marché sans frontière dominé par des puissances industrielles, agricoles et technologiques qui ont mis plus de trois siècles pour parvenir au niveau que nous leur connaissons et envions.
C'est une aberration pour un pays qui a les capacités matérielles et humaines d'atteindre, voire de dépasser l'autosuffisance en produits essentiels et de première nécessité mais qui dilapide ses deniers dans l'importation de tout et de n'importe quoi, brisant de ce fait toutes les bonnes volontés et les compétences porteuses de progrès et de prospérité. Parce que, en ce moment les hydrocarbures couvrent les besoins alimentaires d'une population en ébullition qui revendique la dignité par le travail et la souveraineté citoyenne qui donne son véritable sens à l'appartenance à une nation.
D'ailleurs les gains engrangés par la vente du pétrole sont volatils puisqu'ils sont tributaires de décisions qui ne dépendent pas de nous, de la spéculation boursière, de l'inflation, de l'instabilité de l'étalon dollar qui s'est avéré une monnaie de singe.
Qui peut calculer les pertes de nos réserves en valeur sûr et en pouvoir d'achat pendant ces dix dernières années ?
A quoi donc joue MS Babès qui sait parfaitement que les boulets qui empêchent le pays d'avancer vers le progrès et la prospérité sont les hommes qui pilotent la mauvaise gouvernance derrière le rideau et s'opposent à toute velléité de changement ?
Qu'a t-il fait de mieux dans sa tournée à travers le pays que le sénateur Abdelkader Bensalah ?
Celui-ci a au moins l'excuse d'avoir toujours été installé aux premières loges du régime de la rente. Militaire, président de l'assemblée nationale et enfin président du sénat. Ce n'est pas à son âge que l'on s'engage sur le chemin du changement qui, d'une manière ou d'une autre le forcera à la retraite qu'il n'aime pas.
Quant à Babès, il a le profil de l'universitaire ouvert sur le monde et maîtrisant les sciences humaines. Nous le croyons capable d'études, d'analyses et de projections aussi pertinentes que celles qu'il concevait sous la direction de Mohamed Salah Mentouri. Mais il a changé de veste. Il s'est mis au service de la propagande gouvernementale et de l'escroquerie intellectuelle.
Il était une fois le... CNES. Un organisme consultatif jaloux de son indépendance mais dont les études et analyses de conjonctures dérangeaient les parrains du régime de la rente.
Babès s'est couché comme un vulgaire Sidi Saïd où Azzedine Mihoubi. Pourtant il n'avait pas faim comme eux.
Mais que voulez-vous ?
Dans notre pays des grands se font nains pour plaire à plus petits qu'eux ? Des milliers d'intellectuels sont à plat ventre sous les pieds d'ignares?
Le monde à l'envers !
Personne ne peut comprendre, personne ne peut pardonner à cette catégorie de citoyens qui possède le Savoir et se fait esclave d'esprits bornés et archaïques.
Hocine Mahdi
Le 28 Octobre 2011

Thursday, October 27, 2011

Constantine : Le carcan des archaïsmes

Constantine : Le Carcan Des Archaïsmes
Par Hocine Mahdi
le 27 octobre 2011
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Aucune ville d'Algérie n'a subi des dégradations autant que Constantine. Dans un texte rageur je l'ai décrite comme une très belle fille mariée plusieurs fois, par des parents cupides, à des hommes frustres, cruels, violents, bêtes, sadiques, cyniques, négligents, sans âme qui ne savent pas qu'une belle plante exige délicatesse et soins constants pour s'épanouir et rayonner.
Et c'est vraiment ce qui est arrivé à la très belle Cirta.
Depuis 1962, ceux* qui ont eu la lourde responsabilité de la gérer étaient incultes, inciviques, affairistes, incompétents, sans imagination.
Depuis quelques années ce sont majoritairement des universitaires : médecins, architectes, docteurs ès quelque chose, avocats, enseignants qui squattent les sièges de la mairie et de la wilayas, de la députation et du sénat par le système des quotas né de la fraude électorale.
Même chose. Une catastrophe !
Mercredi passé, le 19 octobre, j'avais rendez-vous avec un "élu" de l'APW pour discuter des malheurs de ma ville (j'en suis amoureux). Il est professeur à l'université. Je lui ai posé une question :
- Quelles sont vos prérogatives ? A quoi sert votre mandat ?
Il m'a répondu :
- Nous sommes un simple décor. Je tape sur la table mais je ne suis pas écouté. J'ai attrapé le diabète et je suis devenu hyper nerveux depuis mon élection.
- Pourquoi vous avez déposé votre candidature si c'était pour faire du remplissage ?
- C'est un ami qui m'a convaincu de le faire.
Je lui ai montré une centaine de photos de Constantine défigurée, délabrée, sale, abandonnée à la prédation et qui n'arrête pas de crier au secours.
- Vous vivez à Constantine, vous êtes un "élu" et vous faites semblant de ne rien voir... Ne vous sentez-vous pas un peu coupables de cette mauvaise gestion ?
- Je veux faire des choses, je tape sur la table mais c'est le wali qui décide. Je n'y peux rien.
Pourquoi les "élus" ne démissionnent-ils pas quand ils se rendent compte qu'ils ne sont que de la "khadra fougue el âcha" ? Des faire-valoir ? Une vitrine d'une fausse démocratie ?
Il y a longtemps que j'ai posé cette question à des amis "élus" qui se lamentaient de ne disposer d'aucun pouvoir. Ils ne m'adressent plus la parole. Notez pour l'anecdote que l'un d'entre eux avait eu la gentillesse de me proposer de me placer en bonne position sur la liste de son parti pour un mandat à l'APW que j'ai gentiment refusé parce que dans notre pays un parti démocratique et comme une prison pour un poète qui rêve de grands espaces de liberté. C'est le carcan de l'archaïsme au nom du devoir de réserve.
Tout sauf démissionner... C'est à se demander s'il ne sont pas cloués à leurs sièges !
Et voici le genre "d'élus" que nous avons. Ils acceptent de servir d'objets décoratifs dans les salons calfeutrés des palais, d'applaudir, de paraître uniquement pour un salaire complémentaire ou les affaires.
En attendant la ville et ses habitants sont livrés à eux-mêmes. Les associations qui veulent vraiment travailler sans être caporalisées sont bloquées en amont et en aval. Nous avons même eu des responsables d'associations qui ont été jetés en prison comme de vulgaires voyous. Cas du docteur Benkadri Hocine avec le wali Boudiaf Malek qui se prenait pour un faraon.
En atendant... En attendant... En attendant...
Mais il y en a marre d'attendre sous le règne de la médiocratie et la mafiocratie.
Vivement des vrais élus choisis par les citoyens sur un programme de travail et des idées novatrices.
Hocine Mahdi
Le 27 octobre 2011
*) Walis, maires, administrateurs, direction de l'urbanisme et celle du patrimoine, "élus" sans base militante (fraude électorale).

Monday, October 24, 2011

Stéphane Hessel : L'éternel jeune indigné !

