Wednesday, December 06, 2017

Donald Trump sur la voie de George Bush

Que de fois avons-nous écrit que la Palestine est un pays colonisé par l'Etat voyou US. 
Bill Clinton, George Bush et Barack Obama ont fait tout ce qui était en leur pouvoir à fin de donner le temps au régime d'apartheid sioniste d'inverser les données démographiques en accélérant le rythme des confiscations et de la colonisation des territoires palestiniens qui furent occupés en 1967. 
Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir à fin d'écarter l'ONU des négociations de Paix en isolant les Palestiniens et leurs bourreaux à Washington. 
Ils ont toujours arbitré les négociations avec la volonté de forcer les Palestiniens à faire des concessions qui sont inacceptables par une nation colonisée mais Mahmoud Abbas et ses équipes se sont soumis au chantage alimentaire qu'exerçait sur eux Washington. 
La lâcheté des monarques et des dictateurs Arabes et l'hypocrisie des gouvernants de l'Union européenne ont tout naturellement conforté l'Etat voyou US dans son soutien inconditionnel au régime d'apartheid sioniste.
Le criminel Donald Trump a sabordé le projet d'une conférence internationale de la Paix au Proche-Orient que voulait organiser François Hollande. Ensuite il a décidé d'offrir El Qods (Jérusalem) à Netanyahu au moment ou celui-ci traverse une très grave crise politique (affaires de corruption et des manifestations de rue contre sa politique et demandant sa démission). 
Que de fois avons-nous écrit que la création d'un Etat palestinien viable dépend exclusivement de la volonté de Washington.
En vérité tous les observateurs du Proche-Orient en sont convaincus mais n'ont pas le courage de le reconnaître. 
Il revient à la communauté internationale de prendre en urgence ses responsabilités car c'est en qualité de président d'une puissance coloniale que Donald Trump écrase le peuple palestinien sous les bottes du régime d'apartheid sioniste qu'il équipe militairement et finance si généreusement.
Déjà le criminel Donald Trump a lancé un appel aux ressortissants américains d'éviter de se rendre en Cisjordanie et à la partie d'El Qods (Jérusalem) habitée par les Palestiniens.
Déjà l'armée sioniste est en état d'alerte rouge, prête à réprimer sans pitié les actes de protestation contre la décision arbitraire de Washington.
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HOCINE MAHDI
Le 6 décembre 2017
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Saturday, December 02, 2017

Emmanuel Macron : Tes postures sont celles de Jacques Foccart

Non Emmanuel Macron, tes raccourcis hypocrites n'effaceront pas les traumatismes des jeunes Africains qui, en période post coloniale, ont vécu d'autres traumatismes aussi cruels que ceux qui furent subis par leurs ascendants sous le système colonial que toi-même avais qualifié de "crime contre l'humanité" quand tu courtisais l'électorat des français d'origine algérienne. Tu connais mieux que moi l'histoire de la décolonisation fictive mise en application par le générale de Gaulle qui consistait à remplacer les gouverneurs français par des dictateurs africains.

Par conséquent je ne t'apprends rien.

Je te rappelle simplement les crimes post coloniaux de l'Etat français que tu demandes avec force aux jeunes Africains d'effacer de leur mémoire alors qu'ils sont de la même nature que les carnages commis par le système colonial pendant des siècles sur le continent américain, en Asie, en Afrique et ailleurs.

L'histoire de la "Françafrique" est une horreur après l'horreur de la colonisation que ne feront pas oublier tes discours démagogiques.

Les dictateurs étaient installés et commandés directement de l'Elysée par Jacques Foccart qui avait un bureau près de celui du général de Gaulle. Ce qui signifie que tous les dictateurs sanguinaires africains des anciennes colonies françaises sont des pantins au service de la France. Ils sont financés, armés et protégés par la France. Ils sont autorisés de réprimer sauvagement leurs opposants et les citoyens mécontents à l'intérieur des pays qu'ils gouvernent illégitimement pendant des décennies.

Félix Houphouët-Boigny : ex député et ministre de la république française avant l'indépendance de la Côte d'Ivoire, il fut promu président de son pays de 1960 à 1993 grâce au réseau Foccart qui a éliminé physiquement ses opposants de la première heure qui luttaient pour une indépendance réelle de leur pays. Partisan acharné de la Françafrique Boigny exerça 30 ans de règne absolu grâce à la protection de la république française.

Omar Bongo : Promu président par de Gaulle. Règne sanguinaire sur le Gabon de 1967 à 2009. Comme Houphouët Boigny, il est mort sur le trône grâce à la protection de l'Etat républicain français. Une anecdote : A chacune de ses visites à Paris il s'adressait à un célèbre couturier pour renouveler sa garde-rode et envoyait les factures à l'Elysée. Ce qui rendait de Gaulle fou de rage. De Gaulle ne l'aimait pas mais il appréciait particulièrement son efficacité contre les vrais indépendantistes au Gabon.  Il t'es très facile de consulter la liste de ses crimes contre le peuple gabonais en 42 ans de règne absolu grâce à la protection de la république française.

Jean-Bedel Bokassa : "cousin" de Valéry Giscard d'Estaing qui avait fait de la "république" Centrafricaine son terrain de chasse. Règne absolu de 1967 à 1979 suite à un coup d'Etat adoubé ou fomenté par les gouvernants français. En 1977 il est couronné empereur avec la bénédiction de son "cousin" Valéry Giscard d'Estaing qui était le président le plus "moderne" de la république française. Suite à une sombre affaire de précieux cadeaux dont a bénéficié Giscard c'est Bokassa qui sera destitué et clochardisé à l'effet de faire oublier à l'opinion française les frasques africaines de l'élégant Valéry. Heureusement que la presse française libre a tout révélé sur les liens contre-nature du démocrate et du dictateur.

Gnassingbé Eyadéma : Président du Togo de 1967 à 2005 grâce à la protection de la république française, promu par le général de Gaulle et Jacques Foccart., aussi cruel que Bokassa et Omar Bongo.

Ajoutons à cette liste quelques noms :

Laurent Gbagbo, Allassane Ouatara Hissène Habré, Idriss Déby, Blaise Compaoré, Joseph Kabila et j'en passe...

Tous des "amis" de la France qui ont la mission d'organiser légalement le pillage des richesses naturelles de l'Afrique au profit de l'industrie française.

Tous des dictateurs assassins que la France protège et finance contre le rêve de liberté, de démocratie, de développement économique, de bonne gouvernance, de prospérité que nourrissent les peuples Africains.

