Tuesday, October 17, 2017

FALSIFICATION ET MENSONGES ; LE 17 OCTOBRE 1961

Contre l'amnésie nous reprenons intégralement un texte du 8  novembre 2010 intitulé :
Du 8 mai 1945 au 17 octobre 1961
Négationnisme caractérisé

Début octobre 2010 la chaîne TV du sénat français avait consacré une émission spéciale aux relations passionnelles algéro-françaises/franco-algériennes en prenant pour prétexte la diffusion en salle de deux films : « Des Hommes et des Dieux » et « Hors La Loi ». Tous les deux traitant de l’Algérie pré et post indépendance. Mais le débat s’est focalisé sur l’œuvre de Rachid Bouchareb (Hors La Loi); une fiction où le réalisateur montre de brèves séquences du massacre d’Algériens à Sétif le 8 mai 1945. Séquences indispensables à la trame de la fiction. Dans plusieurs villes de France la diffusion de cette œuvre a donné lieu à des réactions hostiles car ressentie comme une provocation par des extrémistes beaufs toujours prisonniers d’un « glorieux » passé d’esclavagistes mais qualifiés par l’Etat républicain français de pionniers, de bâtisseurs. Cela nous ramène au temps des razzias où une coalition de spoliateurs européens avait exterminé les autochtones pour accaparer le continent américain, le Canada, l’Australie et l’Océanie.
Jusque là nous avions cru que le virus de la ‘’nostalgérie’’ reste encore très virulent mais qu’il était en train de vivre ses dernières années dans la mesure où le plus gros contingent des inconditionnels, pieds-noirs ou autres, de ‘’l’Algérie française’’ est au bord de la tombe ou n’a plus la capacité physique et mentale de s’accrocher à des luttes d’arrière-garde. Il nous fallait tout simplement patienter, laisser au temps le temps d’estomper les frustrations et à la raison de neutraliser les égoïsmes pour ouvrir la voie du rapprochement aux générations de l’après-guerre des deux rives : construire l’avenir ensemble dans le respect mutuel, sans se mentir, sans manipuler l’histoire ni en faire une rampe de lancement au profit des politiciens carriéristes en mal de popularité et dont les ambitions démesurées les poussent aux deux extrémités des extrêmes.
Hélas ! 
Mille fois hélas !
Pendant que la nation algérienne exsangue essayait de se reconstruire en pansant ses plaies sanguinolentes, séquelles de 132 ans de barbarie coloniale, les "nostalgériques" cultivaient la rancune et la phobie à l'encontre de tout ce qui symbolise l’Algérie indépendante. 
Pourtant en France, plus et bien mieux qu’en Algérie parce qu’ils sont plus libres, des écrivains, des universitaires, des penseurs, des historiens admirables de courage, de clairvoyance et de persévérance, avaient très tôt emprunté le chemin inverse à fin de déterrer les vérités historiques, aboutissant à des conclusions inattaquables quant à la nature et à la qualification juridique du colonialisme : Un Crime contre l’humanité.
Que s’est-il donc passé au fil de ces trente dernières années pour que les sommets de la hiérarchie politique et médiatique française soient noyés par la déferlante visqueuse d’un négationnisme non moins visqueux ? 
Car la réhabilitation de l’O.A.S et l’adoption de la loi de février 2005 décrétant que le colonialisme est un système positif ne sont pas intervenues spontanément. Elles sont l’aboutissement d’une longue maturation entre colons et fils de colons, harkis et fils de harkis, politiciens carriéristes chassant sur les territoires de l’électorat lepéniste, algériens élevés dans la tradition béni-oui-oui et le relatif confort matériel dont avaient joui les assimilationnistes sous la colonisation. Ceux-ci continuent de reprocher jusqu’à ce jour au général de Gaulle d’avoir abandonné la perle de l’empire colonial français aux égorgeurs du FLN. 
Actuellement on ne compte plus les Algériens, jeunes et vieux, qui ne se cachent plus pour accuser le pouvoir algérien d’être aussi injuste, aussi clientéliste, aussi corrupteur que le pouvoir colonial. 
Nier cela sera pire qu’un mensonge. Ne jouons pas stupidement à l’autruche. Il n’y a que la composante éféléniste pervertie de 1962, sourde, aveugle, bouffie par la rente, sénile, coupée de la réalité de l’Algérie profonde, qui s’adonne à ce jeu de lâches (beaucoup de ces éfélénistes ont choisi de finir leurs vieux jours dans une retraite dorée... en Frnce).
Il est tout de même aberrant d’entendre en 2010 un écrivain dire sans rougir que la France colonialiste n’avait pas perpétré un massacre à Sétif, à Guelma et à Kherrata le 8 mai 1945. Selon lui les forces françaises de sécurité auraient tout juste réprimé un peu durement une manifestation violente fomentée par des ennemis de l’ordre républicain. Ce ne sont pas là des propos négligeables tenus par un monsieur tout le monde au comptoir d’un bistrot quelconque. La chaîne TV du sénat n’ayant invité que des intellectuels, il nous est absolument défendu d’observer un minimum de complaisance ou de garder le silence.
Ainsi le sieur Lucas, écrivain, membre d’une confédération de ‘’nostalgériques’’ ayant vendu à un prix élevé ses bulletins de vote à Nicolas Sarkozy ; du donnant-donnant qui relègue l’honneur au tout dernier rang des soucis des contractants, acheteurs et vendeurs mélangés.
Que le sieur Lucas ait réduit à deux-mille le nombre des victimes du carnage commis le 8 mai 1945 dans le Constantinois cela n’engage que sa crédibilité. 
De notre côté, jamais, au grand jamais, nous ne nous impliquerons dans les stupides et stériles batailles des chiffres quand celles-ci n’altèrent pas le fond du problème. Nous avons des précédents juridiques qui nous évitent de tomber dans le piège que nous tendent nos contradicteurs à l'effet de nous détourner de l’essentiel. 
L’exemple du village martyr Oradour-Sur-Glane nous épargne les polémiques pernicieuses.
Des soldats allemands tuent 645 ou 647 civils (françaises et français) pour non dénonciation de terroristes, en application du concept de la responsabilité collective si cher à François Mitterrand, René Coty, Massu, De Gaulle, Nixon, Sharon, Netanyahu, Bush comme à Hitler.
Que l’on nous permette une parenthèse qui facilite la compréhension de notre position :
Le résistant français était un terroriste aux yeux de l’armée hitlérienne. 
Le résistant algérien était un terroriste aux yeux de l’armée et des colons français.
Le résistant irakien est aujourd’hui un terroriste aux yeux de l’armée américaine.
Les résistants palestiniens et libanais sont aujourd’hui des terroristes aux yeux de Tsahal, des colons sionistes, de Barack Obama, de Nicolas Sarkozy, de Tony Blair, d’Angéla Merkel pour ne citer que les proxénètes du Conseil de sécurité de l’ONU. 
Preuve que les spoliateurs, exterminateurs, violeurs, inventent des lois et des vocables pour demeurer toujours les maîtres. Mais parfois la roue du destin tourne en faveur des opprimés.