Stéphane Hessel : l'éternel jeune indigné !
Par Hocine Mahdi
le 24 octobre 2011
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Du sommet de ses soixante-dix ans de militantisme, Stéphane Hessel a soufflé sa 94ème bougie ces derniers jours.
A l'âge de 94 ans il n'a rien perdu de son enthousiame de jeunesse.
La voix haute, le geste mesuré, l'esprit vif. Quelle belle image d'un humaniste qui dit tout haut ce que des milliers d'intellectuels européens pensent mais n'ont pas le courage de murmurer tout bas.
Hier sur TV5 monde* il était invité en principe pour parler de son opuscule de 32 pages paru l'année dernière qui a été traduit en plusieurs langues et vendu à plus à plus de trente millions d'exemplaires.
Le titre de l'opuscule est tout un programme :
"Indignez-vous".
De là à faire une liaison avec l'extraordinaire mouvement des "Indignés" qui est parti de l'Espagne et s'est étendu bien au delà des océans il n'y a qu'un pas que Stéphane Hessel, avec une grande modestie, n'a pas voulu franchir. Alors que tout démontre que son appel a été entendu et largement suivi.
C'était en principe le thème de l'émission de TV5 monde mais les journalistes du journal "le Monde" et de RF1 (partenaires de l'émission) ont eu l'outrecuidance de chercher à coincer Stéphane Hessel dans l'angle obtu de l'antisémitisme. Ce dont l'accusent les français d'obèdience sioniste parce qu'il n'a jamais cessé de militer contre la construction des colonies en Palestine occupée. Surtout après le génocide de l'enclave de Gaza qu'il a visitée cinq fois en vue d'initier des actions contre le blocus qui étouffe les Gazouis avec la complicité de l'Union Européenne et des USA.
Il est tellement rare de voir sur le plateau d'une chaîne TV française un invité français et juif corriger avec une fine intelligence des journalistes pro sionistes insolents qui cherchaient à lui tailler un costume d'antisémite archarné. Cela nous rappelle le lynchage médiatique de l'abbé Pierre dans les mêmes conditions. Les journalistes, chasseurs d'antisionistes, sont très forts dans la manipulation de l'opinion en exploitant la moindre erreur des hommes publics qui leur font confiance.
Nous avons vu un Stéphane Hessel maître du jeu ridiculer des journalistes indignes.
Résumons ses réponses indignées :
"- Les gouvernants sionistes violent la charte des Nations Unis mais l'Union Européenne et les USA les protègent. Ce n'est pas logique -".
Disons grand merci au jeune homme de 94 ans qui conserve la vitalité et l'esprit du révolutionnaire âgé de 20 ans.
Que Dieu le protège du mauvais oeil et lui donnera à voir une Palestine indépendante et prospère.
C'est pour bientôt et ce sera malgré l'Union Européenne et les USA.
Hocine Mahdi
Le 24 Octobre 2011
*) Emission "l'invité" TV5 monde en partenariat avec RFI et le journal "le Monde" du 23 octobre 2011.

Sunday, October 23, 2011

Assassinat d'El Guedhafi : A Qui Profite Le Crime ?

Assassinat d'El Guedhafi : A Qui Profite Le C R I M E ?
Par Hocine Mahdi
le 23 Octobre 2011
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Nous revenons sur la fin lamentable du dictateur libyen qui fut pris comme un rat dans des buses d'évacuation des eaux usées.
Quel destin du roi des rois africains qui avait traité les citoyens libyens de rats (gerdènes en arabe) !
Si nous avons regretté son lynchage et son assassinat ce n'est pas pour ses beaux yeux. Ce n'est pas non plus parce de notre salon nous ne pouvions comprendre les réactions épidermiques des révolutionnaires qui l'ont achevé après l'avoir désarmé.
Nous avons eu le malheur de naitre entre deux guerres. Nous avons été tabassés, torturés, brimés, humiliés par le système colonial et par les services de sécurité de notre pays indépendant à Annaba quand le manchot (le général Attalia) tirait avec une grande jubilation sur les manifestants, à Tizi Ouzou, à Alger, à Constantine, à Paris. Là où les citoyens revendiquent liberté et justice.
Mieux, nous avons fait une manifestation solitaire en prenant tous les risques dans une période où manifester était un crime contre l'Etat. Ce qu'aucun écrivain, intellectuel, journaliste n'a jamais fait en Algérie.
C'est pour cela que chaque citoyen qu'on tabasse, qu'on torture, qu'on assassine parce qu'il manifeste contre les abus du pouvoir partout dans le monde, c'est nous que l'on tabasse, l'on torture, l'on assassine. Nous le ressentons profondément dans notre chair et dans notre âme. Si nous nous écoutions nous transformerions tous les dictateurs et leurs soutiens de l'étranger en pâté pour nourrir les chiens. Mais nos longues années de combat et de souffrances nous ont appris à regarder au delà de la main qui tient le revolver ou le fouet.
Nous osons affirmer que l'assassinat d'El Guedhafi n'a pas été souhaité par les révolutionnaires libyens mais voulu par deux chefs d'Etat européens au moins et un ancien premier ministre.
Nous nommons Berlusconi, Nicolas Sarkozy et Tony Blair qui entretenaient des relations contre nature avec le dictateur assassiné. Les documents filmés existent.
Voici ce qui nous conforte dans notre position :
A) En Angleterre Tony Blair est visé par une enquête sur ses relations scrabreuses avec El Guedhafi. Il était le conseiller spécial du dictateur, en quoi ?
B) En France, dans son dernier livre* le journaliste d'initiative** Pierre Péan confirme les accusations de Sif el Islam El Guedhafi qui avait avoué que lui et son père avaient généreusement contribué à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Le démenti de celui-ci a fait rire tous les analystes sérieux. Dans son livre Pierre Péan afirme que des VIP de Sarkozy avaient démarché auprés de Mouammar El Guedhaf, du roi du Qatar, des monarques d'Arabie Saoudite, du Bahreïn ect pour récolter les fonds nécessaires. Pierre Péan avait pris le relai de Médiapart, du journal le Monde et de nombreux magazines français qui ont, avant lui, évoqué superficiellemt ce scandale mais il a approfondi l'enquête.
C) Avec Berlusconi c'était vraiment le pied. El Guedhafi et Berlusconi ont presque la même nature de jouisseurs invétérés et de mafioso.
Sakozy, Blair et Berlusconi ont été généreusement arrosés par l'argent du pétrole libyen. Ils ne pouvaient logiquement laisser le dictateur entre les mains des magistrats du tribunal pénal international pour ne pas être éclaboussés par les révélations que pourront faire El Guedhafi et ses enfants.
Par conséquent l'assassinat du dictateur ne profite qu'à ces trois énergumèmes en faisant perdre à la Libye des dizaines de milliards de dollars qui sont détenus par des banques et des entreprises en Europe, en Amérique, au Canada et ailleurs.
C'est ce que nous croyons.
C'est ce que nous pensons en respectant l'opinion des autres.
Même ceux qui nous font le reproche de parler à notre aise parce que nous sommes loin du champ de bataille.
Ils resteront toujours nos amis malgré tout.
Hocine Mahdi
Le 23 Octobre 2011
*) La république des mallettes, enquête sur la principauté française de non-droit. Editions fayard otobre 2011, auteur Pierre P&an.
**) Pierre Péan se présente comme journaliste d'initiative par opposition au journaliste d'investigation.

Friday, October 21, 2011

L i b y e : La fin lamentable d'un dictateur !