Durant des décennies la France a scandaleusement enrichi les dictateurs, leurs familles, leurs généraux, leurs amis et réduit les peuples à la misère totale. Elle héberge les président, les ministres, les cadres de l'armée africains qui ont pillé leurs pays quand ils étaient au pouvoir. Elle blanchit leur argent maculé du sang de centaines de milliers d'Africains qui revendiquaient le droit et la dignité. Des citoyens qui furent massacrés au vu et au su des représentants officiels du gouvernement français et de l'armée française qui sont présents en permanence dans les anciennes colonies françaises en vue de sauvegarder les intérêts de la France en veillant à la pérennisation de la dictature, à la pérennisation de la colonisation par procuration.

Je ne t'apprends rien.

Cependant je ne te laisse pas dire sans réagir que tu es de la même génération africaine qui n'a pas connu ou subi les affres du système colonial.

Non Emmanuel Macron.

Tu as eu la chance fabuleuse de ne pas ouvrir les yeux et de ne pas grandir sous le règne d'un cruel dictateur qui travaille au service de l'ancienne puissance coloniale en usant des méthodes répressives barbares de l'armée coloniale contre ses concitoyens dont les revendications se limitent à la justice, à la liberté, et à un poste de travail qui permette de mener une vie décente tout en contribuant à la reconstruction du pays.

Comme tu le vois, la différence est remarquable entre le jeune français né libre et le jeune africain né sous le joug d'une cruelle dictature parrainée et nourrie par l'ancienne puissance coloniale.

Je ne t'apprends rien.

Cependant je ne te laisse pas nier l'évidence sans réagir car tu es capable d'affirmer une chose un jour et de te renier le lendemain.

C'est ton sport favori.

Tu l'as déjà fait en Algérie quand tu étais en campagne électorale.

Par imprudence ou par calcul ?

En déclarant que le colonialisme français est un crime contre l'humanité, tu avais quelle idée en tête ?

De retour en France et sous la pression des "nostalgériques" tu as été contraint de nier la vérité et de te prostituer par crainte de perdre le soutien des lobbys "Algérie Française".

A Ouagadougou changement de formule :

"le colonialisme européen est un crime" as-tu dit.

Ce n'est plus un crime contre l'humanité commis par l'Etat français dans ses anciennes colonies en Afrique, en Asie et sur le continent américain.

Plus grave encore :

Le crime colonial français est fondu par la magie du verbe dans le crime colonial européen alors que ton discours a été prononcé  face à des universitaires d'un pays qui a été colonisé par la France.

C'est un mépris intolérable à l'égard de ton auditoire africain.

Que tu le veuilles ou non, en qualité de président de la république française tu es comptable devant l'Histoire des réparations de tous les crimes de la colonisation française en Afrique, en Asie et ailleurs.

Personne ne te demande de te repentir.

Par contre il est exigé de toi de mettre fin au pillage des richesses naturelles des anciennes colonies françaises et d'engager dans les plus brefs délais un partenariat équitable en débarrassant l'Afrique des dictatures qui furent instaurées par de Gaulle et Foccart et qui perdurent.
        
Tous tes prédécesseurs, du général de Gaulle à François Hollande, étaient viscéralement contre l'instauration de la démocratie réelle dans les anciennes colonies françaises.

Une preuve :

Quand, en 2011, le peuple tunisien s'était soulevé contre la dictature nous avons entendu la ministre de la défense française, Michèle Alliot Marie, proposer à Zine el Abidine Ben Ali de lui envoyer les CRS français pour mater la révolte citoyenne.

Lors de sa première conférence de presse en tant que président de la république, Nicolas Sarkozy en personne avait dit que la France avait besoin des dictateurs en Afrique. Il y avait six-cents journalistes du monde entier dans la salle.

Je ne t'apprends.

Cependant je ne te laisse pas dire sans réagir que la France n'a plus de politique africaine.

C'est un mensonge grossier.

La France poursuit sans interruption le pillage des richesses naturelles de l'Afrique et son soutien inconditionnel aux dictateurs honnis par les peuples Africains.

De Gaulle s'interdisait de procéder à des essais nucléaires en France mais le faisait dans les colonies Françaises.

En vue de préserver les nappes phréatiques, ton prédécesseur François Hollande a interdit aux entreprises françaises d'exploiter le gaz de schiste en France  mais il les encourage à empoisonner les nappes phréatiques dans les anciennes colonies françaises dites indépendantes.

Je ne t'apprends rien.

En affirmant que tu n'es pas le président d'une puissance coloniale et en usant du langage du chef d'une armée coloniale tu nous révèles ta nature de manipulateur.

A l"étudiante qui t'a interpellé sur la présence des militaires français dans les anciennes colonies françaises d'Afrique tu as eu la réaction d'une violence inouïe qui rappelle Bigeard et Massu pendant la bataille d'Alger.

"Les soldats français ont tous les droits en Afrique". C'est ma lecture de ta réponse brutale.

Les Africains doivent s'incliner même lorsque les soldats en question se font sucer la bite par des enfants africains affamés qui ont eu l'imprudence de leur demander quelques biscuits.

Non Emmanuel Macron.

Tu es aussi moderne que l'était Valéry Giscard d'Estaing. C'est-à-dire aussi colonialiste que lui dans ton langage démagogique et dans ton comportement méprisant. Sauf que tes promesses mirobolantes d'instaurer un partenariat équitable ne seront réalisables que lorsque la France libérera l'Afrique des dictateurs qu'elle arme, finance et protège contre la volonté des citoyens africains d'accéder à la souveraineté réelle.

