Thursday, May 18, 2017

La mountader fi el moubacher (*)

Visite surprise de George Walker Bush en Irak. Notez l’importance de la date : Un 14 décembre.

Jour mémorable de son plus beau butin de guerre après les immenses gisements de pétrole de Mossoul et de Kerkouk qu’il s’est empressé de confier à la garde d’un gouvernement kurde indépendant (on dit autonome, moi je dis mon œil). En l’occurrence la capture dans un trou à rat de Saddam Hussein qui sera mondialement médiatisée :
Ridicule mise en scène qui déshonore l’armée US plus que l’ancien harki du Pentagone et ami de Rumsfeld et de la famille Bush.
Visite surprise d’un chef de guerre sans gloire à ses troupes d’assassins grassement rémunérés qui ont dévasté l’Irak à la manière des envahisseurs européens sur le continent américain au cours des siècles de la barbarie absolue :
Tout détruire, tout brûler, tout piller, violer, torturer, exterminer, démembrer parce que la seule loi qui était appliquée en ces temps là était celle de la force bestiale.
Et gare aux peuples vaincus !
Depuis la conquête de l’Irak nous avons constaté que dans tous les pays où se rendait Bush en visite officielle des milliers de citoyens révoltés descendaient dans la rue pour brûler son effigie et lui crier leur haine. Exception faite en Arabie Saoudite, au Qatar, en Egypte et dans d’autres pays arabes dits modérés où la CIA protège les familles régnantes et les dictateurs. S’ils avaient pu le faire les manifestants de tous les pays auraient certainement bombardé l’indésirable visiteur :
-de tomates pourries,
-d’œufs,
-du contenu des pots de chambre recueilli auprès des enfants privés d’eau potable en Afrique, au Yémen, en Afghanistan, en Palestine et en Irak,
-de pierres ramassés dans les décombres des maisons irakiennes libanaises, afghanes et palestiniennes rasées par l’aviation et les bombes à fragmentation de l’industrie sophistiquée américaine,
-de chaussures des estropiés à retardement des frappes chirurgicales qui laisseront des milliers de bombes dont l’explosion, longtemps après la guerre, tueront et handicaperont des citoyens qui ont oublié les atrocités de l’occupation (46 ans après l’indépendance les mines antipersonnel de l’armée française font des victimes en Algérie).
Le risque était si grand, si visible que les Etats hôtes déployaient d’impressionnantes forces de sécurité et de répression qui forment des barrages de plusieurs kilomètres autour de la résidence de l’encombrant invité.
En Suisse, en Allemagne, en Australie, en Angleterre, en France, au Canada, au Japon, nous assistions au même scenarii : partout des citoyens de tous les milieux armés de pancartes insultantes et de mannequins représentant la caricature de Bush.
Il y eut même des manifestants qui formèrent une haie et baissèrent pantalon et slip en faisant le geste de déféquer sur le visage de Bush. Faute de pouvoir le faire dans la réalité ils ont conçu ce tableau éphémère d’une grande inspiration de l’impuissance des humanistes à combattre pacifiquement les pouvoirs voyous qui dévastent le monde.
Nous pensons, sans risque de nous tromper, que c’est pour réaliser le rêve de centaines de milliers de citoyens du monde qui n’ont aucune chance d’approcher si près de Bush et de lui dire tout le mal qu’ils pensent de lui que le journaliste Ezzaydi El Mountader a traité Bush de chien en lui lançant sa paire de chaussures à la tête.
S’il avait l’intention de toucher sa cible le téléaste de la chaîne TV el Baghdadia aurait réussi. C’eût été un jeu d’enfant tant il en était proche.
La symbolique du geste comptait plus qu’une légère blessure en la circonstance. Car dans la tradition du Moyen Orient le lancer d’une paire de chaussures à la tête d’une personne c’est la manifestation à l’égard de celle-ci d’un mépris extrême et d’une haine mortelle.
Et, comme nous l’avons constaté en Europe, en Australie, en Amérique Latine, en Asie, des centaines de millions de citoyens du monde qui militent en faveur de la paix et contre la pauvreté ont montré le même degré de répulsion envers le deuxième Hitler de l’histoire contemporaine en le brûlant symboliquement et en exhibant leurs postérieurs malgré la sauvagerie des forces de répression en Europe, au Canada et en Australie où le jeu démocratique autorise les manifestations de rues parce que les citoyens ne renoncent pas facilement à leurs droits constitutionnels comme les peuples arabes.
El Mountader Ezzaydi a bien accusé Bush d’être à l’origine de la mort de centaines de milliers d’Irakiens en sachant de quoi il parle.
Il était à Felloudja, à Nadjaf, à Bagdad etc. quand les hélicoptères américains bombardaient des quartiers résidentiels, massacrant des centaines de civils qui ont manifesté leur farouche opposition à l’occupation barbare.
Il était présent quand l’armée américaine a livré les sites archéologiques et les musées au pillage des prédateurs dont des sionistes qui ne pouvaient espérer une si belle occasion d’effacer les vestiges d’une civilisation de cinq millénaires qui sont classés patrimoine mondial par l’UNESCO.
Il a vu des milliers de bébés mourir faute de lait, de médicaments, de produits d’hygiène, d’eau potable à cause du blocus anglo-américain dont le bilan était de six cents mille enfants morts avant le 1° Janvier 2000.
Il a vu des hélicoptères et des chars canardant des journalistes qui étaient reconnaissables au gilet de la presse pour les empêcher d’informer, de filmer les atrocités, de dire ce qu’ils ont vu et ce qu’ils en pensent.
Ces horreurs, ni Bush ni El Talabani ni El Maliki ne leur accordent de l’importance, les considérant comme des dégâts collatéraux inévitables quand la puissance occupante est engagée dans la noble mission de destituer un dictateur sanguinaire qui a menacé le régime sioniste (51ème Etat US) de liquidation même quand il est ridiculement armé et que ses principaux fournisseurs en armement sont les seuls défenseurs à l’ONU du colonialisme en Palestine : France, Angleterre, Allemagne, USA.
La conférence de presse s’est déroulée dans l’inviolable et hyper sécurisé quartier vert de Bagdad, sanctuaire où sont isolés les dirigeants de l’occupation, les missions étrangères et le « gouvernement » pseudo souverain et démocratique irakien.
Comme à son habitude Bush a été insolent et menteur.
Sa première déclaration était une provocation et une insulte au vu du drame insupportable de la nation irakienne :-‘’L’occupation de l’Irak fut une décision très difficile mais c’était indispensable pour la sécurité de l’Amérique’’.
Pour ce mensonge grossier Bush méritait la mise en quarantaine par le président, le premier ministre et les parlementaires irakiens (élus du peuple ???). Mais ceux-ci étaient au garde à vous, dociles, dévoués, exprimant la reconnaissance du ventre.
Et pour cause !
Pendant ces dernières années l’administration Bush a distribué 100 (cent) milliards de dollars aux officiels et aux chefs de tribus irakiens. En principe cinquante milliards de ce pactole aurait dû servir à la reconstructions des grosses infrastructures et les villes et villages qui furent rasés par l’expérimentation de la ‘’guerre’’ des étoiles dans la réalité d’une guerre d’invasion après le désarmement du pays ciblé (l’ONU s’étant chargée de cette basse besogne).
Ce scandale financier n’a pas été déterré et dénoncé par le président, le gouvernement et les parlementaires « élus du peuple irakien ??? ». Il est examiné par le Congrès élu par la majorité du peuple américain qui sent que le moment est venu de respecter quelque peu la loi et la morale pour améliorer l’image de l’Amérique en Europe, en Australie, au Japon et au Canada qui sont des amis et des alliés à ne plus négliger.
En répétant ses mensonges autant de fois que possible Bush applique une stratégie de son maître à penser Hitler :-‘’S’il sera répété dix fois ou cent fois, un mensonge restera un mensonge. S’il sera répété mille fois, le même mensonge deviendra une vérité’’.
C’est important à retenir :
Ezzaydi a traité Bush de chien en lui lançant sa paire de chaussures au visage sans vouloir le toucher. Ce qui était à sa portée puisqu’il se tenait au deuxième rang de la minuscule salle de conférence.
Quand vous apprenez que Bush a commis l’outrecuidance de débarquer en Irak sans que ses harkis de confiance, les dirigeants irakiens, n’aient été informés de la visite, vous vous dites que ceux qui auraient dû bombarder ‘’l’Empereur’’ en déchéance de leurs chaussures sont El Talabani, El Maliki, les ministres et les parlementaires (élus du peuple irakien???).