Libye : La fin lamentable d'un dictateur !
Par Hocine Mahdi
Le 21 Octobre 2011
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El Guedhafi fait prisonnier, assassiné puis son cadavre traîné à travers une ruelle de Syrte. Images d'horreur qui ne font pas honneur à un mouvement révolutionnaire qui a libéré la Libye de plus de quarante deux ans de dictature crapuleuse, féroce, antinationale.
L'esprit de vengeance a finalement pris le dessus sur le civisme, le droit et la sagesse.
L'Islam, tel que nous l'avons pratiqué, commande aux vainqueurs de protéger les prisonniers, de ne pas humilier les vaincus pour s'élever à la noblesse du guerrier des justes causes.
Car, de nos jours, il n'y a pas cause plus juste que la révolution des peuples arabes contre les dictateurs qui sont les alliés, les protégés et les serviteurs des grandes puissances dans leurs propres pays et contre les peuples qu'ils tiennent par le fer et le feu. Des preuves indiscutables nous ont été fournies après la chute de Ben Ali et Moubarak.
Ne salissons pas le juste combat par des actes barbares contre les forces barbares que nous combattons.
Ce serait nous abaisser plus bas que les dictateurs.
A chacun sa mission. Le soldat sur les champs de bataille, le magistrat au tribunal.
Le mal est fait, me diriez-vous...
Je réponds oui mais demeurent les craintes du lynchage, des règlements de comptes, des luttes sanguinaires de positionnement car les dictateurs arabes ont tout fait pour diviser les enfants d'une même nation. Ils ont excellé dans l'invention et l'exploitation de barrières psychologiques, culturelles, cultuelles, tribales, régionalistes, corporatistes qui titillent les rivalités, exacerbent les haines les plus stupides et mènent aux crimes gratuits comme nous l'avons vu au début de ce mois en Egypte. Des peuples majoritairement analphabètes, politiquement et civiquement incultes, écrasés par l'injustice, la hogra des relais du régime dictatorial, maintenus constamment en liberté surveillée ne disposant d'aucun répère civique pour contenir leur irrésistible désir de vengeance. Les comportements hystériques sont contagieux dans des situations spécifiques. El Guedhafi, à l'instar de tous les dictateurs arabes, a voulu régner sur un peuple inculte et sans conscience politique, fermé sur le progrès et le brassage culturel universel... Un peuple qui doit voir en lui le Libérateur, le Guide Spirituel, le Bon Dieu sur terre. Or El Guedhafi n'a jamais démontré un iota de sagesse, de rationalité, d'équité qui inspire la confiance et le respect aux citoyens qui n'appartiennent pas à sa tribu et à ses milices.
Il n'est nullement question pour moi d'excuser un acte de vengeance qui prive le peuple Libyen de juger équitablement le dictateur pour ne pas éclabousser sa belle révolution d'une tâche noire.
Mais ce que je déplore par dessus tout c'est la jubilation de Sarkozy, de Cameron, de Berlusconi, de Barack Obama, de Hillary Clinton qui entretenaient de sordides relations d'intérêts avec El Guedhafi et ses enfants.
L'accueil royal réservé en 2007 par Sarkozy au dictateur sanguinaire qui avait en poche un bon de commande d'armes de cinq milliards d'euro. Berlusconi se comportant comme une carpette dans une réception impériale en l'honneur du dictateur qui avait investi pour le sauvetage de l'industrie italienne en faillite, Hillary Clinton recevant le fils d'El Guedhafi à Washington et le dévorant des yeux comme si elle désirait s'abreuver de son insolente jeunesse. Tony Blair remplissant les fonctions juteuses du conseiller spécial du dictateur. Les plus grands "démocrates" du monde tenant le rôle de béquilles des dictatures arabes en Tunisie, en Egypte, au Yémen, au Bahrein, en Arabie Saoudite, au Maroc, en Algérie.
Dictatures garantes de la sécurité de l'Europe et de l'Amérique contre le terrorisme islaminste et contre l'invasion des affamés africains, les harragas, les universitaires à la recherche d'un emploi qu'ils n'ont pu trouver chez eux.
Dictatures garantes de l'approvisionnement en énergie à vil prix.
Dictatures qui ont fait de l'Afrique, du Maghreb et du monde Arabe des poubelles pour les déchets de leurs industries empoisonnantes, polluantes, nuisibles à l'environnement et à l'être humain et même des laboratoires d'essai directement sur les personnes pour des gadgets de la mort.
Notre voeu restera toujours que la victoire d'une révolution juste ne soit pas éclaboussée par des assassinats déshonorants de prisonniers et de contre révolutionnaires désarmés.
Nous le répétons :
A chacun sa mission:
Le soldat sur le champ de bataille, le magistrat au tribunal.
Hocine Mahdi
Le 21 Octobre 2011

Thursday, October 20, 2011

Près de 50 ans d'indépendance : Un maire c'est quoi ?

Près de 50 ans d'indépendance : Un maire c'est quoi ?
Par Hocine Mahdi
le 20 octobre 2011
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Un journaliste a rencontré son ancien dentiste devenu maire d'une importante ville Algérienne. Nous parlons de Constantine la mal aimée depuis que le président Houari Boumediene avait déclaré que la chaussure de cette ville n'est pas à la mesure de ses pieds.
Ce qui peut signifier : une ville frondeuse.
Aucun wali, aucun maire, aucun élu local, aucun député, aucun administrateur, en près de cinquante ans d'indépendance n'a eu à coeur de la protéger contre la prédation. Aucun n'a eu à coeur de préserver son précieux patrimoine pourtant classé au niveau nationale et en attente de classement par l'Unesco.
Constantine n'est plus qu'images de délabrement, de ruines, d'archaïsme, de dévalorisation.
Toutes les décisions présidentielles et ministérielles de rénovation du bâti séculaire punique, arabe, turc ont été contournées.
Toutes les enveloppes financières spécialement débloquées avant 1986 pour éradiquer l'habitat précaire et les bas quartiers hérités de la période coloniale ont été détournées.
Paradoxalement presque tous les walis qui n'ont rien fait de bien à Constantine sont devenus soit ministres soit ambassadeurs en récompense de leur mauvaise gestion de Cirta qui fut l'une des plus belles villes du monde selon des visiteurs venus des quatre coins de la planète avant les années 1970.
La malédiction qui frappe cette ville millénaire c'est l'incurie et la mauvaise volonté des walis, des maires, des "élus" et des administrateurs.
Des sommes considérables ont été dilapidées dans du bricolage. Même ses nouvelles routes se détériorent quelques jours après leur inauguration et ses nouvelles cités vieillissent dix fois plus vite que la norme admise universellement.
Et ce n'est que l'effet des tricheries des entrepreneurs, de la Duch*, et des ingénieurs chargés du suivi et du contrôle à diverses étapes des réalisations.
Un exemple :
Pendant des mois le wali de Constantine Nadir H'mimid a suivi les travaux de l'autoroute Boussouf/Ain el Bey... Jour et nuit.
Pourquoi ?
La qualité des travaux n'avait aucune importance à ses yeux. Bouteflika avait programmé une visite à Constantine et le wali voulait montrer qu'il bossait.
Moins d'un mois après l'inauguration de cette "grandiose" réalisation par le président de la république une portion de l'autoroute s'était effondrée. Il y a plus de huit ans.
A ce jour la réparation de cette portion se poursuit.
Combien de milliards ont été gaspillés.
Personne ne rendra des comptes pour ce crime économique. Pour le malheur de l'Algérie, le wali H'mimid sera promu ministre de... l'habitat.
Hier j'ai rencontré un ami journaliste qui m'a raconté son accrochage avec Chibane, le maire actuel de Constantine, fils d'un ancien ministre.
- Bonjour monsieur le maire, les habitants de Zouaghi se plaignent de la distribution de l'eau et des services d'hygiène.
- C'est où Zouaghi ?
- Vous vous moquez de moi, monsieur le Maire. C'est dans cette cité résidentielle que votre femme est en train de se construire une villa.
Le journaliste était en colère. Pas le maire qui un jour aurait reconnu qu'il avait pris la mairie de Constantine pour pouvoir se construire une villa.
Piqué par une mouche Tsé Tsé monsieur Chbane passe ses journées à dormir (debout et assis) ignorant tout ce qui ce passe autour de lui. C'est ce qu'il m'a dit un jour pour ne pas répondre à mes questions sur la mauvaise gestion de la ville. C'était à l'occasion de la clôture des journées littéraires Malek Haddad, en juin 2011 à Constantine**. J'avais pris un témoin avec moi.
Mais pour ignorer où se trouve une cité où sa propre femme serait en train de se construire une villa il faut être un débile mental.
C'est ce que j'ai répondu au journaliste.
Ce qui nous explique aussi pourquoi, en près de 50 ans d'indépendance, Constantine est devenue un gros bidonville.
Ceux qui la gèrent ne pensent qu'à leurs intérêts.
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Hocine Mahdi
Le 20 octobre 2011
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*)Duch : direction de l'urbanisme.
**) J'ai raconté cette anecdote dans une des mes chroniques en juillet 2011.