L’exemple d'Oradour-Sur-Glane est une belle leçon que ni les colons français ni les colons sionistes ni les exterminateurs américains n’ont retenue. Les 645 ou 647 victimes de ce village furent bien vengées par le Tribunal Pénal international qui avait condamné la puissance spoliatrice allemande à travers ses officiers militaires  pour crime contre l’humanité. Aussitôt l’Etat républicain français avait converti le village martyr en musée à ciel ouvert. Pour l’histoire mais surtout en vue de mettre en garde les générations montantes contre les horreurs de la guerre.
Quelle délicatesse, mes amis !
Surtout que, de I945 à 1962,  ce même Etat républicain n’avait pas arrêté un seul instant d’envoyer des adolescents français, sénégalais, corses, bretons, martiniquais, alsaciens, antillais, tuer et risquer de se faire égorger en Algérie avec la mission de protéger les colons et leurs biens mal acquis. Mais sans jamais oser avouer qu’il était en guerre en territoire étranger contre un peuple martyrisé qui luttait depuis plus d’un siècle pour son indépendance.
Revenons à la journée du 8 mais 1945 dans le Constantinois.
Les puissances occidentales avaient cité des chiffres effarants.
L’Amérique avait situé le nombre des morts entre 36000 et 45000. Pourquoi auraient-ils menti ces barbares d’Américains qui sont experts dans le domaine spécifique des génocides (Hiroshima, le Vietnam, le Liban, l’Irak, le Chili, cas tirés d’une liste kilométrique) ? 
Pourquoi auraient-ils menti ces exterminateurs d’Américains qui, officiellement, considéraient en cette période immédiate d’après guerre notre pays comme partie intégrante du territoire français et n’avaient aucune raison politique de chagriner leur allié, le général de Gaulle ? 
Des observateurs occidentaux, amis de la France, avaient en outre retenu un non-sens ou une bizarrerie bien française :
Pour réprimer la marche pacifique anticolonialiste des Algériens à Sétif qu’a fait l’Etat républicain français ?
Il avait engagé la marine, l’aviation et plusieurs corps de l’armée d’occupation. C’est à partir du port de la coquette ville Béjaïa (ex Bougie) que les navires de guerre envoyaient leurs gros obus, ravageant des douars entiers qui se trouvaient dans la trajectoire de tir de l’artillerie lourde. Cas de Béni Ourtilène et ses environs.
Marine, aviation, force de sécurité, gendarmes, légion étrangère, harkis, milices de colons et de pieds-noirs, fantassins sénégalais, Calédoniens, réunionnais, tabors marocains etc. Tout cela parce que l’un des jeunes manifestants avait exhibé un drapeau vert et blanc. Oui. L’Etat républicain français n’avait pas du tout supporté de voir un drapeau algérien orphelin flotter dans les premiers rangs d’une manifestation pacifique qui fut organisée pour honorer la victoire des alliés sur l’armée hitlérienne mais aussi pour rappeler aux vainqueurs leur belle promesse de libérer le continent africain du joug colonial en récompense aux colonisés qui avaient combattu l'armée nazie et apporté leur contribution à la libération de la France et de l’Europe.
Est-ce pour faire définitivement taire cette revendication légitime que les premières balles assassines des forces françaises de sécurité ôtèrent la vie au porte-drapeau ?
Car à Sétif, Kherrata, Guelma, Constantine, la journée du 8 mai 1945 avait commencé par des rassemblements joyeux et s’était achevée par un génocide.
Dans le but de fausser les calculs d’une pseudo commission d’enquête parlementaire française débarquée de Paris, qu’ont fait les autorités françaises en Algérie ?
Elles avaient brûlé les cadavres. Plusieurs centaines dans les fours à chaux d’Héliopolis. 
Nous défions quiconque de donner un chiffre proche de la vérité compris dans une fourchette de 60 % à 70 % même s’il aura accès aux archives de la guerre d’Algérie que l’Etat républicain français a une peur bleue de mettre à la disposition des chercheurs tant il a honte de ses crimes dans les anciennes colonies françaises... Particulièrement en ce qui concerne l’Algérie où s’exprime une réelle volonté citoyenne de tout savoir, par opposition à la classe dirigeante algérienne qui a décidé d’écrire une Histoire lisse, aseptisée en étouffant en 2010 un projet de loi CRIMINALISANT le colonialisme. La loi provocatrice du 23 février 2005 (1) portée à bout de bras par le président de la république française Nicolas Sarkozy (promesse électoraliste faite aux "nostalgériques") et adoptée par une coalition majoritaire du parlement français ne pouvait qu'attiser les haines.
Mille, deux-mille, quinze-mille, trente-six-mille, quarante-cinq-mille, ou six-cents-quarante-cinq morts, en quoi cela peut-il atténuer l’horreur du carnage ?
Où est la différence quand toutes les lois humaines et toutes les religions considèrent et condamnent l’assassinat d’un citoyen innocent ou sans défense au même titre que le massacre de l’humanité entière ?
Un manifestant pacifique est-il coupable d’un crime impardonnable contre la république, la démocratie et la civilisation occidentale du seul fait qu’il ait déployé un emblème pour revendiquer son appartenance à une nation privée de tous ses droits et qui désire s’affranchir ?
La réponse à ces questions dépend du côté de la barrière où est positionné la personne à qui nous nous adressons.
Du point de vue du colon : l’Algérie était le prolongement naturel de la France et les Algériens étaient des êtres inférieurs par rapport à l’espèce humaine. Tuer un colonisé équivaut à éliminer un rat ou un chien enragé. Il n’était point concevable à l’époque qu’un Algérien puisse pousser l’outrecuidance jusqu’à revendiquer un peu de justice ou un peu de liberté, encore moins l’indépendance. Il était tenu de plier l’échine ou de crever, de prendre ce qu’on veut bien lui donner et de faire ce qu’on lui demande. A moins d’être une créature atteinte du syndrome bolchevique. Donc il représente un grave danger pour la sécurité de la république et mérite mille fois la mort. Pourtant des algériens avaient fondé légalement en 1926 un parti politique en inscrivant dans son programme et dans son statut l’indépendance du pays : l’Etoile Nord Africaine de Bachir Hadj Ali et Messali Hadj. Parti qui fut agréé par les services compétents du ministère français de l’intérieur.
Du point de vue du colonisé : l’Etat républicain français avait envahi et occupé militairement l’Algérie ensuite il avait importé un grand nombre de prédateurs européens à qui il avait offert les terres les plus fertiles dont les propriétaires originels furent préalablement dépossédés par des lois iniques. Nous ne parlons pas des propriétaires qui furent exterminés, déportés en gros et en détail vers la Nouvelle-Calédonie et ailleurs, enterrés jusqu’à la mort dans des prisons pour rébellion et crime de non allégeance à la puissance coloniale.
Voir ce que font en 2010 les hordes sionistes en Cisjordanie, à Gaza et à El Qods malgré les appels répétés de l’Union Européenne et de l’ONU dont les résolutions sont bloquées par le droit de veto dont abusent les USA contre le droit international.
Ceci dit pour illustrer deux situations identiques à plus de soixante années d’intervalle.
Comme on le voit c’est la nuit et le jour en matière de différence.