Beaucoup d’intellectuels de service, de journalistes fonctionnaires des médias étatiques et privés survivent grâce à la mondialisation de la censure, de l’autocensure, du mensonge médiatique, de la rétention de l’information, de la manipulation de l’opinion en cours depuis 2001 sous le contrôle de l’administration Bush. Ils sont unanimes à qualifier le geste de Mountader Ezzaydi de la marque d’une mauvaise éducation, de non professionnel, de ridicule, d’inconvenable, de honteux, d’enfantin, estimant qu’un journaliste dispose d’une arme très efficace (sa plume et sa caméra) et de la liberté d’expression pour transmettre ses messages.
Ah si le ridicule tuait !
Depuis que Bush avait décidé secrètement d’anéantir l’Irak et avait chargé la CIA de fabriquer un prétexte plausible pour mobiliser l’opinion américaine et européenne autour de son projet, des milliers de livres et de reportages filmés, des dizaines de milliers d’articles de presse, de travaux universitaires et de conférences diffusés quotidiennement à travers le monde n’ont eu aucun effet sur le comportement de l’administration Bush. Les sondages d’opinion le démontrent indiscutablement : ce sont les échecs successifs de la politique économique, la faillite de l’ultralibéralisme, l’affaire des subprimes et les scandales financiers de la bourse et des banques, les conséquences de l’ouragan Katerina et leur mauvaise gestion en Louisiane par Bush et son équipe dont le principe est d’ignorer les bas fonds de l’humanité et les laissés-pour-compte, l’explosion de la pauvreté, l’inaccessibilité aux soins à une impressionnante masse de démunis en Amérique qui ont détourné une partie de l’électorat républicain du candidat John Mac Caïn qui n’avait rien de consistant sur ce plan à proposer.
Si des intellectuels américains solides, sérieux, peu subversifs, habituellement écoutés par les cerveaux de la Maison Blanche, ont été méprisés et accusés d’antipatriotes parce que dans leurs analyses ils avaient anticipé la catastrophe humanitaire que nous constatons aujourd’hui en Irak, qu’en sera-t-il des écrits des « grands » journalistes et intellectuels arabes qui se sont montrés incapables de combattre au sein de leur société les comportements et les idées rétrogrades ?
Un grand nombre d’entre-eux ont déserté les champs de bataille (leurs pays), se sont réfugiés en Amérique, au Canada, chez les anciennes puissances colonialistes européennes pour pouvoir dénoncer des dictateurs qui sont soutenus et protégés par les USA et les puissances en question. Cela peut sembler un paradoxe mais acceptons sans préjugé ce postulat dans la mesure où certains n’ont pas trouvé une autre solution de se soustraire à l’incarcération, à la torture, à l’arbitraire des dictateurs et aux couteaux des égorgeurs des extrémistes religieux dont les exactions contre les citoyens ordinaires n’ont fait que consolider les dictatures en place.
Faut-il encore que ces intellectuels de bonne éducation aient le sens de la mesure. Vivant loin de la guerre ou servant de porte-voix au pouvoir irakien ils doivent comprendre que le travail de la presse libre, malgré sa pertinence, n’a aucun effet sur les décisions de l’administration américaine qui, avant l’invasion, avait tracé le plan "chitanique" de ramener l’Irak à l’âge de pierre et de le vider de sa matière grise. La catastrophe humanitaire était appréhendée par les stratèges de l’occupation comme un élément fondamental dans cette guerre destinée à décourager les résidus du nationalisme arabe et du front de la résistance de suivre l’exemple de Saddam qui se croyait assez fort pour renverser le rapport des forces dans la région.
C’était parfaitement étudié et prémédité.
La Syrie, la Libye et l’Iran étaient les principaux destinataires du message : la horde sioniste doit demeurer la plus grande puissance militaire du Moyen Orient. Toute concurrence est interdite.
C’est de ce point de vue que l’agression de Mountader Ezzaydi contre le criminel Bush mérite l’attention et interpelle tous les journalistes du Monde Arabe dont le travail considérable n’atteint jamais les antichambres des pouvoirs de décision.
Qu’ils soient laïcs, démocrates, musulmans modérés et ouverts aux autres religions, ces journalistes sont encore regardés comme une curiosité folklorique même (surtout) quand leurs observations, leurs projections et leurs analyses se révèlent d’une indiscutable justesse et rejoignent celles des compétences occidentales reconnues ou servant de références à la pensée contemporaine.
La guerre est sale.
Elle provoque des réactions exacerbées chez l’homme qui a des repères du bien, du mal, du droit, du respect de l’autre.
Quand le langage de la logique et de la raison ne porte pas ses fruits c’est l’acte d’une colère spontané et d’une violence difficilement contrôlable qui peut surgir en des moments et en des lieux imprévisibles.
Ezzaydi est doublement traumatisé par tout ce qu’il a vu grâce à sa profession inefficace de journaliste mais plus encore par sa qualité de citoyen irakien souffrant de l’occupation de son pays: cinq millions d’expatriés et de réfugiés, un nombre incalculable de morts et d’handicapés, des villes et des villages dévastés par l’aviation américaine et en face quatre ou cinq mille soldats de l’armée d’occupation tués en cinq ans et qui sont honorés comme des martyrs d’une mission civilisatrice divine.
Et en face, encore, un président voyou détesté dans son propre pays et par la majorité des peuples de l’Occident civilisé. Un président arrogant qui piétine les règles élémentaires diplomatiques en entrant en Irak sans avertir préalablement le président ‘’démocratiquement’’ élu par le peuple irakien.
C’est un acte de piraterie contre la nation irakienne qui serait souveraine selon Bush et El Talabani.
Que le jeune journaliste ait estimé qu’un lancer de chaussures aurait plus d’impact qu’un million d’articles critiques, de caricatures, d’images de cadavres et de fleuves de sang dans les rues, c’est génial (une journaliste libre allemande a si joliment articulé le mot génial face à des confrères sionistes, américains, arabes et européens**).
Les alter mondialistes auraient tous souhaité se trouver à quelques mètres de Bush dans tous les pays qu’il a visités pour le bombarder d’œufs, de tomates pourries et de matières fécales. Personnellement, dès que j’entends Bush répéter ses grossiers mensonges je me surprends à désirer avec une telle ardeur qu’il lui arrive un grand malheur comme à Ariel Sharon.
Parce que tuer ou blesser en ce fin de règne tragi-comique Bush c’est le hisser sur le piédestal des grands hommes qui ont consacré leur vie au bien être de l’humanité.
Ce sera le plus lamentable échec du Bien contre le Mal. Ce seront une fois de plus les puissances qui dominent le monde par le crime, le mensonge et la corruption qui écriront l’histoire à leur convenance comme ils l’ont fait pour la colonisation et le pillage du Tiers Monde.
Mountader Ezzaydi n’est pas un héros, il n’est pas un mal éduqué, c’est un citoyen ordinaire qui n’a pas supporté d’entendre Bush ressasser ses mensonges d’un air décontracter comme s’il s’adressait à un troupeau de moutons ou à des vassaux.
Mountader n’avait en main que ses chaussures pour réfuter les mensonges du plus grand criminel du siècle.
En refusant d’être assimilé à un mouton ou à un vassal.
C’est la signification de son acte qui lui a valu le titre de héros décerné par les peuples arabes opprimés sous les bottes de dictateurs protégés et financés par l’Amérique et les anciennes puissances coloniales.
Bush lui-même a dit un jour que s’il vivrait dans un pays occupé il prendrait les armes pour défendre sa liberté. Cela ne l’empêche pas de classer les résistants irakiens, libanais, palestiniens, afghans dans la catégorie des terroristes parce qu’ils remettent en cause l’hégémonie US au Moyen Orient.
Quel est le journaliste professionnel, libre, digne de respect qui peut encore manifester du respect à l’égard de Bush ?
Quel est l’intellectuel libre, digne de respect qui peut encore manifester du respect à l’égard de l’auteur des pires atrocités de ce siècle naissant ?
A titre personnel je me sens plus proche de Mountader Ezzaydi que des journalistes qui croient qu’ils ont le pouvoir d’influer sur le calendrier d’une puissance hégémonique seulement en noircissant du papier.
Ce qui prouve qu’ils ne connaissent rien des objectifs que poursuit l’administration US depuis I903 malgré une Documentation abondante et accessible à tous et une littérature éclairante sur le sujet mais très peu diffusée, donc très peu lue parce qu’elle dit des vérités que les journaux à gros tirages et les chaînes TV influentes en Occident s’interdisent de répercuter sur une opinion que l’on veut passive, déconnectée de la réalité monde.
Pour des raisons que l’éthique intellectuelle condamne.
..............................................................
MAHDI HOCINE
.............................................................
* Titre en arabe pour la rime. Traduction en Français : ‘’Un direct inattendu’’.
**Emission Kiosque de TV5 MONDE (décembre 2008).
-----------------------------------------------------------------