J'attends de voir ce que tu diras et feras à Alger le 6 décembre 2017 face à un président malade qui n'a plus l'énergie t'écouter et la lucidité de te répondre vertement.
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Hocine Mahdi
le 2 décembre 2017
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Tuesday, November 14, 2017

Les hommes que je détestent

Imaginez un millionnaire logeant son épouse légitime et ses nombreux enfants
Dans un minable F3 où  l'Etat recase les sinistrés et les habitants des bidonvilles.
Il possède plusieurs magasins et résidences
Et il a les moyens de les loger dans une belle villa.
Pourquoi ne le fait-il pas ? 
L'homme pèse plus de 90 kilos pour 1m 95, une force de la nature.
Son épouse mesure 1m 60.
Il ne va chez elle que deux fois par semaine et pendant les jours fériés.
Mais presque à chaque fois il lui fait la fête à coups de poings et de pieds
Et à des heures indues.
Les cris de la malheureuse réveillent tous les habitants du quartier.
Quand un jour des voisins ont frappé à sa porte pour le calmer,
Iil est sorti avec une barre de fer en grondant que chez lui et avec sa femme
Il a le droit de faire ce qui lui plaisait.
Pas question  de le dénoncer à la police au moins pour tapage nocturne.
Il a les bras longs.
Jamais plus personne n'a osé le déranger.
D'autant plus que son épouse ne se sent pas le droit moral de se plaindre...
A cause des enfants qu'elle a peur de perdre en divorçant.     
Je le connais mais de loin.
En apparence c'est le bonhomme sans problème, gentil, cordial.
Alors pourquoi est-il si méchant avec la mère de ses enfants ?
Quel plaisir tire t-il en frappant sa femme qui a les moyens de le jeter en prison 
Mais ne le fait pas pour épargner de grandes souffrances à leurs enfants ?
Quelle gloire tire t-il en abusant de sa force de videur
Contre une faible personne qui est sous sa protection ?
En général un mari qui bat sa femme ce n'est qu'un minable, indigne de respect.
Abuser de ses forces contre une personne sans défense
Ou qui s'interdit de se défendre,
Est le fait d'un homme d’honneur ?
D'un vrai homme qui se respecte et mérite le respect des hommes.
La chance des minables qui battent leurs épouses c'est que
Celles-ci subissent en silence pour des raisons objectives et louables :
Liées directement à l'avenir des enfants.
Je déteste ces hommes parce que leur violence traumatise les enfants
Qui en sont toujours les témoins directs
Et deviendront plus tard d'une violence inouïe.
Je les déteste parce qu'ils se vengent sur leurs épouses
Des humiliations qu'ils encaissent à l'extérieur
En silence et avec une grande lâcheté.
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Hocine Mahdi
-----Le 14 Novembre 2012
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Monday, October 30, 2017

Octobre 2017 plus violent qu'Octobre 1988

Le 28 octobre 2017 à 22 heures 20 minutes j'ai publié sur ma page Facebook un bref texte par haine à l'égard du FLN et du RND qui ont littéralement désossé l'Algérie et créé une situation explosive qui pourrait dégénérer à tout instant dans la mesure où Ahmed Ouyahia et Djamel Ould Abbès semblent obéir à une consigne venue d'en haut : 
"-Accélérer le pourrissement, pousser les citoyens à envahir les rues comme en octobre 1988." 
Est-ce à l'effet de fournir à l'armée le prétexte d'intervenir comme l'avaient fait Khaled Nezar et ses pairs en 1988 ? Terroriser les citoyens et gagner 20 ou 30 ans de paix sociale. 
Ce sentiment qui me tourmente est très fort puisque les maîtres du pouvoir s'opposent viscéralement à l'instauration réelle de l'Etat de droit. Ce qu'ils nous ont démontré tant de fois en replaçant à des postes importants de la gouvernance des hommes connus et honnis à cause de leur incapacité d'améliorer la situation du pays. 
Voici le texte du 28 octobre :

"-Dans trois jours nous "fêterons" le 1er Novembre.
   Les martyrs se retourneront dans leurs tombes pendant que les survivants de la guerre de libération qui les ont trahi se gaveront de méchoui.
   Ces traîtres à la nation ont détourné le cours de la révolution et confisqué la souveraineté citoyenne. 

    Mercredi sera l'orgie des ogres qui ont désossé l'Algérie au nom de la révolution et au nom des martyrs.

Révoltant !!!"


Le matin du 29 octobre 2017 j'ouvre les yeux sur des images d'universitaires algériens qui se sont agglutinés massivement autour de l'Institut culturel français avec l'espoir de subir avec succès un test qui leur ouvrirait l'accès à l'émigration légale en France. 

Ces images me bouleversent. 
Elle me ramènent 29 ans en arrière, au 5 octobre 1988, quand les jeunes étaient descendus massivement dans la rue pour réclamer la fin du régime de la rente en s'attaquant aux symboles de l'Etat. 
Les jeunes de 1988 n'étaient pas informés de la volonté qu'avaient les généraux à massacrer des milliers de manifestants si la sauvegarde du régime l'exigerait. 
Par contre les jeunes de 2017 ont des informations terrifiantes. 
Par exemple : 
Khaled Nezar était prêt à tuer 60 mille manifestants afin de calmer la grogne populaire tandis que les frères Lamari iraient jusqu'à massacrer 3 millions et demi de citoyens. Leurs propos menaçants et leurs capacités de nuisance furent diffusés par des livres, des journaux, des enregistrements audio et vidéo. Ils furent aussi constatés sur le terrain contre des citoyens qui ont manifesté leur colère en dénonçant l'injustice et la mauvaise gouvernance dans plusieurs villes en Algérie. 
Les images du 29 octobre 2017 immortalisent symboliquement une manifestation plus violente que celle du 5 octobre 1988 contre le pouvoir. 
Elles disent ceci à Ahmed Ouyahia :
"- Vous avez dirigé 10 gouvernements entre 1995 et 2017, qu'avez-vous fait de bien et de durablement utile pour la Nation ? Vous êtes, avec le FLN et le RND, la principale cause de la déchéance du pays sur le double plan interne et externe mais vous refusez de l'admettre. Notre malheur vient de votre entêtement de croire que le sauvetage du pays ne pourra pas se réaliser sans vous." 
A deux jours de la célébration du 63 ème anniversaire du déclenchement de la dernière phase de la guerre de libération, des millions d'Algériens rêvent de fuir le pays à cause de l'injustice, de la hogra, du FLN et du RND.