Le colonisé sacrifie sa vie pour récupérer ses biens spoliés tandis que le colon tue et parfois se fait tuer pour continuer de jouir d’un butin acquis par le crime. La justice (humaine et divine) est du côté du colonisé mais les soldats, la police, les gendarmes et les juges protègent le colon.
C’était cela l’Etat républicain français soutenu par l’Occident civilisé regroupé sous la bannière de l'OTAN.
Malheureusement cette situation perdure partout. 
La Palestine, l’Irak, la Syrie, le Liban, le Maroc, une grande partie des pays africains dont les dirigeants « élus » à vie et à 99,99 % ne sont que des fonctionnaires zélés des anciennes puissances coloniales. Cas Houphouët Boigny, Omar Bongo, Bokassa, Driss Déby… (la liste est très longue).
Donc le négationniste Lucas tort consciemment le cou de la vérité historique mais assez vite il se  rend compte qu’il n’a pas une petite chance de convaincre l’auditoire. Alors il se rabat sur un sujet qui lui semblait moins ardu : le massacre des harkis en 1962 par le FLN une fois que l’Etat républicain français ait eu l’indicible cruauté de les désarmer et de les abandonner en Algérie à la vindicte populaire. Notre bon Lucas insiste et insiste encore sur la barbarie du FLN. De ce côté aussi il se mélange les pédales. C’est une lapalissade que de dire aujourd’hui qu’en désarmant et abandonnant ses harkis, qui furent d’une très grande efficacité dans la chasse aux maquisards cordonnée par le général Massu, l’Etat républicain français les avait délibérément condamnés à mort. Le général de Gaulle vomissait les traîtres et les assimilationnistes même s’il ne répugnait pas de les utiliser à la manière dont nous utilisons le papier mouchoir jetable après usage, mais il avait encore besoin d’eux dans une Algérie post indépendance qu’il voulait absolument intégrer dans le nouveau système néo-colonial qu’il avait inventé à fin de continuer de piller les anciennes colonies dont les richesses souterraines étaient l’oxygène de l’économie, de l’industrie et de la prospérité de la France.
Mais quel est le peuple en ce bas monde qui, dans l'indescriptible euphorie des premiers instants de la libération, n’a pas essayé de liquider sans procès les vilains traîtres ? 
En ces moments d’hystérie contagieuse aucune autorité ne peut maîtriser ou canaliser les réactions des foules; des réactions très souvent spontanées, parfois provoquées ou mûries pendant une longue période de refoulement, une sorte de thérapie collective d’un peuple qui fut enchaîné pendant 132 ans.
A la fin des deux guerres mondiales qui n’ont duré que 4 et 6 ans au maximum, les résistants et les bons citoyens français avaient-ils épargné les français accusés ou tout simplement soupçonnés d’avoir collaboré avec l’armée allemande d’occupation ? 
Pas du tout.
Le sieur Lucas ne se montre absolument pas scandalisé par la sauvagerie des résistants et des bons citoyens français qui, le 8 mai 1945 en France, s’étaient lancés dans une partie de chasse HYSTéRIQUE contre les vils traîtres français. En revanche il s’indigne véhémentement contre les résistants et les citoyens algériens qui, en 1962 en Algérie, avaient eu le même comportement que ses compatriotes. Pourtant il est très bien placé pour mesurer les souffrances occasionnées par les traîtres dans les pays en guerre et il est mieux placé encore pour mesurer l’irrépressible désir de vengeance des peuples colonisés contre les colons, contre l’armée d’occupation et contre les collaborateurs indigènes. 
Le système colonial n’aurait pas tenu 10 ans sans l'engagement des harkis, des collaborateurs et des mouchards, 
A cause des harkis, des collaborateurs et des mouchards,  des tribus furent exterminés, des douars entiers furent rasés, des centaines de maquisards épuisés avaient abandonné le maquis, faute de soutien logistique. 
C’est une amère vérité que n’auraient niée ni le général de Gaulle, ni Bigeard, ni Massu ni les cadres militaires et politiques du FLN qui étaient sur le champ de bataille dans les djebels et dans les milieux urbains.
Le sieur Lucas est-il seulement de mauvaise foi ?
Pire que cela.
Il affiche un parti pris qui tue le débat sur un thème aussi sensible que la mémoire collective et l’Histoire. Il est de ceux qui ont amené l’Etat républicain français à opter pour le négationnisme caractérisé en réhabilitant le système colonial qualifié désormais de mission civilisatrice et en honorant l’OAS qui aurait instauré en Algérie un mode de gouvernance copié sur l’apartheid en Afrique du Sud et sur le sionisme en Palestine si elle avait réussi dans sa tentative de scission.
Faut-il rappeler que cette organisation était composée de colons, d’officiers supérieurs de l’armée républicaine française et de ministres d’un gouvernement de la même obédience ?
Par chance, dans les années 1960, l’ONU n’était pas une simple annexe de Washington comme elle l’est devenue depuis la dislocation des pays de l’Est et de l’empire soviétique.
Nous constatons avec amertume que l’esprit « Lucas » se répand et s’affiche sans décence, nous dirions avec ostentation un peu partout. Particulièrement dans les hautes sphères de la classe politique française de droite bc bg dont les ténors exploitent ignominieusement les niches des rancoeurs, de la discrimination, des phobies. Esprit borné, gélifié, bassement revanchard, violemment "exclusionniste" que l’ONU, l’Union Européenne, le Vatican et les organisations HUMANISTES non gouvernementales occidentales ont condamné en 2010 à travers le président Sarkozy, son gouvernement bigarré et ses députés chauvins dans le sens abject du terme.
A l’instar de tous les ex-colons irréductibles et leurs descendants accrochés à un passé de dominateurs esclavagistes, le sieur Lucas ne pleure pas uniquement la perte de la perle de l’empire coloniale français. Il se délecte aussi des malheurs actuels de notre pays. Cela lui procure un immense bonheur, une jouissance intense de voir l’Algérie dans une situation peu enviable à cause du même FLN qui avait chassé les colons et confisqué les fruits de leurs rapines séculaires (les ex-colons disent : les fruits de notre labeur).
Pris en tant qu’œuvre de fiction cinématographique le long métrage ‘’Hors la loi’’ n’a presque rien dit sur les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Kherrata, Guelma ni sur les fours à chaux d’Héliopolis. Ce n’est qu’un clin d’œil superficiel. Nous sommes sidérés qu’il ait soulevé autant d’hostilité dans une démocratie républicaine même quand celle-ci ait tellement honte de son passé et qu’elle ait fini par l’habiller d’un costume de la grande noblesse tout en sachant qu’elle ne réussira à tromper que les déficients mentaux.
Personne ne peut cacher le soleil avec un tamis, dit un sage proverbe.
Personne ne peut refaire l’Histoire, dit un autre proverbe de même essence.
Le 8 mai 1945 avait vu l’Europe libérée du joug colonial allemand grâce aux Américains et à la participation des "indigènes". 