Obama c’est d’abord un américain

Le franc succès de Barack Obama contre John Mac Cain n’est que la revanche des citoyens américains qui n’ont pas été écoutés par une équipe dirigeante qui avait cru disposer d’assez de temps (la durée du deuxième mandat) pour achever victorieusement sa guerre en Irak et, du même coup, se faire pardonner ses crimes et ses mensonges. C’est par conséquent une sévère sanction du corps électoral contre une élite politique et, au-delà de cette élite, contre la composante active du parti républicain qui a cautionné toutes les tromperies, toutes les déviations et toutes les atrocités d’une guerre injuste. Guerre dont les raisons profondes sont liées à l’accaparement par la force des ressources énergétiques de l’un des trois pays du Moyen Orient qui demeuraient fermés aux entreprises américaines et à l’ultralibéralisme affameur des deux tiers de la population mondiale.

Après huit ans d’indifférence face aux souffrances du peuple irakien les électeurs américains ont dit clairement que la spoliation du pétrole ne mérite pas l’anéantissement d’une nation souveraine.
La conjoncture est telle que n’importe quel candidat aurait gagné contre un concurrent managé par le parti républicain. Obama et ses mentors de toutes les couleurs ont eu la présence d’esprit de saisir une opportunité qui ne se présente qu’une ou deux fois au cours d’un siècle. Et ce n’est pas rien dans un pays où le corps électoral a une réputation de paresseux, de versatile et d’apolitique, sans compter de très bonnes raisons de démobilisation induites par l’échec total sur le plan économique : chômage et refinancement mafieux des banques prédatrices et autres spéculateurs de la grosse finance au moment où des millions de citoyens américains vivent en dessous du seuil de la pauvreté et sont chassés de leurs logements par les chasseurs de primes qui avaient racheté leurs dettes pour en tirer de faramineux dividendes.
George Walker Bush, Dick Chéney, Donald Rumsfeld, Collin Powell, Charles Perle, Bolton, John Négroponte, Condoleezza Rice ont tellement méprisé l’opinion mondiale et ridiculisé le citoyen ordinaire américain avec des discours infantilisants et des actions barbares d’un autre âge au nom de la civilisation occidentale, forcément judéo-chrétienne, prétendument menacée par les arabes et les musulmans qui en veulent à la nation américaine d’être intelligente, riche, heureuse et puissante.
En apparence les discours voltigeaient aux raz des pâquerettes. Volontairement irrationnels Ils étaient conçus pour inspirer la peur et la haine à l’égard de tous ceux qui critiquent les « valeurs » de l’ultralibéralisme et de la démocratie occidentale. Sentiments latents, savamment réactivés dès les premières heures de l’explosion des trois tours de New York.
Par son comportement de shérif immoral au Moyen Orient et en Amérique latine George Walker Bush a choqué le monde entier sauf le peuple civilisé américain.
A cause de lui jamais les USA n’ont été aussi détestés. En Amérique latine, en Asie et dans le monde arabe cette haine a des raisons objectives puisque à peu près tous les dictateurs sanguinaires du Tiers Monde ont été fabriqués et sont financés et protégés par la Maison Blanche. Cette fois le virus anti US a contaminé les citoyens civilisés d’Europe, d’Australie, du Canada. Le vote consternant qui a prolongé le règne de Bush pour un deuxième mandat a aggravé cette haine et l’a étendue de l’équipe dirigeante et de l’armée au peuple. Plus de 60 % des électeurs US condamnaient la politique de Bush mais ils ont été séduits par le discours sécuritaire et des promesses insensées faites par le parti républicain en faillite de crédibilité (persistance des menaces d’agressions terroristes à l’intérieur des frontières des USA, nécessité de frapper les éventuels agresseurs chez eux, relance économique).
N’est-ce pas consternant ?
Ne dirait-on pas que les électeurs US marchaient sur la tête en 2004 ?
Bush que l’on qualifie généralement de stupide, de débile et d’affairiste aux dents de requin (notez la contradiction) a-t-il fait pire que ses prédécesseurs de Roosevelt à Clinton ?
Assurément non.
Car, à regarder de près les quatre-vingts dernières années de l’histoire de la Maison Blanche nous ne relèverons qu’une différence insignifiante.
Bush a été plus insolent, plus déluré, plus ouvertement bonimenteur, plus irrévérencieux à l’égard des règles diplomatiques et protocolaires. Il a déchiré le voile d’hypocrisie derrière lequel s’abritaient ses devanciers pour ravager d’autres pays. En ignorant souverainement le Conseil de sécurité, l’ONU, l’Union Européenne, la Cour Internationale de Justice, il n’avait pas innové. En fabriquant de gros mensonges pour la consommation interne il n’avait rien inventé non plus.
Ni d’ailleurs en noyant l’Irak sous un déluge de bombes dont beaucoup de modèles sont d’usage prohibé par les Conventions internationales ou au stade des essais.
Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Carter, Bush père, Clinton, pour ne citer que les plus contemporains à la mise en fonction de la société des nations puis de l’ONU avec son tribunal pénal qui fut inauguré à Nuremberg, chacun a eu son ‘’Irak’’ ou ses ‘’Irak’’.
Tous ont piétiné des résolutions du Conseil de sécurité et de l’ONU pour envahir un pays ou le soumettre aux « bons » soins d’un dictateur qui sera le harki de la Maison Blanche. Ils l’ont fait sans trop heurter l’opinion mondiale. Une raison très simple à cela : la couverture médiatique en direct de la guerre était politiquement interdite et techniquement irréalisable. Les services de propagande filmaient et sélectionnaient les scènes à diffuser au public en fonction du discours de la Maison Blanche. En manipulant les séquences ils pouvaient fabriquer des « vérités » que personne n’avait la possibilité de démentir avant des années, voire des décennies. Ce qui n’a pas été le cas de Bush dont les mensonges ont été éventés instantanément et dont la barbarie a été filmée et diffusée en direct dans le monde entier sans qu’il ne puisse rien faire pour les censurer en dehors des USA. Tout ce qu’il a pu faire c’était d’assassiner les journalistes les plus téméraires et de bombarder les bureaux d’une station TV ennemie qui avait déployé des équipes sur tous les fronts où les civils mouraient par centaines quotidiennement en Irak et en Afghanistan.
De Franklin Roosevelt à Bill Clinton que de pays ont subi le rouleau compresseur US !
Cuba, l’Iran, les Philippines, le Honduras, le Nicaragua, le Venezuela, l’Argentine, le Chili, Haïti, Grenade, le Vietnam, le Congo, la Libye, le minuscule Liban. Une longue liste de pays qui furent déstabilisés, récupérés, envahis, occupés, pillés, livrés à des dictateurs sanguinaires et aux fléaux de la pauvreté, de l’ignorance et de la maladie.
Le peuple américain a montré une constante : ne pas se mêler du mal que commettent ses élus ailleurs, loin de son regard. Il ne manifestera son courroux que lorsque des centaines de soldats américains reviendront au pays dans des cercueils plombés. La guerre du Vietnam est l’illustration de cet état d’esprit égocentrique.
Est-ce pour cela que George Walker Bush a obtenu un second mandat malgré ses gros mensonges, malgré son arrogance, malgré l’incroyable mépris qu’il a manifesté à l’égard de ses propres électeurs qui lui demandaient un peu de retenue en Irak ? En cela le corps électoral américain a choqué le monde entier. Une telle arrogance de la part d’un chef d’Etat démocratiquement élu est politiquement suicidaire dans les démocraties occidentales où la société civile et la presse constituent un réel contrepouvoir : la liberté d’expression et le libre choix électoral obligent les politiciens à observer quelques règles civiques et comportementales.
Nous ne disons pas que Bush aurait été plus attentif aux appels pressants de ses concitoyens s’il avait eu le droit de briguer un troisième mandat présidentiel. Qui sait ? Cela nous semble assez probable. Il aurait été à coup sûr moins exhibitionniste, à la manière de Carter et de Clinton.
La déception nous vient d’ailleurs.
Dans son ensemble l’Europe n’a retenu que les crimes de Bush en Irak. Elle a passé allègrement l’éponge sur les quatre-vingts dernières années d’atrocités qui furent perpétrées à travers le monde par les précédents locataires de la Maison Blanche. Or c’est en regardant dans le rétroviseur du temps que nous nous rendons compte que tout ce qu’a fait et continue de faire Bush contre l’Irak, la Syrie, le Liban, l’Afghanistan, l’Iran, l’Egypte, la Palestine et le Venezuela s’inscrit dans la politique américaine réfléchie et adoptée par Roosevelt et approfondie par Eisenhower et ses successeurs. En premier lieu cette politique belliqueuse et concurrentielle contre les puissances impériales européennes au Moyen Orient (Angleterre, France) ciblait la récupération des pays gros producteurs de pétrole (Arabie Saoudite, Iran, Irak, Syrie) où les entreprises américaines étaient timidement présentes.