Thursday, October 13, 2011

Nos amis les animaux : PREJUGES

P R E J U G E S

Nous avons la perfide habitude de citer des animaux en référence lorsque nous parlons des femmes et des hommes qui nuisent à leur communauté.
Tueurs, tortionnaires, violeurs, magouilleurs, traîtres, veules, sadiques, crasseux…
Toute cette racaille est comparée à une multitude d’animaux inoffensifs en dépit d’une apparence parfois effrayante.
Ainsi, quand un homme dépasse les frontières de la cruauté nous le traitons de chien et lorsqu’il pousse l’ignominie jusqu’à assassiner ses semblables, n’épargnant ni les femmes, ni les enfants, ni les vieillards, pour grimper sur un amoncellement de cadavres vers le sommet de l’échelle sociale, nous le qualifions de hyène.
Mais dans nos stupides critères de comparaison nous évacuons totalement les éléments qui constituent autant de circonstances atténuantes, voire de non culpabilité en faveur de l’animal. Puisque lors de n’importe quelle enquête sur l’itinéraire d’un être humain coupable d'un crime , les juges, les médecins, les avocats se font un devoir de fouiller dans son passé, dans son milieu, dans son bilan médical, à la recherche d’indices qui lui éviteraient une lourde condamnation.
Je ne sais pas pourquoi nous négligeons le fait que généralement l’animal n’est ni traître ni méchant et qu’il est guidé par l’instinct de conservation.
Nous oublions toujours que la nature ne l’a pas doté de la faculté –très précieuse chez l’homme – de mesurer les conséquences de ses actes sauf dans la mesure où ceux-ci lui assurent la survie.
Par contre l’homme (qui prétend être façonné à l’image de Dieu) a pleinement conscience des dégâts qu’il provoque autour de lui et des lourds préjudices qu’il fait subir à ses semblables. Pire, il jubile des résultats noirs de ses forfaits. Car il agit par calcul… Des calculs abjects… L’ambition, l’égocentrisme, la goinfrerie...
Les vils instincts l’aveuglent et il ne reculera devant aucun crime pour parvenir à ses sombres desseins.
La science a démontré de manière indiscutable que, tant qu’il n’a pas faim et qu’il ne se sent pas menacé, l’animal demeure paisible. Il vivra en bon voisinage avec tous les êtres vivants de la terre, les plus faibles et les plus forts que lui.
Voyez le chien, pour ne prendre que l’exemple le plus banal…
Le chien que nous insultons des millions de fois par jour à tort et à travers alors qu’il mérite notre respect et notre admiration.
Il ne trahit jamais.
S’il agresse férocement et tue c’est à cause de l’être humain qui l’aura dressé spécialement pour faire du mal.
C’est donc par un réflexe de protection à l’égard de son compagnon (maître dans le langage courant).
C’est nécessairement par fidélité.
Très peu d’êtres humains peuvent se vanter de cette qualité.
Nous ne sortirons pas des exemples banals.
La trahison n’a  t – elle pas fait des ravages ?
Prenons celui d’une personne qui accède à un poste de responsabilité. Bonne gestionnaire, si elle cherche l’efficacité elle commencera par sélectionner un staff suivant les critères de la compétence et de la probité morale. De cette manière elle sera solidement entourée et pourra honorer ses engagements grâce à l’abnégation de ses collaborateurs.
Or, chez nous, il est très courant que des gestionnaires nouvellement promus à des fonctions d’intérêt national battent l’appel de leurs amis et de leurs « ouled bled » et leur confient des postes de travail sensibles en raison de leur impact direct sur la société. Souvent cette décision est mue par un réflexe tribal qui ne s’embarrasse pas des règles du pragmatisme et de la moralité.
Ce qui a abouti à l’anarchie dans bon nombre de nos institutions, nos infrastructures socio culturelles, nos entreprises économiques et l’administration.
Quelques fois, en toute bonne foi, des promus s’entourent de personnes qu’ils connaissent et en qui ils ont entière confiance. Dans ce cas, quatre fois sur cinq ils découvrent que leurs « ouled bled » les trompent sans retenue, les déshonorent. Parce qu’ils ne peuvent envisager des sanctions contre des amis et des « pays », ils n’auront que la triste alternative de partir sur la pointe des pieds et la tête basse comme des bandits.
Ils n’ont pourtant commis qu’une seule faute : celle d’avoir placé leur confiance en des amis.
C’est de cette manière que des amitiés que l’on croyait indestructibles ont connu un tragique déclin.
En quoi donc l’homme est- il meilleur que l’animal ?
S’il est incapable de résister à ses vils instincts et que pour des raisons bassement matérielles il n’hésite pas de trahir une amitié ou son pays, pourquoi lui faire l’insigne honneur de le comparer à des animaux qui ne savent pas ce que c’est une tromperie ?
Désormais il nous faut inventer un nouveau vocabulaire pour ne plus déshonorer les animaux en les comparant à des hommes qui piétinent toutes les valeurs humaines.
Je commence par demander mille fois pardon à nos amis les bêtes. Celles-ci au moins n’ont pas d’arrière pensée quand elles s’attachent à vous.
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Nazim (mon pseudonyme au journal satirique El Manchar pendant la décennie rouge)

-------Hocine Mahdi

Le 18 Août 2012

Algérie, près de cinquante ans d'indépendance : Exclusion marque déposée !

Algérie, près de cinquante ans d'indépendance : Exclusion marque déposée !
Par Hocine Mahdi
le 13 octobre 2011
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.....................Une nouvelle vague d'exclus vient de naître : les femmes...
Les usurpateurs du pouvoir en Algérie ont bien avant 1962 instauré des critères stricts d'admission dans leur club. Ont été brutalement exclus en premier lieu les patriotes et les démocrates qui s'étaient opposés au coup d'Etat de Ahmed Ben Bella contre Ben Youcef Benkhedda et avaient proposé de classer le sigle "FLN" dans le registre du patrimoine nationale pour remettre aux citoyens algériens la responsabilité de choisir librement leurs gouvernants et les orientations post indépendance du pays. Assassinés, exilés, placés en résidence surveillée, internés dans les camps du Sud où la puissance coloniale entassait nos moudjahidine avant 1962, tel fut le sort des Lamine Débaghine, Ferhat Abbas, Mohammed Boudiaf, Ait Ahmed, Djamel Derdour, Krim Belgacem et des centaines de patriotes de la première heure.
Les moins résistants ont eu la chance d'avoir des usines, beaucoup d'argent et des médailles contre l'engagement de ne plus se mêler de politique.
C'était la première vague des exclus.
Deuxième vague des exclus: tous les vrais moudjahidine qui en juillet 1962 avaient remis armes et uniformes à qui de droit et s'étaient retroussés les manches pour gagner la khobza de leurs enfants à la sueur de leurs fronts. Beaucoup sont morts dans l'anonymat parce qu'ils trouvaient immoral de faire reconnaître par une attestation communale leur lutte pour la liberté et d'en tirer des privilèges sur le plan matériel. Surtout que cette attestation a été achetée par des faux moudjahidine grâce à de faux témoignages de moudjahidine de la dernière heure.
Troisième vague des exclus : les scientifiques, les compétents, les humanistes, les cadres honnêtes qui avaient une vision claire de l'avenir du pays. Leur malheur vient du fait que les clans visibles et cachés du pouvoir prenent le pays pour un butin de guerre et ne voient pas pourquoi ils se casseraient la tête pour du "gachi" qui ne demande qu'à manger.
Hier est née une quatrième vague d'exclues : les femmes.
Et oui amies lectrices, amis lecteurs !
Les femmes qui sont la source de la vie...
Les députés malfrats et incultes qui, en applaudissant et en disant toujours oui m'ssier,
perçoivent des honoraires mensuels dont rêves de nombreux industriels qui travaillent 16 heures par jour et nourrissent des milliers de familles.
Oui, nos députés sans conscience patriotique, malhonnêtes, qui nous ont été imposés par le système du quota viennent d'amender un projet de loi qui met en demeure les associations politiques croupions d'avoir 33 pour cent de femmes sur les listes électorales...
Oui nos députés qui s'interdisent de contrôler l'action du gouvernement, d'enquêter sur la dilapidation des deniers public et la corruption, ne revendiquent pas l'indépendance de la justice et le respect des droits du citoyen, laissent le marché entre les mains de la mafia, ont bradé notre dignité et notre patrimoine, ont vendu notre Histoire et la mémoire de neuf millions de martyrs qui ont lutté depuis 1830 pour chasser les envahisseurs...
Oui, nos députés ne veulent pas de femmes avec eux...
Mais parce que l'Algérie est signataire d'une convention onusienne en faveur de la promotion de la femme nos députés incultes et affairistes consentent à contre coeur d'accepter seulement 20 pour cent de femmes sur les listes électorales des partis.
Pourtant ils passent tout leur temps libre à courir derrière les femmes...
Comprennent qui pourra !
Hocine Mahdi
le 13 octobre 2011