Ce fut un jour de liesse, de convivialité, de larmes de bonheur pour l’Occident civilisé.
D’un autre côté, sanglant revers de la médaille, le 8 mai 1945 avait vu le colonialisme européen redoubler de férocité en Afrique et en Asie. 
Plus remarquablement, le colonialisme français en Algérie : massacres insoutenables dont le déroulement fut consigné par les rédacteurs de toutes les chancelleries occidentales, des humanistes français et européens, des militaires français qui furent traumatisés parce qu’ils avaient soudainement découvert que l’Etat républicain français pouvait faire sans état d’âme pire que ce qu’ont fait les nazis contre des populations civiles en Europe. Pour ces pauvres conscrits c’était impensable et ils ont en souffriront toute leur vie en silence.
Terroriser les populations civiles indigènes en les pourchassant jusqu’à l’intérieur de leurs misérables logis pour prévenir ou étouffer dans l’œuf toute velléité indépendantiste. L’Etat républicain français pensait pouvoir garantir la paix aux colons par la puissance destructrice des armes quand il lui fallait simplement effacer les injustices criantes illustrées par le système du deuxième collège. 
Sur neuf millions ‘’d’indigènes’’ il n’y avait que dix-mille qui jouissaient du statut de citoyen de la République. Tous les autres étaient considérés comme le 1/10° d'un être humain. Quant aux colons et aux militaires, ils mesuraient la valeur d’un chien avec celle de cinquante ‘’ indigènes’’.
Pour en finir avec les négationnistes il nous faudra entreprendre en urgence deux actions qui réuniront des mécènes, des intellectuels et des humanistes des deux rives de la méditerranée.
Première action : 
La mise en images fidèles des confidences/confessions de Saint Arnaud et de ses contemporains qui avaient révélé certaines vérités. Ces films, s’ils  seront diffusés par les chaînes TV publiques et commerciales françaises aideront les générations françaises d’après-guerre à mieux mesurer les effets désastreux, destructeurs et déstructurants du colonialisme sur les peuples vaincus et à se positionner en connaissance de causes sur un héritage morale qu’elles doivent assumer avec le même courage qu’elles avaient assumé moralement les déportations des juifs par la police française en Allemagne et les massacres de Madagascar. 
Parce que la grandeur d’une nation républicaine est dans sa capacité à se remettre en cause quand il le faut. Elle n’en sera que plus respectable. 
Parce que, un enfant qui hérite de ses parents ou de ses grands parents un gros patrimoine, est moralement tenu de prendre tout : l’actif et le passif. Il est tenu moralement et légalement d’assumer les dettes sauf s’il reniera ses ascendants et rejettera l'héritage en bloc.
En déclarant qu’il n’était pas né quand la France avait colonisé une partie de l’Afrique pour ne pas demander pardon aux victimes des exactions coloniales que fait le président de tous les Français Nicolas Sarkozy ?
Etant un descendant d’immigré de Hongrie parfaitement intégré il renie ses parents adoptifs en cherchant à profiter des actifs d’un fabuleux héritage sans régulariser le passif ; autrement dit sans payer les dettes.
Aux yeux de la loi c’est une forfaiture.
Deuxième action : 
Le recensement minutieux de tous les cas d’espèce semblables à celui d’Oradour-sur-Glane dans les anciennes colonies européennes et américaines en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, en Océanie. Prendre pour repère 1939, année qui a été retenue par le Tribunal Pénal International pour asseoir juridiquement les qualifications des  Crimes  de guerre et des Crimes contre l’humanité ayant servi à condamner les officiers de l'armée Allemande. 
Toutes les forces d’occupation ont fait la même chose. 
Nous ne citerons que des exemples qui sont connus des générations actuelles : Gaza, Felloudja, Sabra, Chatila, Kafr Kacem. 
Le Tribunal de Nuremberg avait été créé pour prévenir et réprimer les massacres des civils PAR LES PUISSANCES USURPATRICES dans le monde entier. 
Malheureusement, à ce jour et malgré les preuves que rien n’effacera jamais, aucune puissance colonial occidentale n’a rendu des comptes. Les grandes puissances n'ont pas étaient jugées parce que les crimes contre l’humanité qu’elles ont perpétrés après 1939 dans leurs anciennes colonies concernent uniquement des victimes africaines, asiatiques et d'Amérique latine. Car, en 1885, les pays européens s’étaient partagés le continent africain qu’ils n’ont partiellement ou fictivement libéré que dans les années 1960. Mais combien d’Oradour-sur-Glane avaient-ils commis pour faire de la place aux colons occidentaux qui avaient construit leurs fortunes avec la chair, le sang et la sueur des indigènes?
Maurice Papon, préfet du département de Constantine puis préfet de Paris en I961 sous le général de Gaulle, avait ordonné et supervisé de bout en bout un carnage contre nos ressortissants vivant en France.
La raison ?
Une manifestation pacifique où fut exhibé le drapeau vert et blanc, comme à Sétif, Kherrata, Guelma le 8 mai 1945. Ce n’est qu’à partir de 1981 qu’il sera pourchassé sous l’impulsion du président de la république François Mitterrand puis sévèrement condamné par la justice Française. Il finira ses vieux jours en prison.
A cause du massacre des Algériens le 17 octobre 1961 ?
Non. 
Au contraire, en cassant du bougnoule à tour de bras il fut honoré malgré le déshonneur dont la férocité de la répression avait éclaboussé l’Etat républicain français aux yeux du monde entier.
C’était pour une affaire plus vieille qui sera exploitée par les lobbys sionistes grâce à François Mitterrand. Il a été condamné à cause de sa collaboration avec l’armée d’occupation allemande sous le régime de Vichy (1939/1945).
Comme nous l’avons dit plus haut : De Gaulle vomissait les traîtres mais il ne répugnait pas de leur confier la sale besogne puis de les traîner dans la boue ou de les faire massacrer.
8 mai 1945 et 17 octobre 1961 : deux dates charnières qui nous ont démontré jusqu’où peut aller une puissance coloniale à fin d'étouffer les revendications légitimes d’un peuple vaincu à qui elle renie le droit d’appartenir à l’espèce humaine.
Nous le voyons en 2010 en Palestine, en Irak, en Afghanistan.
Les générations qui n’ont pas vu l’Etat républicain français en action dans les anciennes colonies sur les quatre continents n’ont qu’à se référer à ce que font les hordes sionistes à Gaza, au Golan, au Sud Liban, en Cisjordanie en ce moment.
Elles n’ont qu’à se référer sur les exploits de l’armée américaine à Bagdad, à Felloudja, à Abou Ghrib contre les populations civiles, les prisonniers, les journalistes, les scientifiques etc. de 2003 à ce jour. Rien que pour spolier le pétrole des irakiens et, accessoirement, pour consolider la sécurité des hordes sionistes que Saddam Hussein avait eu l’imprudence ou la bêtise de menacer en sachant que tout dictateur arabe qui menace les sionistes c’est comme s’il avait déclaré la guerre aux USA et à l’Europe de l’Ouest.