"-Aucune puissance économique ne survivra si elle ne contrôle pas les pays producteurs de pétrole et les voies maritimes pour le transport de cette irremplaçable richesse énergétique.’’
C’est le premier commandement de la bible de la Maison Blanche.
Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Carter, Clinton, Bush père et fils (bientôt Barack Obama), tous ont commencé leur mandat par examiner ce qui a été fait et ce qui reste à faire pour maintenir, consolider et étendre la domination politique et économique sur les régions du monde productrices de richesses et de pétrole qui sont indispensables à la prospérité et à la puissance des USA.
Démocrates et républicains suivent la même ligne dans ce domaine de souveraineté : le contrôle et l’exploitation des gros gisements mondiaux par les entreprises américaines, la multiplication des bases militaires aux points névralgiques des cinq continents qui permettent des interventions immédiates et foudroyantes en direction des Etats « voyous » qui seraient tentés de remettre en cause « les intérêts américains » ou l’hégémonie US.
Les deux éléments se confondant dans la feuille de route des élus à la Maison Blanche.
Contrairement à ses devanciers George W. Bush, deuxième du nom, a été le shérif immoral qui n’a pas du tout honte d’exhiber ses perversions sur la place publique. Tandis que ses prédécesseurs faisaient quelques efforts de paraître civilisés au moins aux yeux de leurs alliés européens, George W. Bush n’a jamais été gêné de se comporter en empereur de la planète, de regarder ses amis d’Europe de très haut, de se montrer arrogant et futile en toutes circonstance, cruel, au dessus des institutions et des lois internationales, de mépriser l’opinion mondiale, de ne pas prendre au sérieux les électeurs américains qui se dressent contre lui après l’avoir élu pour un deuxième mandat consécutif sur un programme de guerre parce qu’ils avaient peur de leurs ombres. Ceux-ci avaient mis du temps pour s’apercevoir que l’Etat le plus voyou des deux derniers siècles et probablement de tous les temps est en train de massacrer les Irakiens injustement, en leurs noms et avec leur consentement. Particulièrement entre 2004 et 2008 : mandat usurpé grâce à l’apport des lobbies d’affaires et sionistes qui ont trouvé en lui un « chien de garde » exceptionnellement vigilant sur tout ce qui touche à leurs intérêts.
Nous serions en droit de penser, de dire, d’écrire que la divulgation des preuves qui lavent Saddam Hussein, leur ancien allié contre l’Iran, de toutes les accusations -possession d’armes de destruction massive et complicité avec Ben Laden- a moins pesé que la mort de centaines de soldats US dans la décision tardive du peuple américain de revendiquer la fin de la guerre injuste en Irak.
Prise de conscience et remords tardifs comme ce fut le cas pendant la dévastation du Vietnam (défoliant orange, pilonnage incessant, gazage, usage d’armes de destruction massive, génocide).
Pendant des années c’était l’indifférence, voire l’aveuglement mais le nombre de G’ls tués fut le détonateur de l’impressionnante mobilisation populaire devant le parvis de la Maison Blanche. Ce fut le cas pour la réaction de la majorité de la population française contre le système colonial en Algérie à partir de 1958 où l’usage de la torture, du napalm, du terrorisme d’Etat contre les populations civiles avait entraîné la mort de près de 20.000 (vingt mille) soldats français.
En général là où l’Etat le plus voyou de la planète et de l’histoire contemporaine provoque et finance des atrocités insoutenables sans engager l’armée américaine (Chili, Argentine, Congo, Liban, Iran, Syrie, Angola, Somalie, Afrique du Sud, Palestine) le peuple américain s’obstine à ne rien voir, ne rien entendre, ne rien comprendre. Il reste douillettement enfermé dans son petit confort comme un enfant gâté qui ne désire pas savoir qu’il doit son train de vie très élevé au massacre de dizaines de millions d’innocents en Afrique, en Amérique Latine et en Asie longtemps après l’extermination des indiens. Qu’il le doit aussi aux dictateurs sanguinaires qu’installe et protège la Maison Blanche dans les pays riches en ressources naturelles.
Pour piller ces richesses au profit de l’économie et de l’industrie américaines : système de spoliation qui interdit aux gouvernants du Tiers Monde de consacrer une partie de ces richesses pour le développement économique, industriel, culturel, sanitaire à l’intérieur de leurs frontières.
C’est pour cela que la pauvreté, l’ignorance, la maladie, le crime organisé paralysent des pays comme le Zaïre, le Niger, L’Egypte, l’Algérie, le Maroc, le Chili, L’Argentine, le Honduras, le Moyen Orient dont le PIB serait multiplié par dix si la plus-value des ressources naturelles avait été investie dans des programmes de développement interne, la formation, la recherche, les infrastructures socio économiques.
Système de prédation qui affame en générant la corruption et la gabegie, torture, massacre les « indigènes » des pays soumis au diktat des entreprises américaines et à la « protection » de la Maison Blanche (bases militaires et conventions sécuritaires) : Arabie Saoudite, Koweït, Egypte, Irak à partir de novembre 2008, Maroc, Jordanie et les monarchies confettis du Golfe persique.
Le règne sanguinaire de l’ultralibéral Bush junior a révélé à l’opinion mondiale que le peuple américain ne s’aperçoit qu’il n’est pas seul sur terre que lorsque les chaînes de télévision à large audience et les journaux à gros tirages veuillent bien l’informer sur les crimes de ses dirigeants dans certains pays.
D’où le sentiment de haine contre les Américains qui s’est généralisé sur les cinq continents.
Les analystes des médias à large diffusion publique et de vulgarisation seraient bien inspirés s’ils orienteraient leurs travaux sur les quatre-vingts dernières années pour décortiquer les soubassements et les mécanismes de l’hégémonie américaine.
Bush junior n’est pas le seul président des USA à avoir bafoué le Conseil de Sécurité de l’ONU, les conventions de guerre, la Cour International de Justice. De Roosevelt à Clinton, républicains et démocrates, tous ses devanciers au bureau ovale ont fait la même chose sans état d’âme. Sur le plan strict du droit international l’administration américaine est passible du tribunal pénal international au même titre que les nazis pour les crimes contre l’humanité qu’elle a perpétrés à travers le monde depuis les années qui ont été prises en considération par les actes du tribunal de Nuremberg. Le peuple américain ne s’est jamais intéressé au viol du droit international commis par ses dirigeants.
Pourquoi l’aurait-il fait tant que cela n’affectait pas son confort matériel ?
Mais jamais, au grand jamais, il n’a exprimé un tel soulagement au moment où fut déclarée l’humiliante défaite d’une équipe dirigeante qui avait réussi de le persuader à accepter l’inacceptable en le manipulant par le mensonge, éveillant en lui la peur et la haine de tout ce que représente et de tous ceux qui représentent l’Islam à travers la personne de Ben Laden qui était un pion du Pentagone et de la CIA en Afghanistan contre les soviétiques.
Comme le furent les Talibans, Saddam Hussein, Marcos, Mobutu, Videla, Duvalier, les escadrons noirs, Pinochet, Ariel Sharon.
Comme le sont actuellement Hosni Moubarek, El Maliki, Ehud Olmert, El Talabani, Mahmoud Abbas, Abdallah le jordanien, les monarques saoudiens et maghrébins.
Quant à Barack Obama, ce n’est pas pour diminuer de son mérite que nous avons emprunté ce long détour. C’est avant tout pour essayer de comprendre la passivité d’un peuple jouissant d’un bagage culturel non négligeable face au règne du shérif immoral et de ses devanciers à la Maison Blanche.
Peuple amnésique.
Peuple indifférent.
Peuple égocentrique qui se nourrit du sang et des malheurs des autres peuples comme un vampire justement grâce aux crimes de ses dirigeants, de son armée, de ses services de sécurité dont la CIA qui sélectionnent et protègent les dictateurs dans un Tiers Monde assoiffé de liberté, de Savoir et de bien être. Un Tiers Monde où les maladies du Moyen Age, la famine et l’eau impropre à la consommation tuent des millions d’enfants et d’adultes parce que des trillions de dollars sont gaspillés dans des guerres inutiles et distribués aux gros spéculateurs de la finance productrice de chômage, de pauvreté et d’injustice socio-économique alors qu’une petite centaine de milliards de dollars intelligemment investie enrayera durablement les causes d’une catastrophe humanitaire que les membres du G8 regardent avec mépris ou condescendance.