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Photo de Hafit Zaouche

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Photo Hafit Zaouche

   



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Tuesday, October 17, 2017

FALSIFICATION ET MENSONGES ; LE 17 OCTOBRE 1961

Contre l'amnésie nous reprenons intégralement un texte du 8  novembre 2010 intitulé :
Du 8 mai 1945 au 17 octobre 1961
Négationnisme caractérisé

Début octobre 2010 la chaîne TV du sénat français avait consacré une émission spéciale aux relations passionnelles algéro-françaises/franco-algériennes en prenant pour prétexte la diffusion en salle de deux films : « Des Hommes et des Dieux » et « Hors La Loi ». Tous les deux traitant de l’Algérie pré et post indépendance. Mais le débat s’est focalisé sur l’œuvre de Rachid Bouchareb (Hors La Loi); une fiction où le réalisateur montre de brèves séquences du massacre d’Algériens à Sétif le 8 mai 1945. Séquences indispensables à la trame de la fiction. Dans plusieurs villes de France la diffusion de cette œuvre a donné lieu à des réactions hostiles car ressentie comme une provocation par des extrémistes beaufs toujours prisonniers d’un « glorieux » passé d’esclavagistes mais qualifiés par l’Etat républicain français de pionniers, de bâtisseurs. Cela nous ramène au temps des razzias où une coalition de spoliateurs européens avait exterminé les autochtones pour accaparer le continent américain, le Canada, l’Australie et l’Océanie.
Jusque là nous avions cru que le virus de la ‘’nostalgérie’’ reste encore très virulent mais qu’il était en train de vivre ses dernières années dans la mesure où le plus gros contingent des inconditionnels, pieds-noirs ou autres, de ‘’l’Algérie française’’ est au bord de la tombe ou n’a plus la capacité physique et mentale de s’accrocher à des luttes d’arrière-garde. Il nous fallait tout simplement patienter, laisser au temps le temps d’estomper les frustrations et à la raison de neutraliser les égoïsmes pour ouvrir la voie du rapprochement aux générations de l’après-guerre des deux rives : construire l’avenir ensemble dans le respect mutuel, sans se mentir, sans manipuler l’histoire ni en faire une rampe de lancement au profit des politiciens carriéristes en mal de popularité et dont les ambitions démesurées les poussent aux deux extrémités des extrêmes.
Hélas ! 
Mille fois hélas !
Pendant que la nation algérienne exsangue essayait de se reconstruire en pansant ses plaies sanguinolentes, séquelles de 132 ans de barbarie coloniale, les "nostalgériques" cultivaient la rancune et la phobie à l'encontre de tout ce qui symbolise l’Algérie indépendante. 
Pourtant en France, plus et bien mieux qu’en Algérie parce qu’ils sont plus libres, des écrivains, des universitaires, des penseurs, des historiens admirables de courage, de clairvoyance et de persévérance, avaient très tôt emprunté le chemin inverse à fin de déterrer les vérités historiques, aboutissant à des conclusions inattaquables quant à la nature et à la qualification juridique du colonialisme : Un Crime contre l’humanité.
Que s’est-il donc passé au fil de ces trente dernières années pour que les sommets de la hiérarchie politique et médiatique française soient noyés par la déferlante visqueuse d’un négationnisme non moins visqueux ? 
Car la réhabilitation de l’O.A.S et l’adoption de la loi de février 2005 décrétant que le colonialisme est un système positif ne sont pas intervenues spontanément. Elles sont l’aboutissement d’une longue maturation entre colons et fils de colons, harkis et fils de harkis, politiciens carriéristes chassant sur les territoires de l’électorat lepéniste, algériens élevés dans la tradition béni-oui-oui et le relatif confort matériel dont avaient joui les assimilationnistes sous la colonisation. Ceux-ci continuent de reprocher jusqu’à ce jour au général de Gaulle d’avoir abandonné la perle de l’empire colonial français aux égorgeurs du FLN. 
Actuellement on ne compte plus les Algériens, jeunes et vieux, qui ne se cachent plus pour accuser le pouvoir algérien d’être aussi injuste, aussi clientéliste, aussi corrupteur que le pouvoir colonial. 
Nier cela sera pire qu’un mensonge. Ne jouons pas stupidement à l’autruche. Il n’y a que la composante éféléniste pervertie de 1962, sourde, aveugle, bouffie par la rente, sénile, coupée de la réalité de l’Algérie profonde, qui s’adonne à ce jeu de lâches (beaucoup de ces éfélénistes ont choisi de finir leurs vieux jours dans une retraite dorée... en Frnce).
Il est tout de même aberrant d’entendre en 2010 un écrivain dire sans rougir que la France colonialiste n’avait pas perpétré un massacre à Sétif, à Guelma et à Kherrata le 8 mai 1945. Selon lui les forces françaises de sécurité auraient tout juste réprimé un peu durement une manifestation violente fomentée par des ennemis de l’ordre républicain. Ce ne sont pas là des propos négligeables tenus par un monsieur tout le monde au comptoir d’un bistrot quelconque. La chaîne TV du sénat n’ayant invité que des intellectuels, il nous est absolument défendu d’observer un minimum de complaisance ou de garder le silence.
Ainsi le sieur Lucas, écrivain, membre d’une confédération de ‘’nostalgériques’’ ayant vendu à un prix élevé ses bulletins de vote à Nicolas Sarkozy ; du donnant-donnant qui relègue l’honneur au tout dernier rang des soucis des contractants, acheteurs et vendeurs mélangés.
Que le sieur Lucas ait réduit à deux-mille le nombre des victimes du carnage commis le 8 mai 1945 dans le Constantinois cela n’engage que sa crédibilité. 
De notre côté, jamais, au grand jamais, nous ne nous impliquerons dans les stupides et stériles batailles des chiffres quand celles-ci n’altèrent pas le fond du problème. Nous avons des précédents juridiques qui nous évitent de tomber dans le piège que nous tendent nos contradicteurs à l'effet de nous détourner de l’essentiel. 
L’exemple du village martyr Oradour-Sur-Glane nous épargne les polémiques pernicieuses.
Des soldats allemands tuent 645 ou 647 civils (françaises et français) pour non dénonciation de terroristes, en application du concept de la responsabilité collective si cher à François Mitterrand, René Coty, Massu, De Gaulle, Nixon, Sharon, Netanyahu, Bush comme à Hitler.
Que l’on nous permette une parenthèse qui facilite la compréhension de notre position :
Le résistant français était un terroriste aux yeux de l’armée hitlérienne. 
Le résistant algérien était un terroriste aux yeux de l’armée et des colons français.
Le résistant irakien est aujourd’hui un terroriste aux yeux de l’armée américaine.
Les résistants palestiniens et libanais sont aujourd’hui des terroristes aux yeux de Tsahal, des colons sionistes, de Barack Obama, de Nicolas Sarkozy, de Tony Blair, d’Angéla Merkel pour ne citer que les proxénètes du Conseil de sécurité de l’ONU. 
Preuve que les spoliateurs, exterminateurs, violeurs, inventent des lois et des vocables pour demeurer toujours les maîtres. Mais parfois la roue du destin tourne en faveur des opprimés.