Wednesday, October 12, 2011

Censure : France 2 cible Du Sionisme

Censure : France 2 cible du Sionisme
Hocine Mahdi
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Au lendemain de la diffusion d'un reportage sur les conséquences de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est sur la Paix au Moyen Orient le C R I F et l'ambassadeur sioniste à Paris ont convoqué le directeur de la chaîne TV publique France 2 non seulement pour lui demander de s'expliquer mais pour lui ordonner de s'excuser et de faire en sorte d'effacer l'impact très négatif qu'a eu le reportage sur l'opinion française.
Pire qu'un acte de censure...
Une injonction d'un genre inédit.
Si l'Etat Français, véritable patron de France 2, ne s'est pas autorisé d'entraver le travail des journalistes, de quel droit l'ambassadeur d'un pays étranger convoque le directeur d'un média officiel français ?
Dans la mesure où seule la Justice est habilitée de prononcer un verdict de censure contre un reportage, un film, un livre, une affiche, pourquoi l'ambassadeur ne s'est-il pas adresser à elle si le produit lui est apparu diffamatoire ?
Le C R I F n'est en principe qu'une association civile à vocation culturelle et sociale relevant de la loi de 1901. Dans les faits c'est une grande force politique en France avec des dizaines de sénateurs, de députés, de ministres et des milliers d'intellectuels et de journalistes (français de confession juive) qui défendent l'apartheid en Palestine.
D'où la liberté qu'a prise l'ambassadeur sioniste de convoquer le responsable d'une institution souveraine.
C'est inconcevable dans un Etat de droit. On ne verra cela que dans les grandes démocraties occidentales où les sionisme s'est intégré dans tous les rouages de l'administration et de la gouvernance.
Imaginez l'ambassadeur turc convoquant le directeur de TF1 pour la diffusion d'un reportage sur le génocide de 1915 en Arménie. Tout les personnels des journaux, des TV et des chaînes radio de France sortiront dans la rue POUR MANIFESTER LEUR INDIGNATION.
A méditer !
Hocine Mahdi
Le 12 Octobre 2011

Monday, October 10, 2011

Guerre des mémoires : Sarkozy l'amnésique, Belkhadem le traître

Guerre des mémoires: Sarkozy l'amnésique, Belkhadem le traître
Par Hocine Mahdi
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Vu et entendu ce vendredi le 7 Octobre 2011 à Erévan :
Une conférence de presse du plus voyou des présidents de la cinquième république française qui vient de lancer sa campagne électorale en Arménie. Il l'avait annoncé à ses larbins avant de quitter Paris: "-je vais lancer une grenade dégoupillée-".
Sa grenade était destinée à son coriace adversaire Tayyipp Erdogan mais elle lui a explosé au visage.
Avec un toupet de voyou Sarkozy a pratiquement ordonné à l'Etat turc de reconnaître le génocide de 1915 qui fut perpétré par l'armée d'occupation turque en Arménie.
Nous, nous avons toujours milité pour que le Tribunal Pénal international traite de tous les cas d'exactions commises par les puissances coloniales à travers le monde. Sans discrimination aucune. Ce sont les "démocrates, humanistes, légalistes" du genre Sarko le coco, Blair, Tatcher, Clinton, Bush, Chirac, Zappatéro, Barack Obama qui ont décidé que le TPI ne fonctionnera plus après le retentissant procès de Nuremberg contre le nazisme.
Est-il nécessaire de rappeler au versatile Sarkozy que le premier ministre Erdogan n'était pas né en 1915 et qu'il ne peut pas logiquement reconnaître un massacre dont il n'a pas été le témoin direct ?
En outre ce n'est qu'en 1945/1946 que fut inventé le TPI pour réprimer les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le terrorisme d'Etat. Mais les gouvernants européens et américains se sont toujours hargneusement opposés à ce que les magistrats ouvrent les dossiers des crimes de nature nazie commis en dehors de l'Union Européene de l'Ouest et des USA.
Lisez ou relisez l'Histoire de la colonisation et vous comprendrez pourquoi.
Par conséquent, si nous nous basons sur des prises de position de Sarkozy concernant la reconnaissance des génocides par les Etats coupables, rien n'oblige moralement, politiquement et humainement Tayyipp Erdogan de reconnaître des exactions qui ont eu lieu avant sa naissance.
N'est-ce pas la réponse qu'avait donnée Nicolas Sarkozy aux humanistes français et algériens qui lui avait demandé de reconnaître les crimes du colonialisme français ? Il n'avait pas répondu en chef d'Etat digne de cette fonction. Il avait répondu à la manière d'un inculte qui se prenait pour une lumière : "- Je suis né après la guerre d'Algérie. Pourquoi je demanderai pardon aux Algériens ? Oublions le passé, regardons vers l'avenir... -"
Contradiction suprême :
Sa naissance tardive ne lui a pas posé de problème de conscience pour décréter que le colonialisme était une "mission civilisatrice positive en Algérie".
Faut-il se demander pourquoi l'excuse ou le prétexte de la naissance tardive est valable pour le président français mais ne l'est pas pour le premier ministre turc ?
Sarkozy n'est pas aussi crétin que le laisse penser sa grenade dégoupillée qui lui a explosé à la figure. Il croit tout simplement que tous les Algériens sont comme la tête pourrie du FLN Abdelaziz Belkhadem et Ziari chef des députés à-plat-ventristes qui ont trahi la mémoire de nos martyrs.
En fin de la semaine passée, sur les ondes de la radiodiffusion algérienne de langue française (la 3), Belkhadem a qualifié "d'erreurs" les enfumades de Dahra, les massacres du 8 mai 1945, les exactions gaullistes du 17 Octobre 1961 à Paris et tous les génocides perpétrés par la puissance coloniale française entre 1830 et 1962 qui ont été qualifiés de carnages par des généraux de l'armée française, des juristes, des politiciens et des intellectuels français (chrétiens, juifs et athées). Nous notons que Abdelaziz Belkhadem a balancé sa bombe sur les ondes de la chaine 3 après une surprenante révélation de Claude Guéant, premier conseiller de Sarkozy et ministre de l'intérieur. Aux journalistes qui ont évoqué le refus de son patron de reconnaître les crimes du colonialisme français en Algérie Claude Guéant a répondu que tout est arrangé avec les gouvernants algériens.
Devons-nous comprendre que la France a gagné sa guerre des mémoires en proposant aux dirigeants algériens l'accélération des investissements économiques en Algérie et quelques gâteries du genre ?
C'était l'orientation de Valérie Giscard d'Estain, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
Nous n'avons pas oublié qu'avant son voyage d'Etat en France le président Chadli Bendjid avait amputé l'hymne national Kassamem du couplet qui cite la république française et ses crimes. Le socialiste François Mitterrand occupait le trône de L'Elysée.
Nous n'avons que faire des excuses de l'ancienne puissance coloniale mais la manipulation de l'Histoire selon les désirs de Nicolas Sarkozy est inadmissible. D'autant plus que celui-ci s'arroge le droit d'exiger des dirigeants d'une autre puissance coloniale de respecter des principes moraux que lui même n'a jamais cessé de piétiner.
N'a t-il pas changé les lois françaises en 2009 pour interdire aux magistrats français de poursuivre en justice les criminels de guerre sionistes et les commanditaires du génocide Gaza ?
Nous le savons bien. Les élections de 2012 sont très proches.
Un million et demi d'Arméniens voteront en qualité de citoyens français. Ce chiffre pèse très lourd dans une élection présidentielle libre serrée. Cela représente un peu plus de 2 % de l'électorat français. Cela représente l'infime minorité qui fait le succès ou l'échec d'un candidat.
Mon Dieu !
A quelles bassesses s'adonnent les assoiffés du pouvoir dans les grandes et belles "démocraties" de l'Occident civilisé qui nous a civilisé en reniant notre appartenance à l'espèce humaine (Bégin qualifiait les Palestniens colonisés d'animaux à deux pattes)...
Après un premier mandat présidentiel aussi catastrophique, ses grosses magouilles, ses accointances avec les affairistes et les banquiers, ses échecs, ses reniements, il devrait se retirer dignement au lieu de subir une humiliation électorale. Nous n'aurons pas l'inélégance d'évoquer ses frasques honteuses dans les palaces marocains. Cela ne regarde que les femmes de son harem et les électeurs français.
Permettez nous de relever que Barack Obama observe le même comportement indigne contre le Peuple Palestinien pour la séduction de l'électorat américain de sensibilité sioniste.
Glisser chaque jour plus bas dans la prostitution morale et intellectuelle.
Où est la démocratie ?
Où est la civilisation ?
Fort heureusement les citoyens occidentaux commencent à voir plus clairement ce qui fait courir leurs dirigeants "démocrates".
Cela nous donne un peu d'espoir pour l'avenir.
Hocine Mahdi
Le 10 octobre 2011

Sunday, October 09, 2011

Algérie: Cinquante ans d'indépendance : Hôpitaux ou antichambres de la mort ?