Hocine Mahdi
Le 8 Novembre 2010 

Thursday, October 05, 2017

Lettre d'un citoyen ordinaire à Ahmed Ouyahia

Comment écrire à une créature qui a l'apparence d'un être humain et qui est dotée d'une intelligence supérieure mais qui ne possède aucune qualité d'un homme à principes, de conviction, de bon sens, de coeur ?
Comment écrire à un robot à visage humain qui est programmé pour atteindre le citoyen ordinaire dans sa dignité et le rabaisser en dessous de tout ?
Comment écrire à un robot à visage humain qui est programmé pour semer le désespoir, la mal vie, la misère, la haine, la résignation ou la rébellion, le désir de fuir le pays ou de se suicider ?
Au poste de wali, de haut cadre, de ministre ou de Premier ministre, presque tous les commis de l'Etat ont fait du mal à la Nation mais aucun n'en a fait autant que vous.
De votre entourage sont exclus les experts consciencieux, les compétents, les sages, les patriotes sincères qui désirent construire et hisser l'Algérie au rang des pays où la justice, la science et le travail créent la prospérité, le bien-être et les conditions d'une vie paisible et confraternelle.
Dans votre entourage les femmes et les hommes doivent courber l'échine et adouber vos décisions quelle que soit leur degré de nuisance sur le pays. S'ils ne le font pas vous les traitez d'agents de l'étranger, d'ignorants, de saboteurs. Tous ceux qui vous contredisent sont des ennemis de l'Algérie. 
Quand vous organisez des dialogues avec la société civile et les opposants politiques c'est pour imposer des solutions qui sont souvent très mauvaises.
En 1995 vous avez brisé l'avenir de nos enfants et de nos petits enfants.
En 2003 vous avez brisé l'avenir des enfants de nos petits enfants.
En 2008 vous avez bloqué l'avenir de la génération suivante.
En 2017 vous avez pris le terrible risque de ruiner toutes les chances du pays de sortir de la crise multidimensionnelle en restant sourd aux pressants appels des experts, des sages, des patriotes sincères.
Comment donc vous écrire et quoi vous écrire ?
Quand j'écrivais dans la presse dans les années 1990-2000 pendant que vous étiez Chef du gouvernement, mes articles vous concernant étaient durs.
Je ne le regrette pas parce que, selon moi, vous n'avez rien fait de bon pour mon pays. A chaque fois vos mesures ont aggravé les problèmes au lieu de les résoudre. 
Votre mépris à l'égard des experts consciencieux, des compétents, des citoyens et des patriotes sincères est révoltant.
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Hocine Mahdi
...........Le 5 octobre 2017
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Sunday, August 06, 2017

Lettre à Ali Haddad : Vous êtes un monstre

    Je m'exprime en qualité de citoyen algérien qui voit en vous un être malfaisant que la justice de son pays n'est pas autorisée de mettre hors d'état de nuire, vos relations et vos protecteurs étant plus puissants que les femmes et les hommes qui ont le devoir et la mission d'appliquer la Loi en Algérie contre des monstres de votre espèce.
   Je vois en vous un pillard parmi les centaines d'arrivistes du dernier quart d'heure qui profitent de l'absence de l'ETAT algérien en exportant frauduleusement les deniers publics en Europe et ailleurs, appauvrissant ainsi volontairement la nation algérienne, en raison de leur haine à l'égard des citoyens algériens et de l'Algérie.  
   J'ai vu cette haine que vous manifestez à l'égard des Algériens le jour de l'enterrement de Rédha Malek.
     Votre hilarité au dessus de sa tombe encore ouverte en dit long sur votre inhumanité.
   Ce jour là vous avez craché votre mépris au visage de l'Algérie profonde que vous avez condamnée à la survie végétative par vos agissements monstrueusement antipatriotiques.
     Peut-être vous vous croyez immortels ?
     Libre à vous de voir en moi un être malveillant. 
    Je sais, et vous le savez plus que moi, que si vous étiez en Europe, au Canada ou aux USA, vous auriez été très lourdement condamnés pour évasion et fraude fiscales, fausses déclarations de chiffres d'affaires, non-paiement des impôts, non-remboursement des prêts bancaires. Aucune banque ne vous aurait prêté deux milliards de dollars sans garantie parce que vous êtes l'ami du frère du président de la république et la Justice se serait automatiquement auto-saisie de vos dossiers car elle est indépendante du pouvoir politique.  
  J'ai toujours combattus les pillards, les opportunistes, les fraudeurs dont les activités appauvrissent des millions de citoyens dans leur pays alors qu'ils ont d'énormes possibilités de créer des emplois et des richesses en contribuant à la souveraineté nationale. 
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Hocine Mahdi
..... Le 6 août 2017
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Monday, July 31, 2017

Comment décrypter le message du cimetière EL ALLIA ?