Certes Barack Obama et ses mentors Blancs et Noirs ont eu un flair extraordinaire. Désigné comme ennemi public numéro 1 sur les cinq continents (sauf à la CIJ et au TPI) Bush déteignait sur tous ceux qui l’approchaient et particulièrement sur son entourage du parti républicain. A l’évidence, les américains s’étaient préparés à un vote sanction contre les dirigeants d’un parti politique qui leur a menti et les a méprisé : les raisons mercantiles de l’invasion de l’Irak, les massacres des civils dans des quartiers résidentiels, la torture, les prisons secrètes, les avions et les bateaux transformés en laboratoires de torture, Abou Ghib, Guantanamo, l’agression du Liban en 2006, les détournements de deniers publics par la société Halliburton, les entreprises privées américaines et anglaises payées pour tuer des civils irakiens, pour torturer, pour réprimer au nom de l’Etat Américain, donc au nom du peuple américain sans être comptable devant une juridiction pénale et l’ONU.
Dans ce contexte d’immoralité généralisée Barack Obama ne pouvait craindre que des rivaux au sein du parti démocrate. Sa victoire sur Hillary Clinton est plus significative et méritoire que son franc succès contre Mac Cain. Il était devenu le premier président des USA au moment précis où sa rivale immorale blanche avait jeté l’éponge en lui reconnaissant de grandes qualités humaines et intellectuelles.
C’est à ce moment précis que les barrières ségrégationnistes ont subi de larges fissures. Des fissures assez larges pour estimer que Barack Obama ait réalisé le rêve pour lequel se sont sacrifiés Martin Luther King, Malcolm X, Mohamed Ali (Cassius Clay) et des centaines de milliers de descendants d’esclaves en Amérique comme les ‘’Panthers noires ‘’.
La vague mondiale de sympathie qui a salué le remplacement d’un criminel de guerre Blanc par le fils d’un immigrant kenyan musulman de peau noire et d’une américaine chrétienne de peau blanche (d’origine européenne) est sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Comme est sans précédent la vague mondiale de haine qui a submergé l’Amérique depuis que Bush a anéanti l’Irak en se servant d’un stupide mensonge qui sera pris pour parole d’évangile par toute l’Europe judéo-chrétienne civilisée.
Autant Bush junior est déclaré coupable d’avoir terrorisé et affamé des peuples désarmés mais très riches en ressources naturelles pour les piller, autant Barack Obama est ressenti par les peuples sous dictature comme une personnalité amie ou très proche d’eux qui leur rendra justice en les libérant des dictateurs qui leur ont été imposés par les maîtres successifs de la Maison Blanche.
Utopie!!!
Barack Obama est d’abord un Américain élu sous la baguette d’un parti qui est pour la démocratie en Amérique, en Europe et au profit des sionistes seulement en terre palestinienne mais qui soutient, protège et finance les dictateurs en Amérique latine, en Afrique, en Asie et dans le monde Arabe pour des raisons géostratégiques et économiques.
Même s’il le voudrait Barack Obama n’aura pas le droit de changer un système qui s’oppose énergiquement à ce que des dirigeants du Tiers Monde exploitent les richesses naturelles pour combattre la pauvreté, l’analphabétisme et la mal vie chez eux.
Les assassinats de Mossadegh, de Lumumba et de Salvador Allende, pour ne citer que ces trois exemples, faisaient partie des commandements inviolables de la bible de la Maison Blanche.
Il est évident que même si Barack Obama était président à l’époque il aurait ordonné ou couvert politiquement et financièrement ces trois coups d’Etat parce que le pétrole de l’Iran au même titre que le cuivre et les immenses forêts du Chili étaient indispensables à la prospérité de l’Amérique et devaient être exploités par des entreprises américaines même s’il fallait condamner des dizaines de millions de citoyens chiliens et iraniens à crever de faim. Comme d’ailleurs les minerais précieux du Congo. Pour cela il fallait confier la direction du Chili à Pinochet, celle du Congo à Mobutu et le trône de l’Iran à un enfant qui sera téléguidé par l’ambassadeur américain à Téhéran.
Nous ne doutons pas que l’élection d’un candidat démocrate métissé soit une très bonne chose pour les Américains. Mais qu’en sera-t-il pour l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie et le Moyen Orient dont les dictateurs sont des tueurs à gages de Washington et des anciennes puissances coloniales européennes (généralement on dit des marionnettes) ?
Déjà sur le problème de la décolonisation de la Palestine Obama le démocrate n’a pas dévié de la ligne de Bush junior le républicain : ligne suivie méthodiquement par Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Carter, Clinton, Bush père.
Barack Obama s’est exprimé avec une grande fermeté dans un discours écrit spécialement à l’intention des lobbies sionistes (AIPAC) qui pèsent lourdement sur la scène politique, médiatique et financière en Occident : El Qods sera la capitale du sionisme. Une et Indivisible. L’Etat sioniste recevra trente milliards de dollars d’aide militaire. La Maison Blanche veillera à ce que l’armée sioniste demeure indéfiniment la plus puissante du Moyen Orient.
Ce qui renforce notre conviction souvent répétée que la Palestine occupée a le statut de la plus importante base militaire US en Méditerranée sinon du monde.
Son discours a été diffusé en direct, repris et commenté par les chaînes TV du monde entier. Et, comme pour narguer les modérés, fidèles ‘’amis’’ et ‘’alliés’’, que compte l’Amérique dans le monde arabe et musulman Obama a placé sur le fauteuil de Condoleezza Rice une fidèle amie et alliée de la horde sioniste qui ne sera pas moins exigeante sur les concessions que devront faire encore et toujours les Palestiniens pour espérer un geste de charité ou de mansuétude de la Maison Blanche. Comme par exemple celui de recommander à Peres, Olmert, et Ehud Barak de modérer leurs opérations barbares qui scandalisent les citoyens européens sans le soutien desquels l’occupation et la colonisation de la Palestine connaîtront le triste sort de l’apartheid en Afrique du Sud.
Il semblerait que le premier président Noir (métissé) des Etats-Unis ne voulait pas confier le poste de Rice à Hillary Clinton qui en rêvait depuis son éviction humiliante de la course à la présidentielle. Il aurait cédé à des recommandations-pressions amicales (mieux vaut avoir les Clinton avec soi que contre soi).
Retenons de cet épisode du feuilleton des actes post-électoraux marquants d’Obama, lors de la présentation d’une partie de sa nouvelle équipe, que l'ex première dame de la plus grande puissance mondiale, a versé des larmes publiquement quand il lui a tressé une couronne de compliments sur ses qualités humaines, ses compétences, son courage, son patriotisme.
Pendant des siècles nous étions habitués de voir des Noirs sensibles à la considération que leur manifeste le maître Blanc. Les larmes de la diablesse Hillary (émue ou humiliée ?) seraient une coquetterie de l’Histoire ou une belle avancée d’une partie de l’humanité –assurément la plus barbare de notre temps– vers la reconnaissance de la valeur de l’autre.
Vers la reconnaissance de la valeur des autres, devrions-nous dire.
Quel signe a voulu envoyer Obama au monde en reconduisant Robert Gates au poste de Secrétaire d’Etat à la défense qu’il occupe actuellement sous la baguette du criminel Bush ?
Nous y voyons une hiérarchisation des problèmes urgents de l’équipe gouvernementale qui sera en fonction à partir du 20 Janvier 2009. Parmi ces problèmes la décolonisation de la Palestine n’est pas envisagée avec la prise en compte du plan arabe et viendra en dernier.
L’urgence c’est la guerre, encore la guerre.
L’urgence c’est encore le maintien de l’état de ni guerre ni paix au Moyen Orient.
Certes la question de l’Irak sera traitée de manière plus intelligente. Mais l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran et la Syrie connaîtront menaces, désordres et massacres tant qu’ils ne s’aligneront pas sur les positions ‘’modérées’’ des pétromonarchies du Golfe et de l’Egypte.
Pour les peuples arabes les choses sont claires : Bush et Obama même combat.
C’est bonnet blanc, blanc bonnet.
Pour les dictateurs arabes aussi les choses sont claires : ils ne craindront pas la destitution légale par des élections libres et honnêtes que les dirigeants démocrates de l’Occident s’abstiendront de leur imposer en concertation avec Barack Obama qui a encore besoin d’eux.
Pour les démocrates du monde Arabe le combat continue.
On ne mendie pas la démocratie.
On se bat pour l’arracher comme on se bat pour arracher la liberté, la dignité, l’indépendance et la justice.
Tant pis si le grand avocat et humaniste Obama verra en nous des « terroristes ». Il n’avait pas hésité à briser ses amitiés avec des intellectuels palestiniens opposés à la construction des colonies en Palestine. Certainement il désirait bénéficier de l’onction des lobbies sionistes et évangélistes avant d’aller embrasser le mur des lamentations à El Qods occupée et martyrisée.
Actuellement Evio Morales et Chavez sont ciblés par la Maison Blanche pour le crime de vouloir combattre le fléau de la pauvreté chez eux.
Que fera Barack Obama contre la stratégie américaine de déstabilisation de ces hommes qui tentent de protéger leurs pays du pillage de leurs richesses par des entreprises américaines ?