Près de 50 ans d'indépendance : Hôpitaux ou antichambres de la mort ?
Par Hocine Mahdi
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Nous avons très souvent dénoncé le fonctionnement de nos hôpitaux où le malade sans piston n'a que le droit de s'écraser et de crever en silence.
Nous avons parlé du personnel médical et paramédical pour qui le malade n'est qu'un dossier ou un objet d'études mais pas un être humain souffrant qui est venu à eux le coeur plein d'espoir de guérir.
Pendant plus de quinze ans nous avons été dans tous les services de plusieurs hôpitaux, jour et nuit, observant, parlant aux femmes et aux hommes de tous les métiers et aux malades. Dans ce milieu spécifique nous nous sommes faits quelques amis et beaucoup d'ennemis car nous avons écrit en mettant en cause la tutelle, la direction de l'hôpital, des médecins, des infirmiers, des radiologues, des femmes de salle. Mais nous n'avons pas dit certaines choses très graves parce que la preuve matérielle n'existe pas dans certains crimes contre des malades comme dans les concussions.
Dernièrement a éclaté le scandale des cancéreux qui sont condamnés d'attendre à juin 2012 pour accéder aux soins comme si le virus va "s'autodésactiver" pour donner le temps à Djamel Ould Abbas d'équiper les hôpitaux en matériel indispensable à leur traitement.
Combien de cancéreux resteront en vie à la date de Juin 2012 ?
Le destin en décidera nous répondra t-on...
Nous, de notre côté, nous n'impliquerons le destin que lorsque les responsables chargés de la Santé publique auront mis à la disposition des médecins les médicaments et les équipements qui leur permettent de combattre la maladie. Nous avons foi en Dieu mais nous ne sommes pas des fatalistes car la Science aussi est un don de Dieu comme l'intelligence.
Tout le reste dépend de la volonté des femmes et des hommes qui ont la charge d'organiser, de gérer, de gouverner. Et, malheureusement, dans cette question vitale de Vie et de Mort ce n'est qu'une question de mauvaise gestion, de mauvaise organisation, de mauvaise volonté, de négligence criminelle.
Il y a une semaine j'ai rencontré un technicien de la Santé. Il sortait du travail. J'ai volontairement orienté la discussion sur les pannes des radiographies et la pénurie des médicaments. Il allait pleurer de rage... Pas d'adrénaline pour les cardiaques, le sérum salé pour nourrir les opérés est livré au compte goutte en octobre 2011, pas de ci pas de ça. Mais au cours de toute cette semaine le ministre Ould Abbas n'as pas arrêté de déclarer qu'il n'y a pas de pénurie et que tout allait bien. Hier il a visité le pavillon des cancéreux de l'hôpital Mustapha pour nous prouver que tout fonctionne bien et pour nous promettre l'importation de vingt deux nouveaux appareils de radiothérapie.
Comme prévu il n'a pas dit un mot sur les malades que les médecins ne prévoient de prendre en charge que dans huit mois (ceux qui resteront en vie jusque là). Il ne parlera pas des malades qui sont morts à cause du retard d'approvisionnement en médicaments et en matériel de soins. Ces morts ne figurent pas dans les statistiques truquées qu'il reçoit chaque mois des directions régionales de la Santé.
Près de cinquante ans d'indépendance :
Nos hôpitaux fonctionnent avec des budgets colossaux mais des malades continuent de mourir par négligence, à cause de la mauvaise gestion, de la mauvaise organisation, à cause de la centralisation/concentration de services névralgiques à Alger au lieu de les répartir dans plusieurs willayas pour plus d'efficacité, à cause des pénuries, à causes des fausses statistiques...
Et le ministre Ould Abbas qui n'arrête pas de nous répéter que tout va bien !
Oui tout va bien pour lui et sa famille qui soignent leurs petits bobos en Suisse, à Paris, ou à Londres.
Oui tout va bien pour Bekhadem, Bounedjma, Sidi Said, les sénateurs, les députés, les ministres, les officiers, les pistonnés, les mafieux...
Pas pour les citoyens ordinaires épuisés de courir d'un bout à l'autre du pays pour une injection qu'ils ne sont jamais certains de trouver.
Quand on sait qu'un long déplacement ou une attente de quelques jours seulement peuvent tuer un malade...
Pourquoi accuser le Destin ?
Les premiers coupables sont les ministres et leurs proches collaborateurs, les directeurs de la Santé dans chaque willaya, les directeurs des hôpitaux qui font les "bourreaucrates".
Lorsque tout ce beau monde fera correctement son travail exclusivement au service des malades nous nous sentirons en conscience de chercher d'autres coupables.
Hocine Mahdi
Le 12 Octobre 2012

Saturday, October 08, 2011

Algérie : Cinquante ans après l'indépendance, nos enfants sacrifiés

Algérie : Cinquante ans après l'indépendance, nos enfants sacrifiés.
Par Hocine Mahdi
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Les piliers d'une nation forte sont l'école, la justice et la souveraineté citoyenne. Si tous les pays Arabes continuent toujours de marcher à reculons c'est parce que ces trois domaines hypersensibles sont exploités contre les intérêts de la nation par des usurpateurs du pouvoir politiques comme nous le voyons aujourd'hui au Yémen, en Syrie, en Algérie, en Arabie Saoudite, au Bahrein, en Jordanie etc.
Chez nous le système éducatif dévore l'équivalent du budget de fonctionnement de plusieurs pays africains.
En pure perte, allions nous écrire sans craindre d'exagérer du fait que si vous allez retirer un extrait de naissance à la maire établi par un (une) universitaire il comporte des erreurs qui le rendent inutilisable pour un dossier administratif. Et ce n'est qu'un exemple qui nous désespère mais ne pose aucun problème de conscience aux hommes et aux femmes qui gèrent le ministère de l'Education nationale.
Nos enfants sont sacrifiés dès la première année de scolarisation tandis que les enseignants qui ont choisi le métier par vocation deviennent en quelques années hypertendus, dépressifs, diabètiques, psychopates. Quant aux autres, ceux qui se sont engagés dans l'enseignement par défaut (les khobzistes), ils en font le moins possible comme si leur travail consiste uniquement à garder les enfants des autres.
En 2011 les écoles primaires sont surchargées. Entre quarante et cinquante six élèves par classe.
Quel est l'enseignant, homme ou femme, qui possède le génie, la patience, la force d'inculquer quelques bribes de Savoir à plus d'une vingtaine d'enfants à la fois ? Des enfants âgés entre six ans et quatorze ans.
Partout où le progrès social et technologique est constant l'école primaire est comprise comme les fondations d'une maison en construction.
Tout démarre des fondations.
Tous les cycles de l'enseignement sont basés sur l'école primaire.
Chez nous ceux qui ont la charge de l'éducation nationale ont une vision réductrice du rôle essentiel du cycle primaire dans la préparation du lycéen, du collégien et de l'universitaire. C'est pour cela que nous avons aujourd'hui des diplômes qui ne savent ni lire ni écrire.
Il me déplait de conclure par une confidence d'un professeur de l'université de Constantine qui distribuaient des mauvaises notes à ses étudiants. Ce qui a provoqué une grève pour réclamer sa tête. Convoqué par le recteur il a pris une centaine de copies avec lui pour démontrer qu'il faisait correctement son travail.
Le recteur n'a même pas pris la peine d'y jeter un coup d'oeil, se contentant de le rabrouer.
- Nous sommes en Algérie. L'université est comme la révolution agraire où les fellah ne produisent presque rien et perçoivent des bénéfices. C'est le FLN qui veut ça. Arrangez vous comme vous voudrez... Je ne veux plus de mauvaise note. Mon poste de travail et plus exposé que le votre à cause des grèves répétées.
Il se trouve que ce professeur enseigne à de futurs enseignants de l'école primaire et des lycées.
Que pourra donner à ses élèves un maître d'école mal formé ?
Cinquante ans après l'indépendance l'école primaire algérienne demeure confinée dans le rôle d'un jardin d'enfant. Nos bambins en sortiront sans savoir lire ni écrire correctement.
Bien sûr nous ne parlons pas des chanceux dont les parents peuvent payer des professeurs à domicile.
Bien sûr nous ne parlons des enfants du sommet qui ont des écoles, des classes spéciales et des enseignants très compétents au sein du secteur public.
Nous parlons des enfants du citoyen ordinaire qui sacrifie sa vie pour les armer du Savoir et du savoir-faire dans une république démocratique et populaire où, en principe, tous les algériens sont traités équitablement au sein du système éducatif.