Pendant l'enterrement de l'ancien premier ministre Redha Malek le 30 juillet 1917 nous avons vu deux séquences choquantes qui nous permettent de mesurer la gravité de la lutte au sommet du pouvoir.
D'un côté, Saïd Bouteflika et les pillards Ali Haddad et Adelmadjid S.Saïd s'amusant comme s'ils se trouvaient dans un lieu de débauche.
De l'autre côté, Abdelmadjid Tebboune, nouveau premier ministre, le visage fermé, raid, défait, évitant de regarder dans la direction des truands.
Nous le disons et nous le crions très fort :
Rien n'interdit de rire pendant l'enterrement d'un être humain.
Par réflexe nous avons griffonné quelques notes que nous reproduisons ci-dessous :
- QU'EST-CE QUI AMUSE SAID BOUTEFLIKA, ALI HADDAD ET ABDELMADJID S. SAID PENDANT L'ENTERREMENT DE REDHA MALEK ?
- L'INSOLENCE DES PILLARDS PENDANT L'ENTERREMENT DE REDHA MALEK EST INADMISSIBLE.
- LE PILLARD QUI RIT, LE JUSTICIER (?) QUI PLEURE.
Saïd Bouteflika, Abdelmadjid S. Saïd et Ali Haddad ne riaient pas naturellement, ils jouaient une sinistre comédie avec des mimiques joyeuses en donnant l'impression qu'ils se moquaient de Tebboune qui était rigide comme une statue.
Au delà du manque de respect flagrant et cruel à l'égard de la famille du défunt, tant d'insolence de la part d'un groupe de pillards incite à la réflexion.
Il y avait forcément un message à décrypter qui ne concerne pas uniquement Tebboune mais qui s'adresse à tous les citoyens dont le rêve est de parvenir à instaurer pacifiquement un changement qualitatif du mode de gouvernance en Algérie.
"Nous sommes le pouvoir, nous sommes la Justice, nous sommes les généraux, nous sommes les dieux de l'Algérie".
C'est ma lecture de ce message dans notre pays où le président de la république ne parle pas et ne se montre pas pendant que n'importe qui parle et agit en son nom. 


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Hocine MAHDI
.........Le 31 juillet 2017
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Sunday, July 30, 2017

El Qods : Les mauvais calculs de Netanyahu

Hier, j'ai revécu les horreurs de l'oppression coloniale à travers la barbarie de Netanyahu qui défie l'humanité entière en multipliant les actes de spoliation, de provocation, de déni de justice contre le peuple palestinien.
Hier était une autre journée où les exactions de nature nazie ordonnées par Netanyahu ont laissé de marbre l'ONU.
Impossible de décrire des scènes où des soldats armés sont lâchés comme des chiens enragés contre plus de cent-mille femmes et hommes sans arme qui manifestent pacifiquement contre les injustices et les brimades d'une puissance coloniale. A fortiori quand cette puissance coloniale est une alliée incontournable des USA et de l'Union Européenne. 
Nous avons vu comment en juillet 2017 Donald Trump et Emmanuel Macron se sont publiquement agenouillés pour honorer le criminel de guerre Benjamin Netanyahu.
Nous avons vu durant le même mois comment les rois* Arabes et le Président égyptien Abdelfateh Sissi ont vendu leur honneur et la cause palestinienne au régime d'apartheid sioniste avec lequel ils ont constitué "secrètement" une coalition contre l'Iran.
Dès lors les extrémistes sionistes ne voyaient plus un seul obstacle qui les empêcherait de réaliser leur rêve de démolir le Dôme du rocher. L'installation des détecteurs de métaux et des caméras de surveillance à l'entrée d'El Aqsa n'étant qu'une étape vers cet objectif. 
Les mauvais calculs du criminel de guerre Netanyahu est d'avoir cru que la jeunesse palestinienne d'El Qods était en majorité pacifiée, déculturée, intoxiquée, démobilisée et qu'elle ne comptait en son sein que quelques têtes brûlées qui seront isolées sans mal. Or, plus de cent-mille jeunes ont envahi les rues malgré la sauvagerie des forces de répression qui barraient toutes les routes menant à El Aqsa. 
En outre, au plus fort des désordres, Netanyahu a reçu une information qui l'a glacé d'effroi. 
Ses services lui ont signalé qu'une partie de la police et des soldats de Fateh avaient l'intention de se joindre aux manifestants après avoir appelé Mahmoud Abbas** à rompre les relations de son gouvernement avec Israël.  
C'est alors que le criminel de guerre sioniste s'est rendu compte que, pour atteindre ses noirs desseins, il ne lui suffisait pas d'avoir sous ses bottes les roitelets arabes, le président égyptien et Mahmoud Abbas. 
Il ne lui restait plus qu'à manoeuvrer la marche arrière sans perdre la face dans un affrontement imprévu avec des jeunes déterminés à mourir pour sauvegarder les symboles de leur identité et pour l'indépendance de leur pays. En dernier recours il a téléphoné au roi de Jordanie et négocié avec lui le démantèlement des détecteurs de métaux contre le retour en Israël d'un agent sioniste qui a assassiné deux Jordaniens (un médecin et un ouvrier) en promettant que le tueur sera jugé à Tel Aviv.
Comme toujours, il s'est montré menteur, perfide manipulateur et monstrueux.
Primo :
Il a reçu l'assassin sioniste avec les honneurs dus à un héros de la nation au lieu de le remettre aux enquêteurs pour respecter ses engagements envers le roi de Jordanie. 
Secundo:
Il a autorisé les Palestiniens de prier à El Aqsa. En même temps il leur a envoyé les forces de répression qui les ont tabassé pour les punir d'avoir fêté le démontage des portiques et des caméra de surveillance. Cette opération vengeresse s'est prolongée tard dans la nuit du vendredi à samedi. 
Ce vendredi 28 juillet 2017, El Qods, la capitale de la Palestine et plusieurs villes étaient à feu et à sang. Des citoyens désarmés mais épris de liberté et de justice agressés par l'armée d'occupation sioniste qui ne leur reconnait aucun droit dans leur pays usurpé.
Bilan provisoire*** : 3 morts, 113 blessés et des dizaines de manifestants ont été incarcérés.  
Les scènes de barbarie sont indescriptibles quand les soldats se sentent investis du droit de vie et de mort sur des milliers de femmes et d'hommes qui n'ont que leurs rêves de liberté et leurs voix à opposer à l'oppresseur. 
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Hocine MAHDI
....... Le 29 juillet 2017
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*) Le roi de l'Arabie saoudite, celui du Bahreïn et celui des Emirats ont revendiqué, chacun de son côté, d'avoir forcé Netanyahu de libérer la mosquée el Aqsa. C'était un mensonge imbécile en vue de voler la victoire aux plus de cent-mille manifestants palestiniens qui ont résisté pendant 14 jours à EL Qods. De tous les dirigeants arabes et maghrébins et musulmans (rois et dictateurs), nous n'avons entendu que le turc Radjeb Erdogan s'attaquer avec virulence à Netanyahu.
**) Ce n'est qu'au douzième jours des manifestations que Mahmoud Abbas a annoncé le gel des relations de l'Autorité palestinienne avec Israël. C'était sous la pression de ses troupes qui l'avaient menacé de fomenter une quatrième intifada. 
***) En Cisjordanie un jeune palestinien s'est vengé de la violence des soldats sionistes en tuant 3 colons.        
  