...........................................
Mahdi Hocine
Le 3 décembre 2008
..............................................

Amies lectrices, amis lecteurs,

Amies lectrices, amis lecteurs,

Entre le 29 décembre 2008 et le 14 janvier 2009 je suis resté cloué face à la télé, zappant entre les chaînes européennes et moyen orientales. J’ai vu, j’ai entendu souvent avec un profond dégoût comment en Europe se pratiquent le mensonge, la censure, l’autocensure, la désinformation pendant que les DIME dévoraient la chair des enfants palestiniens de l’intérieur.
Ne croyez pas que cela fut une nouveauté pour moi. Mais je pensais qu’au sujet de la Palestine les intellectuels occidentaux auraient la décence de se taire. Je pensais qu’ils n’auraient plus l’outrecuidance de répéter des inepties dont ils nous soûlent à chaque fois que les hordes sionistes engagent une nouvelle étape de leur opération génocidaire qui a commencé avant 1920 pour vider la Palestine de ses « indiens » afin de créer un Etat semblable à l’Afrique du Sud de Botha.
Il n’est un secret pour aucun INTELLECTUEL occidental que les politiciens et les cadres de l’armée sionistes aient longtemps étudié les méthodes du régime d’apartheid pour les appliquer contre les « araboushim ». Ils les appliquent d’une manière à la fois plus violente contre les Palestiniens et moins provocante à l’égard de l’Occident civilisé qui attache une attention particulière aux apparences. Les hordes sionistes fabriquent des prétextes parfois risibles ou suscitent des actions de révolte des opprimés comme l’incursion de Sharon sur l’esplanade de la Mosquée El Qods ou l’assassinat de civils avant chaque carnage.
Aussitôt l’Occident civilisé met en branle sa machine de propagande, sa diplomatie, son argent, ses armes à leur service.
Aussitôt les carnages seront justifiés par les grandes puissances de ce monde comme des actes de légitime défense contre des barbares, des antisémites, des ennemis de la démocratie.
Aussitôt les chaînes TV rediffusent des fictions et des documentaires retraçant sans souci déontologique les crimes nazis, les persécutions des juifs en Europe, l’holocauste. Ce qui, à leurs yeux, donnerait aux hordes sionistes le droit de faire subir aux Arabes du Moyen Orient pire que ce qu’elles ont subi elles-mêmes en Europe sous le règne nazi avec la complicité des Pétain et des collabos occidentaux.
Aussitôt des intellectuels de renom remontent en première ligne du combat médiatique pour manipuler une opinion déjà écrasée par un sentiment de culpabilité sur la question des Européens de confession juive telle que posée par les conquérants nazis. Les « grands noms » de la philosophie, de la littérature, de la chanson, de l’histoire, des sciences politiques se succèdent pour tout dire sauf la vérité qu’ils doivent à leurs auditeurs. Et ils possèdent, ils maîtrisent l’art de mentir par omission, d’éluder les questions qui dérangent, de brouiller les pistes et les esprits parce que, en face d’eux, il n’y a pas l’intellectuel scrupuleux, le contradicteur libre et honnête qui remettraient les pendules à l’heure de la Vérité et les contraindraient à respecter l’opinion, à se respecter eux-mêmes.
Hélas ! La colère m’a joué un très mauvais tour.
Au quatorzième jour du génocide j’ai eu une attaque cérébrale à cause de deux séquences simultanées : l’une montrant un enfant étendu sur un lit d’hôpital les yeux et le visage mangés par le phosphore blanc ou les DIME, L'autre montrant George W. Bush, l’empereur américain sortant, qui ordonnait au trio Peres-Olmert-Livni de ne pas arrêter les massacres avant que le Hamas hisse le drapeau blanc. Ceci au moment même où le Conseil de Sécurité de l’ONU planchait sur une résolution d’un cessez-le-feu qui déculpabilise les hordes sionistes car la crainte du veto américain planait sur le Conseil où Condoleezza Rice semblait diriger les travaux.
C’est l’appel de Bush qui m’a choqué parce que venant juste après la vision insoutenable de l’enfant au visage rongé par le phosphore blanc ou les DIME.
A l’hôpital j’ai appris que pendant les vingt-deux jours du Génocide en Palestine occupée les services de neurologie et de cardiologie ont connu une affluence inhabituelle de malades à cause des images d’enfants et de femmes tués ou estropiés, à cause de la trahison des dirigeants arabes mais aussi parce qu’ils n’avaient ni la liberté ni les moyens d’aller combattre en Palestine. Il y aurait eu des morts sous le choc des images du génocide.
A présent je suis astreint à un traitement médical à vie.
Je fais parti des dégâts collatéraux de la guerre des Américains au Moyen Orient. Je fais partie des dégâts collatéraux du système américain de domination planétaire qui s’oppose à l’instauration d’une réelle démocratie au Tiers Monde où il installe, soutient et protège des dictateurs féroces, mafieux, sanguinaires qui mettent les richesses naturelles de leurs pays entre les mains des entreprises américaines au lieu de les exploiter pour combattre chez eux la misère, l’ignorance, l’habitat précaire, le chômage endémique, les maladies…
Je devais publier quotidiennement mes observations sur le vif. A cause de ma maladie j’ai été obligé de travailler sur des notes.
Dans les pages suivantes je donne mon point de vue avec le sentiment profond d’avoir été une victime des bombardements sionistes, de la barbarie de Bush, de la trahison des dirigeants arabes qui ont fonctionné comme des marionnettes manipulées à partir de la Maison Blanche et de la complicité flagrante des dirigeants européens avec Bush dont les crimes marqueront éternellement le monde Arabe et l’Asie, comme les crimes du colonialisme britannique et français ont marqué l’Afrique et l’Asie, comme les crimes de l’Allemagne nazie sous Hitler ont marqué l’Europe.
J’ai de la haine pour les tueurs d’enfants, pour Bush et son équipe, pour les dictateurs arabes qui ont bradé l’honneur de leurs pays et qui ne peuvent résister à l’opposition des peuples sans la protection des « démocrates » euro-américains.
J’ai de la haine pour les intellectuels genre Elie Wiesel, Bernard-Henri Lévy, Christophe Barbier et pour tous les anticolonialistes occidentaux qui se taisent sur le colonialisme en Palestine et qui fuient le débat quand nos questions remettent en cause leur position indéfendable de notre point de vue. Cela fait très mal de voir que des intellectuels occidentaux qui ont livré un combat acharné au colonialisme en Afrique et au Maghreb se taisent ou justifient les crimes atroces du colonialisme américano-sioniste en Palestine particulièrement.
Je les avait admirés parce qu’ils avaient affronté la mort avec l’abnégation des militants sincères d’une cause juste. Je les avait admirés parce que à l’époque je n’imaginais qu’il pût exister un anticolonialisme sélectif ou à plusieurs variantes. Parmi eux il y eut des enseignants français qui nous avaient inculqué la culture révolutionnaire, ce qui était interdit à l’école ‘’indigène’’ française. Aujourd’hui dès que nous abordons avec eux le problème du colonialisme en Palestine ils se détournent de nous, nous accusent d’antisémitisme ou nous reprochent de voir des problèmes là où il n’en n’existe aucun.
Je vous propose un recueil de textes avec un certain retard sur mon programme de publication.
La cause de ce retard ?
J’en ai parlé plus haut : Un choc. En terme médical il s'agit d'un accident cardio-vasculaire (paralysie de la partie gauche de mon corps). Fort heureusement je me suis relevé. Selon les médecins le risque d’une autre crise est possible. C’est pour cela que dès que j’ai pu reprendre ma plume j’ai consacré tout mon temps à la mise au point de ce modeste recueil de textes composés sous l’émotion.
Il y eu l’empire romain, puis l’empire ottoman, puis l’empire britannique et l’empire français. Bush a voulu faire mieux en pire que les Romains : avoir la planète terre et ses satellites sous les bottes du Pentagone jusqu’à la fin du monde.
Aujourd’hui l’Amérique latine, une partie de l’Asie et une partie du Moyen-Orient disent non à la domination étasunienne. Seule l’Europe civilisée semble être heureuse d’une situation dégradante de suiviste, de caniche de Washington symbolisée par Blair, Merkel et Sarkozy.
A TOUS LES VRAIS ANTICOLONIALISTES DU MONDE je lance un appel pour sauvegarder ce qui nous reste de liberté.
La dislocation du bloc de l’Est a hissé les USA au dessus de l’ONU, au dessus des Chartes et des Conventions qui assuraient un certain équilibre dans les relations politiques, économiques et culturelles entre les pays.
A présent c’est Washington qui dicte la loi.
Les USA a violé toutes les Conventions, toutes les Chartes. Ils ont annulé toutes les résolutions onusiennes qui favorisent la Paix, la protection de l’environnement, une équitable répartition des richesses, des relations Nord-Sud apaisées, la lutte contre les fléaux de la maladie et de la famine.
Ils financent et protègent les dictateurs les plus mafieux et les plus sanguinaires du Tiers Monde.
Reagan, Bush père, Clinton et Bush fils ont fait plus de mal à notre pauvre planète que tous les Hitler de l’Histoire de l’Humanité.
C’est aux vrais anticolonialistes d’être en première ligne d’un combat qui rendra effective la primauté du droit sur la force brutale qui assassine et usurpe au nom d’une certaine démocratie à l’envers qui piétine toutes les Chartes et toutes les Conventions onusiennes.
....................................
Mahdi Hocine 

Que valent les dirigeants Arabes ?

Selon les affirmations du commissaire onusien de l’aide alimentaire et sanitaire aux Palestiniens la contribution des gouvernements arabes à l’effort d’éviter une catastrophe humanitaire à Gaza ne dépasse guère le 1% (nous disons bien un pour cent) de ce que reçoivent les Gazouis des pays non arabes qui se solidarisent contre le colonialisme en Palestine et contre le blocus imposé par la horde sioniste à un million et demi de colonisés. 

Ceux-ci sont logiquement sous la protection de l’Europe, de la Russie et de l’ONU jusqu’au jour où Washington mettra à exécution la solution qui conviendra le mieux à ses intérêts au Moyen Orient. C'est-à-dire la neutralisation des indépendantistes qui sont considérés terroristes par l’Etat terroriste US, la mise au pas ou la dislocation de l’Iran, du Hezbollah libanais, du Hamas et de la Syrie dont la résistance à la construction du Grand Moyen Orient version Bush-Sharon retarde la réalisation des plans hégémoniques US dans la région.