L’exemple d'Oradour-Sur-Glane est une belle leçon que ni les colons français ni les colons sionistes ni les exterminateurs américains n’ont retenue. Les 645 ou 647 victimes de ce village furent bien vengées par le Tribunal Pénal international qui avait condamné la puissance spoliatrice allemande à travers ses officiers militaires  pour crime contre l’humanité. Aussitôt l’Etat républicain français avait converti le village martyr en musée à ciel ouvert. Pour l’histoire mais surtout en vue de mettre en garde les générations montantes contre les horreurs de la guerre.
Quelle délicatesse, mes amis !
Surtout que, de I945 à 1962,  ce même Etat républicain n’avait pas arrêté un seul instant d’envoyer des adolescents français, sénégalais, corses, bretons, martiniquais, alsaciens, antillais, tuer et risquer de se faire égorger en Algérie avec la mission de protéger les colons et leurs biens mal acquis. Mais sans jamais oser avouer qu’il était en guerre en territoire étranger contre un peuple martyrisé qui luttait depuis plus d’un siècle pour son indépendance.
Revenons à la journée du 8 mais 1945 dans le Constantinois.
Les puissances occidentales avaient cité des chiffres effarants.
L’Amérique avait situé le nombre des morts entre 36000 et 45000. Pourquoi auraient-ils menti ces barbares d’Américains qui sont experts dans le domaine spécifique des génocides (Hiroshima, le Vietnam, le Liban, l’Irak, le Chili, cas tirés d’une liste kilométrique) ? 
Pourquoi auraient-ils menti ces exterminateurs d’Américains qui, officiellement, considéraient en cette période immédiate d’après guerre notre pays comme partie intégrante du territoire français et n’avaient aucune raison politique de chagriner leur allié, le général de Gaulle ? 
Des observateurs occidentaux, amis de la France, avaient en outre retenu un non-sens ou une bizarrerie bien française :
Pour réprimer la marche pacifique anticolonialiste des Algériens à Sétif qu’a fait l’Etat républicain français ?
Il avait engagé la marine, l’aviation et plusieurs corps de l’armée d’occupation. C’est à partir du port de la coquette ville Béjaïa (ex Bougie) que les navires de guerre envoyaient leurs gros obus, ravageant des douars entiers qui se trouvaient dans la trajectoire de tir de l’artillerie lourde. Cas de Béni Ourtilène et ses environs.
Marine, aviation, force de sécurité, gendarmes, légion étrangère, harkis, milices de colons et de pieds-noirs, fantassins sénégalais, Calédoniens, réunionnais, tabors marocains etc. Tout cela parce que l’un des jeunes manifestants avait exhibé un drapeau vert et blanc. Oui. L’Etat républicain français n’avait pas du tout supporté de voir un drapeau algérien orphelin flotter dans les premiers rangs d’une manifestation pacifique qui fut organisée pour honorer la victoire des alliés sur l’armée hitlérienne mais aussi pour rappeler aux vainqueurs leur belle promesse de libérer le continent africain du joug colonial en récompense aux colonisés qui avaient combattu l'armée nazie et apporté leur contribution à la libération de la France et de l’Europe.
Est-ce pour faire définitivement taire cette revendication légitime que les premières balles assassines des forces françaises de sécurité ôtèrent la vie au porte-drapeau ?
Car à Sétif, Kherrata, Guelma, Constantine, la journée du 8 mai 1945 avait commencé par des rassemblements joyeux et s’était achevée par un génocide.
Dans le but de fausser les calculs d’une pseudo commission d’enquête parlementaire française débarquée de Paris, qu’ont fait les autorités françaises en Algérie ?
Elles avaient brûlé les cadavres. Plusieurs centaines dans les fours à chaux d’Héliopolis. 
Nous défions quiconque de donner un chiffre proche de la vérité compris dans une fourchette de 60 % à 70 % même s’il aura accès aux archives de la guerre d’Algérie que l’Etat républicain français a une peur bleue de mettre à la disposition des chercheurs tant il a honte de ses crimes dans les anciennes colonies françaises... Particulièrement en ce qui concerne l’Algérie où s’exprime une réelle volonté citoyenne de tout savoir, par opposition à la classe dirigeante algérienne qui a décidé d’écrire une Histoire lisse, aseptisée en étouffant en 2010 un projet de loi CRIMINALISANT le colonialisme. La loi provocatrice du 23 février 2005 (1) portée à bout de bras par le président de la république française Nicolas Sarkozy (promesse électoraliste faite aux "nostalgériques") et adoptée par une coalition majoritaire du parlement français ne pouvait qu'attiser les haines.
Mille, deux-mille, quinze-mille, trente-six-mille, quarante-cinq-mille, ou six-cents-quarante-cinq morts, en quoi cela peut-il atténuer l’horreur du carnage ?
Où est la différence quand toutes les lois humaines et toutes les religions considèrent et condamnent l’assassinat d’un citoyen innocent ou sans défense au même titre que le massacre de l’humanité entière ?
Un manifestant pacifique est-il coupable d’un crime impardonnable contre la république, la démocratie et la civilisation occidentale du seul fait qu’il ait déployé un emblème pour revendiquer son appartenance à une nation privée de tous ses droits et qui désire s’affranchir ?
La réponse à ces questions dépend du côté de la barrière où est positionné la personne à qui nous nous adressons.
Du point de vue du colon : l’Algérie était le prolongement naturel de la France et les Algériens étaient des êtres inférieurs par rapport à l’espèce humaine. Tuer un colonisé équivaut à éliminer un rat ou un chien enragé. Il n’était point concevable à l’époque qu’un Algérien puisse pousser l’outrecuidance jusqu’à revendiquer un peu de justice ou un peu de liberté, encore moins l’indépendance. Il était tenu de plier l’échine ou de crever, de prendre ce qu’on veut bien lui donner et de faire ce qu’on lui demande. A moins d’être une créature atteinte du syndrome bolchevique. Donc il représente un grave danger pour la sécurité de la république et mérite mille fois la mort. Pourtant des algériens avaient fondé légalement en 1926 un parti politique en inscrivant dans son programme et dans son statut l’indépendance du pays : l’Etoile Nord Africaine de Bachir Hadj Ali et Messali Hadj. Parti qui fut agréé par les services compétents du ministère français de l’intérieur.
Du point de vue du colonisé : l’Etat républicain français avait envahi et occupé militairement l’Algérie ensuite il avait importé un grand nombre de prédateurs européens à qui il avait offert les terres les plus fertiles dont les propriétaires originels furent préalablement dépossédés par des lois iniques. Nous ne parlons pas des propriétaires qui furent exterminés, déportés en gros et en détail vers la Nouvelle-Calédonie et ailleurs, enterrés jusqu’à la mort dans des prisons pour rébellion et crime de non allégeance à la puissance coloniale.
Voir ce que font en 2010 les hordes sionistes en Cisjordanie, à Gaza et à El Qods malgré les appels répétés de l’Union Européenne et de l’ONU dont les résolutions sont bloquées par le droit de veto dont abusent les USA contre le droit international.