  

Tuesday, July 25, 2017

L'énigme des quatre Mandats présidentiels désastreux de Bouteflka

Haddad, Abdelmounen Khalifa, Abdelmajid s. Said, Medelci, Chakib Khellil, Louh, Ouyahia, Sellal, Tebbuune... La liste est très longue des femmes et des hommes que le monarque Bouteflika a intégrés dans le premier cercle présidentiel, chassés comme des malpropres, récupérés une autre fois puis en avait fait les ennemis de la nation. Tous se pavanaient depuis au moins 1975 dans les rouages du pouvoir à des postes-relais tels que directeur de cabinet, wali, haut magistrat, député, ministre, chef du gouvernement sans avoir été jamais soumis à la présentation d'un bilan d'activité moral et financier à la fin de tel ou tel mandat. 
Une lapalissade :
Sous les dictatures le principal critère de promotion à des postes de responsabilité est l'allégeance totale certifiée au maître du moment. Le FLN, le RND et les partis croupions de l'opposition fournissant la garantie "morale" du personnel sélectionné.
Dès son retour au sommet du pouvoir, sur une décision des généraux qui ne voulaient pas d'un Etat de droit, Bouteflika a réalisé la gageure de coopter des hommes et des femmes cultivés et incultes, pourris et honnêtes, traîtres et patriotes, des opposants acharnés du régime et des nervis sans dignité du même régime. 
Comment a-t-il fait pour s'entourer de personnes aussi irréconciliables et dont nombreux se vouaient une haine mortelle ? 
Nous le comprendrons plus tard quand nous découvrirons à travers leurs actes la véritable nature d'Ahmed Ouyahia, Khalida Messaoudi Toumi, Djamel Ould Abbès, Amar Ghoul, Belkhadem, Abdelmalek Boudiaf, Amar Saadani, Ali Haddad, Abdelmoumen Khalifa, Aboudjera Soltani, Nourredine Boukrouh, Mihoubi, Abdelhamid Grine et de dizaines de promus dont Bouteflika s'est servi depuis 1999 comme du papier recyclable.
Opportunisme au plus haut degré, banditisme, servilité, mercenariat.
Les quelques personnalités qui portaient en eux des convictions avaient démissionné parce que le monarque exigeait d'eux de violer la loi et la Constitution en lui obéissant aveuglement. 
Avant de tomber malade et de devenir l'ombre d'un président, Bouteflika a eu le temps de fabriquer des milliers de faux agriculteurs, de faux entrepreneurs, de faux industriels, de faux partis d'opposition et d'absoudre les faux moudjahidine, en croyant que cette faune mafieuse participerait efficacement à lutter contre le chômage des jeunes qui menace la stabilité du pays et son maintien au pouvoir jusqu'à la mort. 
Sans aucun contrôle il leur a distribué des milliards de dollars, d'immenses assiettes foncières constructibles, des milliers d'hectares de terres agricoles, des marchés de gré à gré qui se chiffrent en centaines de milliards de dinars alors qu'ils ne possèdent ni expertise ni compétence ni équipement adéquat de réalisation.
Privilégié parmi les privilégiés Ali Haddad recevra la part du lion des marchés de gré à gré qui lui permettront de pomper auprès des banques de l'Etat tout l'argent qu'il voulait sans justification. Il exportera frauduleusement une grosse partie de cet argent mal acquis en Espagne où il achètera des biens immobiliers et un hôtel. En Algérie il se comportait en homme du président que les ministres de Sellal visitaient et courtisaient comme un éminent cheikh de zaouia en faisant la queue pour avoir l'honneur de lui parler. 
Haddad se réunissait avec des ambassadeurs étrangers à la place du ministre algérien des affaires étrangères (?). Il avait accès partout. Il avait accès à tous les services de l'Etat en un claquement de doigts.
Problème : 
Il ne respectait pas ses engagements en tant qu'entrepreneur. Tous ses chantiers sont en retard et très mal réalisés mais tant que Sellal était Premier ministre personne ne se sentait le droit de lui demander des comptes car il appartenait au premier cercle présidentiel qui a fait de lui le patron des patrons et le patron du patron de l'Union des travailleurs algériens qui est l'unique syndicat reconnu et financé comme un ministère par le pouvoir. 
En l'occurrence, le toucher serait commettre le sacrilège de toucher à l'intouchable Fakhamatouhou.
Et vinrent les élections marquées par une fraude massive, un taux d'abstention jamais égalé et plus de seize millions de bulletins blancs que le ministre de l'intérieur dissimulera en annonçant des résultats truqués en présence d'une commission européenne d'observateurs. Le FLN et le RND ont obtenu moins de 8% des suffrages exprimés mais se partageront l'écrasante majorité des sièges de l'Assemblée Nationale. Des partis de l'opposition qui étaient informés sur la fraude et avaient négocié des quotas de sièges avant le déroulement des élections s'en mordirent les doigts. 
Débâcle, désastre, séisme politique... 
Et le régime qui croyait pouvoir démontrer aux puissances étrangères la bonne santé de la démocratie en Algérie  à travers les élections "libres" du 4 mai 2017 !
Les observateurs européens, au nombre de 4 ou 5, lui infligeront un cinglant démenti en dénonçant "gentiment" ses pratiques antidémocratiques et en lui prodiguant des leçons de bonne conduite en matière de démocratie. Il n'a pas apprécié la divulgation du rapport de la commission ingrate qu'il avait royalement traitée pendant son séjour en Algérie mais à qui il avait refusé l'accès au registre électoral* qui est surchargé de faux électeurs.
Débâcle, désastre, séisme politique de magnitude 10. 
Solution d'extrême urgence: 
Sellal, quelques uns de ses ministres affairistes, ses walis et ses nervis seront sacrifiés en vue de sauvegarder le socle du régime.
Couper les têtes les plus visiblement pourries à fin de calmer la colère du peuple, c'est la stratégie habituelle des barons du régime de la rente. Bouchouareb, Haddad, Abdelmalek Boudiaf, Abdelmadjid S. Said, Abdelhamid Grine constituent le premier fagot du bûcher. Si le peuple réclamera Medelci, Amar Ghoul, Djamel Ould Abbès et Ahmed Ouyahia, il les aura. 
Mais cette fois le peuple ne cible pas des fusibles qui seront écartés mais ne seront pas jugés.
Il revendique la souveraineté, l'indépendance de la Justice, le droit de choisir les hommes qui gouverneront le pays et un Conseil constitutionnel qui respecte et applique la Constitution. 
Le peuple revendique la priorité de la compétence, de l'expertise, du mérite, de la sincérité, des bilans périodiques sans tricherie, des sanctions immédiates sans complaisance, la suppression de l'immunité et des juridictions spéciales réservés aux ministres et aux députés malhonnêtes.
Le peuple rêve du modèle de gouvernance des pays scandinaves où les biens, les deniers publics  et les droits des citoyens sont protégés par la Justice.
Malheureusement les actes et les discours du nouveau Premier ministre sont très éloignés des revendications du peuple. 
Abdelmadjid Tebboune reconduit les méthodes de ces prédécesseurs des années 1980, 1990 et 2000 comme Ghozaly, Belkhadem, Ouyahia, Sellal et compagnie. 
Il n'a pas les mains libres pour engager le pays sur la voie salutaire d'un ETAT réel de droit. 
Ceux qui ont dilapidé des centaines de milliards de dollars en fabriquant les Moumen Khalifa, les Ali Haddad, les Abdelmadjid S. Said, les Amar Saadani, les Amar Ghoul, les Grine, les Mihoubi, lui ont confié une mission de lifting.
Il faut le répéter, ce n'est pas nouveau en Algérie.  
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Hocine Mahdi
.... Le 24 juillet 2017
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*) Avant les élections du 4 mai 2017 le ministre de l'intérieur Bedoui avait annoncé que le registre électoral contenait les noms de 700.000 morts qui votaient avec des vivants.   
    