Hocine Mahdi
Le 8 octobre 2011

Thursday, October 06, 2011

Syrie : Zineb est sortie de sa tombe ?

Zineb est sortie de sa tombe
Par Hocine Mahdi
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Pour un coup de maître c'en est bien un !
L'armée et les forces de sécurité syrienne ont exhibé hier, via la chaine Tv de Bachar le lion en papier hygiènique, Zineb el Hoceiny bien vivante et récitant un texte bien appris sous la torture.
La Zineb défigurée, décapitée, démembrée qui a été rendue à ses parents emballée dans un sac à ordure était finalement une autre fille kidnapée, torturée, violée puis découpée que la famille el Hoceiny a enterrée dignement.
Pourquoi ce jeu sordide ?
Pourquoi cette manipulation odieuse ?
Pourquoi cette machination d'une indicible cruauté ?
Les services de communication et de sécurité de Bachar ont procédé à cette diabolique mise en scène pour démontrer à l'opinion mondiale que les médias occidentaux et eldjazeera mentent sur ce qui se passe en Syrie. Toutes leurs images d'horreur qui décrivent la répression des manifestants dans le royaume des Bachar ne seraient que montages malveillants et désinformation.
C'est le message qui nous est transmis.
Nous devrions le gober tel quel.
Mais, à notre sens, l'exhibition de Zineb par la Tv syrienne ne fait que renforcer la crédiblité des médias occidentaux et el djazeera car il y a bien eu une fille découpée en morceaux et livrée aux parents de Zineb dans un sac à ordure.
Qui est cette fille ?
Pourquoi l'armée et les forces de sécurité syriennes l'ont-elles livrée à la famille el Hoceiny ?
N'a t-elle pas de parents pour s'occuper de son enterrement ?
Lorsque Bachar le lion en papier hygiènique répondra à ces questions et autorisera la presse étrangère de travailler librement en Syrie plus personne n'accusera la Tv syrienne de manipulation et de rétention de l'information.
Hocine Mahdi
Le 6 octobre 2011

Tuesday, October 04, 2011

Egypte : Le maréchal Tantaoui reçoit son nouveau patron

Egypte : le Maréchal Mohammed hocine Tantaoui reçoit son nouveau patron américain.
Par Hocine Mahdi
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La bonne nouvelle que le nouveau ministre américain de la défense américain a annoncé au despote par intérim égyptien est renversante. Elle ressemble à une blague ou à une plaisanterie à l'anglaise.
Vous n'y croirez pas mais tant pis pour vous.
Léon Panetta (ou quelque chose dans le genre) a informé le despote égyptien par intérim que Pérès et Netanyahu ont autorisé Barack Obama de vendre des armes américaines quelques peu sophistiquées à l'armée égyptienne en contrepartie de quoi le gouvernement égyptien doit avoir le courage de renforcer les relations avec le régime d'apartheid sioniste.
Voici une vérité difficile à admettre !
La plus grande puissance de la planète doit soumettre les commandes d'achat d'armes des dictateurs arabes à l'approbation du gouvernement sioniste (leur ennemi commun) avant de conclure le marché.
C'est le gouvernement sioniste qui dicte à Washington ce qu'il faut ou ne faut pas vendre aux dictateurs arabes dans le domaine de l'armement et des équipements militaires.
Dans la réalité cela toujours été le cas.
Israël a toujours supervisé le commerce des armes américaines au Moyen Orient.
Bras armé du Pentagone dans la région la plus déchirée du monde Tsahal jouit de l'unique privilège de se positionner au même niveau que l'armée américaine sur le plan des équipements militaires.
Absolument rien ne lui est refusé dans ce domaine.
On dirait que les dollars des monarques et des dictateurs arabes sont en papier d'emballage alors que ceux des sionistes sont en or.
Parfois elle est en avance sur le Pentagone car elle accède à des gadgets de la mort en phase d'expérimentation qu'elle testera directement sur les êtres humains dans les guerres éclaires qu'elle engage souvent au Liban et en Palestine pour faire avancer les recherches de perfectionnement des nouveaux produits.
Exactement comme Hitler qui autorisait ses chercheurs en médecine, en chimie et en armement de pratiquer leurs expériences directement sur des prisonniers juifs, gitans, communistes et homosexuels.
D'aucun se demanderont pourquoi les dictateurs arabes gaspillent des centaines de milliards de dollars annuellement dans des armes périmées au regard de ce que vendent les Américains aux sionistes?
Citez moi un seul dictateur arabe qui a dépensé rationnellement l'argent de son pays qu'il considère comme sa propriété privée.
Je n'en vois pas un seul.
N'avez-vous pas remarqué de quelle manière le despote par intérim Mohammed Hocine Tantaoui a accueilli son nouveau patron américain ? Pour un peu il se serait mis à genoux pour baiser ses chaussures.
Il était aux anges.
Ce qui explique très clairement pourquoi les dictateurs arabes acceptent tout ce qui leur vient de Washigton sans rouspéter.
Hocine Mahdi
1)Pour mémoire Panetta et Obama veulent absolument ramener la Turquie et l'Egypte à plus de souplesse à l'égard du régime d'apartheid sioniste. Il ont peur de l'isolement d'Israël dans la région. Ne serait-il plus simple d'imposer à Pérès et Netanyahu le respect des résolutions de l'ONU et de ne plus abuser du droit de veto qui les protège des sanctions bien méritées? Tous les crimes que commettent les sionistes au Moyen Orient sont approuvés par Washington.
2) Sarkozy juge que l'accès des Palestiniens a l'UNESCO est prématuré. Toute l'Europe s'est abstenue de voter en faveur de l'Etat palestinien comme Sarkozy mais en s'excusant auprès de leurs amis arabes. A t-on forcé la main des européens ? Qui ? Un seul Etat a intérêt à ce que les Palestiniens ne soient pas membres de l'UNESCO... Vous devinez qui. Le patrimoine archéologique, culturel et cultuel en Palestine a été soit saccagé soit pillé par les hordes sionistes.
Ah cette Europe raciste qui exige sans honte des Palestiniens de reprendre les négociations sans conditions !
Nous en reparlerons dans les prochains jours.
Le 5 octobre 2011

Algérie : Cinquante ans d'indépendance, quel Bilan ?