Ceci dit pour illustrer deux situations identiques à plus de soixante années d’intervalle.
Comme on le voit c’est la nuit et le jour en matière de différence.
Le colonisé sacrifie sa vie pour récupérer ses biens spoliés tandis que le colon tue et parfois se fait tuer pour continuer de jouir d’un butin acquis par le crime. La justice (humaine et divine) est du côté du colonisé mais les soldats, la police, les gendarmes et les juges protègent le colon.
C’était cela l’Etat républicain français soutenu par l’Occident civilisé regroupé sous la bannière de l'OTAN.
Malheureusement cette situation perdure partout. 
La Palestine, l’Irak, la Syrie, le Liban, le Maroc, une grande partie des pays africains dont les dirigeants « élus » à vie et à 99,99 % ne sont que des fonctionnaires zélés des anciennes puissances coloniales. Cas Houphouët Boigny, Omar Bongo, Bokassa, Driss Déby… (la liste est très longue).
Donc le négationniste Lucas tort consciemment le cou de la vérité historique mais assez vite il se  rend compte qu’il n’a pas une petite chance de convaincre l’auditoire. Alors il se rabat sur un sujet qui lui semblait moins ardu : le massacre des harkis en 1962 par le FLN une fois que l’Etat républicain français ait eu l’indicible cruauté de les désarmer et de les abandonner en Algérie à la vindicte populaire. Notre bon Lucas insiste et insiste encore sur la barbarie du FLN. De ce côté aussi il se mélange les pédales. C’est une lapalissade que de dire aujourd’hui qu’en désarmant et abandonnant ses harkis, qui furent d’une très grande efficacité dans la chasse aux maquisards cordonnée par le général Massu, l’Etat républicain français les avait délibérément condamnés à mort. Le général de Gaulle vomissait les traîtres et les assimilationnistes même s’il ne répugnait pas de les utiliser à la manière dont nous utilisons le papier mouchoir jetable après usage, mais il avait encore besoin d’eux dans une Algérie post indépendance qu’il voulait absolument intégrer dans le nouveau système néo-colonial qu’il avait inventé à fin de continuer de piller les anciennes colonies dont les richesses souterraines étaient l’oxygène de l’économie, de l’industrie et de la prospérité de la France.
Mais quel est le peuple en ce bas monde qui, dans l'indescriptible euphorie des premiers instants de la libération, n’a pas essayé de liquider sans procès les vilains traîtres ? 
En ces moments d’hystérie contagieuse aucune autorité ne peut maîtriser ou canaliser les réactions des foules; des réactions très souvent spontanées, parfois provoquées ou mûries pendant une longue période de refoulement, une sorte de thérapie collective d’un peuple qui fut enchaîné pendant 132 ans.
A la fin des deux guerres mondiales qui n’ont duré que 4 et 6 ans au maximum, les résistants et les bons citoyens français avaient-ils épargné les français accusés ou tout simplement soupçonnés d’avoir collaboré avec l’armée allemande d’occupation ? 
Pas du tout.
Le sieur Lucas ne se montre absolument pas scandalisé par la sauvagerie des résistants et des bons citoyens français qui, le 8 mai 1945 en France, s’étaient lancés dans une partie de chasse HYSTéRIQUE contre les vils traîtres français. En revanche il s’indigne véhémentement contre les résistants et les citoyens algériens qui, en 1962 en Algérie, avaient eu le même comportement que ses compatriotes. Pourtant il est très bien placé pour mesurer les souffrances occasionnées par les traîtres dans les pays en guerre et il est mieux placé encore pour mesurer l’irrépressible désir de vengeance des peuples colonisés contre les colons, contre l’armée d’occupation et contre les collaborateurs indigènes. 
Le système colonial n’aurait pas tenu 10 ans sans l'engagement des harkis, des collaborateurs et des mouchards, 
A cause des harkis, des collaborateurs et des mouchards,  des tribus furent exterminés, des douars entiers furent rasés, des centaines de maquisards épuisés avaient abandonné le maquis, faute de soutien logistique. 
C’est une amère vérité que n’auraient niée ni le général de Gaulle, ni Bigeard, ni Massu ni les cadres militaires et politiques du FLN qui étaient sur le champ de bataille dans les djebels et dans les milieux urbains.
Le sieur Lucas est-il seulement de mauvaise foi ?
Pire que cela.
Il affiche un parti pris qui tue le débat sur un thème aussi sensible que la mémoire collective et l’Histoire. Il est de ceux qui ont amené l’Etat républicain français à opter pour le négationnisme caractérisé en réhabilitant le système colonial qualifié désormais de mission civilisatrice et en honorant l’OAS qui aurait instauré en Algérie un mode de gouvernance copié sur l’apartheid en Afrique du Sud et sur le sionisme en Palestine si elle avait réussi dans sa tentative de scission.
Faut-il rappeler que cette organisation était composée de colons, d’officiers supérieurs de l’armée républicaine française et de ministres d’un gouvernement de la même obédience ?
Par chance, dans les années 1960, l’ONU n’était pas une simple annexe de Washington comme elle l’est devenue depuis la dislocation des pays de l’Est et de l’empire soviétique.
Nous constatons avec amertume que l’esprit « Lucas » se répand et s’affiche sans décence, nous dirions avec ostentation un peu partout. Particulièrement dans les hautes sphères de la classe politique française de droite bc bg dont les ténors exploitent ignominieusement les niches des rancoeurs, de la discrimination, des phobies. Esprit borné, gélifié, bassement revanchard, violemment "exclusionniste" que l’ONU, l’Union Européenne, le Vatican et les organisations HUMANISTES non gouvernementales occidentales ont condamné en 2010 à travers le président Sarkozy, son gouvernement bigarré et ses députés chauvins dans le sens abject du terme.
A l’instar de tous les ex-colons irréductibles et leurs descendants accrochés à un passé de dominateurs esclavagistes, le sieur Lucas ne pleure pas uniquement la perte de la perle de l’empire coloniale français. Il se délecte aussi des malheurs actuels de notre pays. Cela lui procure un immense bonheur, une jouissance intense de voir l’Algérie dans une situation peu enviable à cause du même FLN qui avait chassé les colons et confisqué les fruits de leurs rapines séculaires (les ex-colons disent : les fruits de notre labeur).
Pris en tant qu’œuvre de fiction cinématographique le long métrage ‘’Hors la loi’’ n’a presque rien dit sur les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Kherrata, Guelma ni sur les fours à chaux d’Héliopolis. Ce n’est qu’un clin d’œil superficiel. Nous sommes sidérés qu’il ait soulevé autant d’hostilité dans une démocratie républicaine même quand celle-ci ait tellement honte de son passé et qu’elle ait fini par l’habiller d’un costume de la grande noblesse tout en sachant qu’elle ne réussira à tromper que les déficients mentaux.
Personne ne peut cacher le soleil avec un tamis, dit un sage proverbe.
Personne ne peut refaire l’Histoire, dit un autre proverbe de même essence.
Le 8 mai 1945 avait vu l’Europe libérée du joug colonial allemand grâce aux Américains et à la participation des "indigènes". 