Les dirigeants arabes voudraient bien multiplier par mille leur aide aux habitants de Gaza mais ils ne sont pas libres de décider. Les exemples de Moubarak et de Abdallah le jordanien sont flagrants. L’Egypte officielle est en mesure de casser le blocus sioniste en ouvrant ses frontières avec Gaza aux convois de l’aide humanitaire. Tout ce que risque de perdre Moubarak c’est l’aumône annuelle de 1 (un) milliard de dollars que lui verse l’administration américaine en récompense de ses bonnes relations avec les hordes sionistes. Ce n’est que pour cette raison qu’il ferme les yeux sur les horribles souffrances d’un millions et demi de Palestiniens privés de médicaments, d’électricité, de gaz, de nourriture, d‘eau potable depuis des mois.
Il ferme les yeux mais il ouvre sa grande g… de repu en demandant aux Palestiniens de renoncer à la lutte armée de libération pour mériter les largesses de Bush. Renoncer au démantèlement des colonies sionistes, à la démolition du mur de la honte qui divise la Palestine en minuscules bantoustans séparés les uns des autres par des villages et des barrages coloniaux, ne plus exiger la restitution partielle d’El Qods ni le retour des réfugiés en exil. Avec cela il vend le pétrole des Egyptiens à très vil prix aux sionistes mais n’en vend pas aux Palestiniens dont les hôpitaux et les boulangeries sont à l’arrêt à cause de la pénurie du carburant.
C’est exactement le plan que Bush senior, Clinton, Bush junior avaient tracé avec Sharon et les lobbys sionistes depuis Camp David pour le futur -virtuel- Etat palestinien auquel Arafat et Mahmoud Abbas auraient souscrit à la conférence d’Oslo sans consulter le peuple palestinien.
Il nous semble que le futur président Noir américain Barack Hussein Obama ne déviera pas d’un iota de cette ligne qui divise les Palestiniens en partisans de la lutte armée pour la libération de toute la Palestine et en partisans du plan américain sur la base des discussions d’Oslo.
Malheureusement l’Europe, la Russie, le secrétaire général de l’ONU, les magistrats de la Cour Internationale de Justice et la majorité des dirigeants arabes (soutenus par les médias et les intellectuels de service) s’impliquent à fond dans ce processus de forbans.
Alors que valent les dirigeants arabes ?
Pas plus que le 1% (un pour cent) que représente leur risible contribution financière pour éviter une catastrophe humanitaire à Gaza.
A lui seul le Koweït a les capacités de consacrer un budget annuel pour couvrir tous les besoins du peuple palestinien. Le Qatar aussi. Comme les royaumes confettis du Golfe.
Nous n’évoquons pas ici le cas particulier de l’Arabie Saoudite dont la famille royale est totalement inféodée à l’administration américaine et qui est, de ce fait, l’un des principaux obstacles sur le chemin des libertés et de l’émancipation technologique, sociale, culturelle et économique du monde arabe. Ceci à cause de sa servitude vis-à-vis de Washington autant que de sa puissante position au sein de l’OPEP qu’elle casse de l’intérieur quand les décisions de cette organisation déplaisent aux Américains.
A Gaza tous les Palestiniens peuvent crever comme le souhaitent les hordes sionistes et Bush. Ils n’entendront que des discours de compassion feinte de la ligue de Amr Moussa. Il y a certainement quelques gouvernements arabes qui aimeraient bien leur tendre une main secourable pour ne pas paraître aux yeux de l’opinion interne plus pingres que les Européens en matière de solidarité. Mais au dessus de leurs têtes danse l’épée invisible de la destitution, de la punition, de l’agression. La leçon du traître à son pays qui désobéit à ses « employeurs » a été bien apprise par les dirigeants arabes au point que ceux-ci n’osent plus respirer sans demander la permission à Bush.
Soyons indulgents à leur égard. Rédha Pahlavi, Marcos, Mobutu, Gemayel, Saddam Hussein, Duvalier, ont payé chèrement leur double trahison: la déchéance intégrale. El Ghadafi a été bombardé dans son lit et a fini par comprendre que la durée de son règne et de sa vie dépend du bon vouloir de la CIA.
Les autres ont peur de connaître le même sort que Saddam.
C’est donc pour ne pas déplaire à leur « employeur » que la majorité des dirigeants arabes regardent en silence les Palestiniens mourir à petit feu à cause du blocus américano-sioniste qui a été mis en place en guise de punition collective avec l’arrière pensée de saper le crédit des indépendantistes. Ceux-ci revendiquent l’application complète des résolutions de l’ONU sans interférence de la Maison Blanche sur le dossier. Et la Maison Blanche s’oppose à l’idée que l’ONU reprenne le dossier pour un règlement équitable de la question palestinienne.
Entre l’ONU et la Maison Blanche les dirigeants arabes ont choisi le camp du plus fort : celui qui leur assure de demeurer rois ou présidents jusqu’à la mort et de rouler sur des milliards de dollars en condamnant leurs concitoyens à la survie végétative.
..................................
Mahdi Hocine
Le 7 décembre 2008
....................................

Wednesday, May 10, 2017

Algérie 2017, Des partis politiques ni honnêtes ni libres

Des élections ni libres ni honnêtes, des résultats annoncés longtemps à l'avance en ce qui concerne le FLN, le RND et les partis de la coalition du palais... 