     

Monday, July 17, 2017

Lettre à Emmanuel Macron

Monsieur Emmanuel Macron,
Je commence ma lettre par vous informer de ce qui suit :
Je suis un antisioniste et un anticolonialiste. 
Je rejette le racisme et l'antisémitisme de toutes mes forces. J'en ai trop souffert au cours de ma tendre enfance sous le colonialisme français que vous avez qualifié en 2017 de CRIME CONTRE L'HUMANITE avant de vous rétracter sous la pression des nostalgiques de l'Algérie française qui constituent un lobby électoral dont le poids n'est pas négligeable en France.
Ma très longue observation des pratiques du système colonial sioniste en Palestine et au Liban, en plus de la colonisation du Golan grâce à la complicité de l'Union Européenne et des USA, m'ont ancré dans la conviction que le sionisme est une synthèse du nazisme et du régime d'apartheid de l'Afrique du Sud qui n'auraient jamais été démantelés sans une guerre mondiale contre Hitler et sans la mobilisation de la communauté internationale (gouvernants et citoyens) qui avait soumis Botha à un sévère boycott.
Quant au régime sioniste, je ne vais pas perdre mon temps à énumérer tous les crimes de guerre, toutes les opérations génocidaires, tous les assassinats d'enfants et de nourrissons au Liban et en Palestine, toutes les violations des lois onusiennes qui le rendent passible de la Cour Internationale de Justice. Vous disposez à l'Elysée d'une documentation complète qui comporte tous les détails. Je précise que cette documentation a été établie par l'administration française.
Par contre je vous invite à vous poser quelques questions :
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu a-t-il sabordé les accords d'Oslo ?
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu s'est-il opposé à l'organisation par la France d'une conférence internationale pour la Paix au Moyen-Orient ?
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu est-il pris par la rage de construire au bénéfice des colons sur des territoires Palestiniens occupés alors que l'ONU et toute la communauté internationale dont la France condamnent énergiquement ce qui constitue une impardonnable violation du droit international ?
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu ne cesse-t-il  pas de chasser des familles palestiniennes et de raser leurs maisons ? 
Pourquoi votre "cher ami" Netanyahu n'accepte-t-il que l'arbitrage de Washington dans toute négociation avec l'Autorité palestinienne ?  
Je termine ma lettre en vous disant toute mon indignation de m'entendre traité par vous d'antisémite parce que j'ai depuis toujours dénoncé les crimes de guerre sionistes au Liban et en Palestine.
OUI, JE SUIS ANTICOLONIALISTE.
OUI, JE SUIS ANTISIONISTE.
VOUS AVEZ LE DROIT DE VOUS OPPOSER A MON COMBAT CONTRE LE SIONISTE NETANYAHU ET SES TUEURS MAIS RIEN NE VOUS AUTORISE DE M'ASSIMILER AUX ANTISEMITES. 
J'ai vu avec quelle ferveur l'humaniste Emmanuel Macron a serré dans ses bras et embrassé le criminel de guerre Benjamin Netanyahu.
C'est indigne d'un homme qui prétend appartenir à la Nation des Justes.  
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Hocine Mahdi
militant de la libération de la Palestine et de tous les pays colonisés.
....Le 17 juillet 2017
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