Ce fut un jour de liesse, de convivialité, de larmes de bonheur pour l’Occident civilisé.
D’un autre côté, sanglant revers de la médaille, le 8 mai 1945 avait vu le colonialisme européen redoubler de férocité en Afrique et en Asie. 
Plus remarquablement, le colonialisme français en Algérie : massacres insoutenables dont le déroulement fut consigné par les rédacteurs de toutes les chancelleries occidentales, des humanistes français et européens, des militaires français qui furent traumatisés parce qu’ils avaient soudainement découvert que l’Etat républicain français pouvait faire sans état d’âme pire que ce qu’ont fait les nazis contre des populations civiles en Europe. Pour ces pauvres conscrits c’était impensable et ils ont en souffriront toute leur vie en silence.
Terroriser les populations civiles indigènes en les pourchassant jusqu’à l’intérieur de leurs misérables logis pour prévenir ou étouffer dans l’œuf toute velléité indépendantiste. L’Etat républicain français pensait pouvoir garantir la paix aux colons par la puissance destructrice des armes quand il lui fallait simplement effacer les injustices criantes illustrées par le système du deuxième collège. 
Sur neuf millions ‘’d’indigènes’’ il n’y avait que dix-mille qui jouissaient du statut de citoyen de la République. Tous les autres étaient considérés comme le 1/10° d'un être humain. Quant aux colons et aux militaires, ils mesuraient la valeur d’un chien avec celle de cinquante ‘’ indigènes’’.
Pour en finir avec les négationnistes il nous faudra entreprendre en urgence deux actions qui réuniront des mécènes, des intellectuels et des humanistes des deux rives de la méditerranée.
Première action : 
La mise en images fidèles des confidences/confessions de Saint Arnaud et de ses contemporains qui avaient révélé certaines vérités. Ces films, s’ils  seront diffusés par les chaînes TV publiques et commerciales françaises aideront les générations françaises d’après-guerre à mieux mesurer les effets désastreux, destructeurs et déstructurants du colonialisme sur les peuples vaincus et à se positionner en connaissance de causes sur un héritage morale qu’elles doivent assumer avec le même courage qu’elles avaient assumé moralement les déportations des juifs par la police française en Allemagne et les massacres de Madagascar. 
Parce que la grandeur d’une nation républicaine est dans sa capacité à se remettre en cause quand il le faut. Elle n’en sera que plus respectable. 
Parce que, un enfant qui hérite de ses parents ou de ses grands parents un gros patrimoine, est moralement tenu de prendre tout : l’actif et le passif. Il est tenu moralement et légalement d’assumer les dettes sauf s’il reniera ses ascendants et rejettera l'héritage en bloc.
En déclarant qu’il n’était pas né quand la France avait colonisé une partie de l’Afrique pour ne pas demander pardon aux victimes des exactions coloniales que fait le président de tous les Français Nicolas Sarkozy ?
Etant un descendant d’immigré de Hongrie parfaitement intégré il renie ses parents adoptifs en cherchant à profiter des actifs d’un fabuleux héritage sans régulariser le passif ; autrement dit sans payer les dettes.
Aux yeux de la loi c’est une forfaiture.
Deuxième action : 
Le recensement minutieux de tous les cas d’espèce semblables à celui d’Oradour-sur-Glane dans les anciennes colonies européennes et américaines en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, en Océanie. Prendre pour repère 1939, année qui a été retenue par le Tribunal Pénal International pour asseoir juridiquement les qualifications des  Crimes  de guerre et des Crimes contre l’humanité ayant servi à condamner les officiers de l'armée Allemande. 
Toutes les forces d’occupation ont fait la même chose. 
Nous ne citerons que des exemples qui sont connus des générations actuelles : Gaza, Felloudja, Sabra, Chatila, Kafr Kacem. 
Le Tribunal de Nuremberg avait été créé pour prévenir et réprimer les massacres des civils PAR LES PUISSANCES USURPATRICES dans le monde entier. 
Malheureusement, à ce jour et malgré les preuves que rien n’effacera jamais, aucune puissance colonial occidentale n’a rendu des comptes. Les grandes puissances n'ont pas étaient jugées parce que les crimes contre l’humanité qu’elles ont perpétrés après 1939 dans leurs anciennes colonies concernent uniquement des victimes africaines, asiatiques et d'Amérique latine. Car, en 1885, les pays européens s’étaient partagés le continent africain qu’ils n’ont partiellement ou fictivement libéré que dans les années 1960. Mais combien d’Oradour-sur-Glane avaient-ils commis pour faire de la place aux colons occidentaux qui avaient construit leurs fortunes avec la chair, le sang et la sueur des indigènes?
Maurice Papon, préfet du département de Constantine puis préfet de Paris en I961 sous le général de Gaulle, avait ordonné et supervisé de bout en bout un carnage contre nos ressortissants vivant en France.
La raison ?
Une manifestation pacifique où fut exhibé le drapeau vert et blanc, comme à Sétif, Kherrata, Guelma le 8 mai 1945. Ce n’est qu’à partir de 1981 qu’il sera pourchassé sous l’impulsion du président de la république François Mitterrand puis sévèrement condamné par la justice Française. Il finira ses vieux jours en prison.
A cause du massacre des Algériens le 17 octobre 1961 ?
Non. 
Au contraire, en cassant du bougnoule à tour de bras il fut honoré malgré le déshonneur dont la férocité de la répression avait éclaboussé l’Etat républicain français aux yeux du monde entier.
C’était pour une affaire plus vieille qui sera exploitée par les lobbys sionistes grâce à François Mitterrand. Il a été condamné à cause de sa collaboration avec l’armée d’occupation allemande sous le régime de Vichy (1939/1945).
Comme nous l’avons dit plus haut : De Gaulle vomissait les traîtres mais il ne répugnait pas de leur confier la sale besogne puis de les traîner dans la boue ou de les faire massacrer.
8 mai 1945 et 17 octobre 1961 : deux dates charnières qui nous ont démontré jusqu’où peut aller une puissance coloniale à fin d'étouffer les revendications légitimes d’un peuple vaincu à qui elle renie le droit d’appartenir à l’espèce humaine.
Nous le voyons en 2010 en Palestine, en Irak, en Afghanistan.
Les générations qui n’ont pas vu l’Etat républicain français en action dans les anciennes colonies sur les quatre continents n’ont qu’à se référer à ce que font les hordes sionistes à Gaza, au Golan, au Sud Liban, en Cisjordanie en ce moment.
Elles n’ont qu’à se référer sur les exploits de l’armée américaine à Bagdad, à Felloudja, à Abou Ghrib contre les populations civiles, les prisonniers, les journalistes, les scientifiques etc. de 2003 à ce jour. Rien que pour spolier le pétrole des irakiens et, accessoirement, pour consolider la sécurité des hordes sionistes que Saddam Hussein avait eu l’imprudence ou la bêtise de menacer en sachant que tout dictateur arabe qui menace les sionistes c’est comme s’il avait déclaré la guerre aux USA et à l’Europe de l’Ouest.