Cinquante ans d'indépendance, quel Bilan ?
Par Hocine Mahdi
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Bientôt nous fêterons le cinquantenaire d'une indépendance amputée de la souveraineté citoyenne, des droits citoyens et des libertés fondamentales qui ont été confisqués en Juillet 1962
par les profiteurs de conjonctures. Ceux qui étaient en Tunisie et au Maroc pendant les années de braises et qui se sont emparés du pouvoir en assassinant les patriotes sincères avant et pendant après les négociations d'Evian.
Avec quel bilan allons nous accueillir la cinquantième année d'une libération arrachée au prix inestimable de plus d'un siècle de lutte incessante contre l'occupation coloniale française?
N'en déplaise aux manipulateurs de notre Histoire qui ont tenté par tous les moyens d'anesthésier notre mémoire pour nous faire oublier tous les faits et les hommes qui ont préparé et rendu possible la révolution du premier Novembre 1954.
Le bilan n'est pas à la hauteur des sacrifices du peuple algérien.
Tout est à refaire et reste à faire dans notre si beau pays où le règne de l'aventurisme politicard, de la médiocratie et du clanisme affairiste ont bloqué la nation algérienne bien en dessous du niveau des pays émergents qui ne disposent pas du quart des ressources et des potentialités matérielles et humaines que nous avons mais qui ont investi en la femme et en l'homme qui sont les plus précieuses et les plus durables richesses d'une nation à reconstruire totalement après 132 ans d'acculturation, d'exploitation esclavagiste et de génocides.
Nous n'avons ni la prétention ni les capacités de dresser un bilan à la manière méticuleuse et scientifique du regretté président du CNES Mohamed Salah Mentouri qui fut payé par l'Etat pour élaborer des bilans semestriels de la situation nationale dans toutes ses dimensions. Mais parce que ses travaux étaient d'une grande rigueur les gouvernants successifs les enterraient dans des cartons d'archivage.
Et pour cause !
Tous les contenus des rapports constituaient une dénonciation de l'incompétence et des déviations des gouvernants. A toutes les étapes de la reconstruction du pays.
Mauvaise volonté politique et choix inadéquats en investissement à long terme aggravés par le pillage systémique des biens et des deniers publics destinés initialement aux infrastructures qui sont indispensables à un développement équilibré des régions et des secteurs vitaux pour libérer le pays de sa grande dépendance des hydrocarbures.
Ouyahia, premier ministre et peut-être successeur de Bouteflika, a eu l'outrecuidance de briser le rigoureux Mohamed Salah Mentouri qui n'a pas voulu entonner l'hymne du "tout va bien" sur commande.
Il l'a remplacé par un béni-oui-oui dont les rapports le caressent dans le sens du poil.
Mais Mentouri (Allah y rahmou) n'est qu'un commis de l'Etat honnête et consciencieux sur des centaines, voires des milliers qui ont été dégommés par l'irrascible Ouyahia pour insoumission à son ingérence paralysante dans leur travail.
C'est l'homme qui construit et détruit.
L'Algérie a jusqu'ici manqué de bâtisseurs qui marquent leur passage dans la vie par des ouvrages inoubliables et une gouvernance irréprochable.
Cinquante ans d'indépendance et les profiteurs de conjonctures demeurent toujours aux commande d'un pays qu'ils ont désossé, un pays qui ne se remettra debout que lorsqu'ils prendront leur retraite dignement, comme les grands hommes d'Etat que la mémoire collective honorera même s'ils ont commis des fautes très graves.
Après demain c'est le 5 Octobre, une large plaie qui saigne encore parce que rien n'a changé et le danger d'un nouveau soulèvement n'est plus à écarter.
Dans quelques quelques semaines nous fêterons le premier Novembre dans une grande tristesse
parce que le chômage, la pauvreté, l'injustice, la hogra écrasent les citoyens et le premier ministre Ouyahia continue de nous dire "tout va bien" après avoir brisé toutes les bonnes volontés et toutes les compétences qui sont en mesure de sortir le pays du marasme, des ténébres, du désespoir.
Oui, tout va bien pour les ministres, les députés, les sénateurs, l'armée, les services de sécurité, les Sidi Said, les Bounedjma, les Belkhadem et leurs familles et leurs relais, les importateurs...
Pas pour les Algériens salariés et ceux, par millions, qui cherchent du travail. Pas pour les chefs de famille honnêtes sans défense face à la spéculation et à l'inflation et qui n'arrivent plus ni à nourrir ni à soigner correctement leurs enfants.
Personne ne demande la lune.
Un Etat de droit, du respect et de quoi préserver sa dignité d'être humain... C'est tout ce que demande le citoyen ordinaire. On ne veut pas l'écouter et s'il manifeste son mécontentement dans la rue ont le tabasse ou en le tue en l'accusant d'être manipulé par des puissances étrangères ennemies.
Non ! Vraiment tout va très mal.
Et ce n'est qu'une question d'hommes et de volonté politique.
Hocine Mahdi
Le 3 Octobre 2011

Sunday, October 02, 2011

Algérie : 5 Octobre 1988, La révolution téléguidée ?

Cela a commencé les derniers jours de septembre. Chadli Bendjedid appelle carrément le peuple algérien à la révolte. Inflation, spéculation, pénurie, FMI, Club de Paris, vingt six milliards de dollars de dettes extérieures...
Au bout de treize ans de gourvernance au pif le pays était à genoux, en faillite, en cessation de paiement. Les milliardaires du régime avaient vidé les coffres du Trésor public et de la banque centrale pour un placement sécurisé en France, en Suisse, aux Etats Unis, à Bahreïn, en Arabie Saoudite et même au Maroc. Des barons du sérail avaient déja préparé leurs valises pour un aller sans retour sous des cieux plus cléments. Tous les dictateurs déchus arabes, latino-américains, africains et asiatiques se sont installés en France, en Espagne, en Amérique (en général chez l'ancienne puissance coloniale). Eux, leurs ministres, leur généraux, leurs enfants. Nous dirons pourquoi dans une prochaine chronique.
Le discours du 28 septembre 1988 du président de la république en faillite morale et matérielle était selon de nombreux observateurs une tactique de transfert de la guerre des clans du sommet de l'Etat vers la rue. Tactique éprouvée sous d'autres dictatures plus anciennes en Asie et en Amérique Latine.
La bagarre était féroce entre le clan Chadli et le clan Messaadia qui dominaient le sérail.
Terrible conjonction :
Le peuple était en ébullition à cause du chômage, de la faiblesse du pouvoir d'achat du dinar, de la pénurie de logements de l'OPGI qui se vendaient (se vendent à ce jour) au marché noir en toute illégalité pendant que des familles végètent depuis 7O ans voire un siècle dans des conditions inhumaines.
Disons que le discours de Chadli a été l'étincelle qui a allumé la mèche du 5 Octobre 1988.
Les généraux étaient là pour jouer aux pompier en lançant les troupes contre des manifestants qui avaient de la haine pour tous les clans du pouvoir.
Ni le président de la république ni le secrétaire général du FLN n'avaient prévu cette vague de détestation et de désespérance qui les aurait tous balayés sans la sauvagerie de la répression militaire contre les enfants d'Octobre. Nous eûmes l'indicible douleur de voir nos enfants affronter les chars, mains et poitrines nues, comme s'ils étaient sortis dans la rue pour un suicide collectif parce qu'ils ne supportaient plus l'injustice, la hogra, le piston, la mal vie. Ils cassaient tout, brûlaient tous les symboles du pouvoir de la magouille et de la médiocrité. Les services de sécurité et l'armée étaient donc en "droit" de défendre les institution de la république en tirant sur les manifestants, en torturant et sodomisant des enfants qui exprimaient avec tant de force leur haine envers le régime.
Pour justifier la sauvagerie de la répression le président Chadli accusera les manifestants d'avoir violer le domicile de sa ministre Z'hor Ounissi qui a été montré par l'Unique/inique qui n'a pas montré les gamins qu'on torturait et qu'on sodomisait pour leur haine du régime. Ces gamins sont aujourd'hui des hommes qui souffrent encore psychologiquement des traumatismes subi en 1988.
L'armée du peuple avait torturé le peuple à travers ses enfants.
Les soldats étaient à peine sorti de l'adolescence. Les manifestants aussi.
Les généraux furent très fier de sauver l'Etat contre ce qu'un intellectuel* de service qualifiera de "chahut de gamins".
Depuis l'Algérie n'a plus connu ni paix ni stabilité.
A tous les échelons les têtes furent permutées mais les méthodes de gouvernance n'ont guère changé. L'Algérie reste écrasée par un pouvoir à deux visage : l'un masqué, l'autre découvert. Le clanisme, le régionalisme, le tribalisme, l'affairisme, le clientélisme ont été et demeurent encore les fléaux qui empêchent le pays de sortir des ténébres.
Comme depuis 1962.
Le 5 Octobre 1988 nous ne pouvons en parler sans éprouver de la honte.
C'était à nous d'affronter les chars, mains et poitrines nues, pour préserver nos enfants de la sauvagerie militaire.
Hocine Mahdi
Le 2 octobre 2011
*) Ali Ammar directeur du magazine Actualité de l'émigration et responsable de l'Amicale des Algérien en Europe.