Hocine Mahdi
Le 8 Novembre 2010 

Thursday, October 05, 2017

Lettre d'un citoyen ordinaire à Ahmed Ouyahia

Comment écrire à une créature qui a l'apparence d'un être humain et qui est dotée d'une intelligence supérieure mais qui ne possède aucune qualité d'un homme à principes, de conviction, de bon sens, de coeur ?
Comment écrire à un robot à visage humain qui est programmé pour atteindre le citoyen ordinaire dans sa dignité et le rabaisser en dessous de tout ?
Comment écrire à un robot à visage humain qui est programmé pour semer le désespoir, la mal vie, la misère, la haine, la résignation ou la rébellion, le désir de fuir le pays ou de se suicider ?
Au poste de wali, de haut cadre, de ministre ou de Premier ministre, presque tous les commis de l'Etat ont fait du mal à la Nation mais aucun n'en a fait autant que vous.
De votre entourage sont exclus les experts consciencieux, les compétents, les sages, les patriotes sincères qui désirent construire et hisser l'Algérie au rang des pays où la justice, la science et le travail créent la prospérité, le bien-être et les conditions d'une vie paisible et confraternelle.
Dans votre entourage les femmes et les hommes doivent courber l'échine et adouber vos décisions quelle que soit leur degré de nuisance sur le pays. S'ils ne le font pas vous les traitez d'agents de l'étranger, d'ignorants, de saboteurs. Tous ceux qui vous contredisent sont des ennemis de l'Algérie. 
Quand vous organisez des dialogues avec la société civile et les opposants politiques c'est pour imposer des solutions qui sont souvent très mauvaises.
En 1995 vous avez brisé l'avenir de nos enfants et de nos petits enfants.
En 2003 vous avez brisé l'avenir des enfants de nos petits enfants.
En 2008 vous avez bloqué l'avenir de la génération suivante.
En 2017 vous avez pris le terrible risque de ruiner toutes les chances du pays de sortir de la crise multidimensionnelle en restant sourd aux pressants appels des experts, des sages, des patriotes sincères.
Comment donc vous écrire et quoi vous écrire ?
Quand j'écrivais dans la presse dans les années 1990-2000 pendant que vous étiez Chef du gouvernement, mes articles vous concernant étaient durs.
Je ne le regrette pas parce que, selon moi, vous n'avez rien fait de bon pour mon pays. A chaque fois vos mesures ont aggravé les problèmes au lieu de les résoudre. 
Votre mépris à l'égard des experts consciencieux, des compétents, des citoyens et des patriotes sincères est révoltant.
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Hocine Mahdi
...........Le 5 octobre 2017
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Sunday, August 06, 2017

Lettre à Ali Haddad : Vous êtes un monstre

    Je m'exprime en qualité de citoyen algérien qui voit en vous un être malfaisant que la justice de son pays n'est pas autorisée de mettre hors d'état de nuire, vos relations et vos protecteurs étant plus puissants que les femmes et les hommes qui ont le devoir et la mission d'appliquer la Loi en Algérie contre des monstres de votre espèce.
   Je vois en vous un pillard parmi les centaines d'arrivistes du dernier quart d'heure qui profitent de l'absence de l'ETAT algérien en exportant frauduleusement les deniers publics en Europe et ailleurs, appauvrissant ainsi volontairement la nation algérienne, en raison de leur haine à l'égard des citoyens algériens et de l'Algérie.  
   J'ai vu cette haine que vous manifestez à l'égard des Algériens le jour de l'enterrement de Rédha Malek.
     Votre hilarité au dessus de sa tombe encore ouverte en dit long sur votre inhumanité.
   Ce jour là vous avez craché votre mépris au visage de l'Algérie profonde que vous avez condamnée à la survie végétative par vos agissements monstrueusement antipatriotiques.
     Peut-être vous vous croyez immortels ?
     Libre à vous de voir en moi un être malveillant. 
    Je sais, et vous le savez plus que moi, que si vous étiez en Europe, au Canada ou aux USA, vous auriez été très lourdement condamnés pour évasion et fraude fiscales, fausses déclarations de chiffres d'affaires, non-paiement des impôts, non-remboursement des prêts bancaires. Aucune banque ne vous aurait prêté deux milliards de dollars sans garantie parce que vous êtes l'ami du frère du président de la république et la Justice se serait automatiquement auto-saisie de vos dossiers car elle est indépendante du pouvoir politique.  
  J'ai toujours combattus les pillards, les opportunistes, les fraudeurs dont les activités appauvrissent des millions de citoyens dans leur pays alors qu'ils ont d'énormes possibilités de créer des emplois et des richesses en contribuant à la souveraineté nationale. 
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Hocine Mahdi
..... Le 6 août 2017
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