Rien de nouveau dans cette fraude massive sous le regard complaisant des "observateurs" de l'Union des dictateurs africains, de la ligue des dictateurs arabes et ceux de l'Union européenne qui est championne de la défense des droits humains et de la démocratie qu'elle ne protège qu'en Europe. 
C'est même devenue une tradition depuis que le FLN a été écrasé, vomi par les citoyens à l'issue d'élections sans fraude en 1991 alors qu'il se croyait aimé par la majorité écrasante des algériens. En vérité il y avait bien longtemps que les électeurs désiraient le voir disparaître en tant qu'appareil entre les mains du Pouvoir mais l'armée l'impose sans pitié pour le peuple et pour le pays.
En 2016 tous les partis de l'opposition ont été informés, d'une manière ou d'une autre, que la majorité des sièges de l'Assemblée nationale était réservée au FLN et au RND tandis qu'il leur sera appliqué le système inique des quotas pour une partie des sièges qui resteront à pourvoir. A prendre ou à laisser.
Presque tous avaient accepté en renonçant à leurs revendications dont la plus importante aurait pu engager pacifiquement notre pays sur le chemin de l'alternance et la bonne gouvernance.
Leurs excuses sont irrecevables. Leur crainte de disparaître sur le plan légal est risible(*) puisque le respect de la Constitution et des lois en Algérie  n'existe que sur le papier.
Ce que nous voyons quotidiennement : 
Les ministres de l'intérieur et de l'information les cloisonnent illégalement dans des espaces réduits et réducteurs, leur interdisant le contact régulier et mobilisateur avec les citoyens. Les médias publics ne leur sont accessibles qu'occasionnellement. Entre deux campagnes électorales il leur est impossible d'organiser des activités légales qui soient de nature à élargir leur audience auprès de l'électorat. 
Toutes ces restrictions sont appliquées illégalement par le pouvoir contre eux et eux se soumettent docilement. Au lieu de protester énergiquement ils s'engagent dans des négociations compromettantes qui les discréditent aux yeux des militants. Ils se contentent d'exister par le biais d'un document administratif qui ne leur sert qu'à obtenir des subventions et quelques privilèges mesquins, honteux, immoraux.
En Algérie le député n'a pas le droit d'accomplir les missions pour lesquelles il a été élu par les citoyens comme, par exemple, contrôler l'action du gouvernement et proposer des projets de loi. Il est au service des ministres.
Aussi, quand nous entendons les lamentations de Makri, Hanoune, Touati et autres vieux tocards de la scène "boulitique" nous avons envie de VOMIR.
Ce sont eux qui ont renoncé à la revendication porteuse d'espoir : l'organisation des élections par une entité qui soit réellement indépendante du pouvoir.
Ce sont eux qui se sont docilement soumis au système humiliant des quotas.
Ce sont eux qui ont relayé l'appel que le Pouvoir a lancé aux citoyens de voter massivement sans parvenir à les convaincre de l'utilité des élections.
Louisa Hanoune pleure parce que le truand Ghoul a obtenu un quota plus rentable que le sien.
Makri se lamente parce qu'on lui a offert moins de cinquante sièges et les avantages qui vont avec.
Qu'ils me contredisent s'ils ont une raison plus noble que d'ignobles calculs au moment où le pays est exposé à tous les risques imaginables. 
....................
Hocine MAHDI
                         Le 10 avril 2017
.......................................................
*)- Le pouvoir aurait menacé de retirer l'agrément aux partis qui boycottent les élections.                   

Friday, April 21, 2017

François Fillon avait besoin d'un attentat

Pour faire oublier le "Pénélopegate" au petit peuple et relancer sa campagne électorale le candidat François Fillon avait besoin qu'un attentat ait lieu en France.
L'attentat est survenu au bon moment, comme sur commande.
Le parti "les ripoux-blicains" avec la bande à Sarkozy n'est-il pas capable du pire quand il s'agit de sauvegarder les intérêts et les privilèges de la famille ?
Nous l'avons vu: 
Ils n'étaient pas nombreux ceux qui étaient bien disposés à soutenir le magouilleur Fillon quand l'affaire des emplois fictifs avait éclaté au grand jour. 
Mais le sieur "exemplarité-honnêteté" s'était imposé à eux par la menace de pulvériser la maison des "ripoux-blicains" si on l'abandonnerait en pleine course de la présidentielle. Il en a des secrets nauséabonds à déballer sur ses pairs de la droite qu'il tenait par la barbichette. 
Organiser des "fuites" en direction des journalistes est un jeu d'enfant pour des hommes politiques aussi bien placés que lui au sommet de la hiérarchie. 
Malgré eux, de nombreux barons se sont mobilisés derrière le candidat malhonnête. Particulièrement la bande sarkozyste et les députés carriéristes.
L'assassinat du policier à Paris ne profite pleinement qu'à Fillon et aux Sarkozystes qui perdront énormément si le candidat des "ripoux-blicains" sera éliminé le 23 avril 2017.
...........................................
Hocine Mahdi
....... Le 21 avril 2017
........................................................
PS.FILLON semble souhaiter d'autres attentats. Le même soir sur France 2 il a affirmé qu'il y a eu plusieurs attentas à Paris mais il a été démenti par la Préfecture de police.  

Saturday, February 18, 2017

Ce que n'a pas voulu dire l'historien Jean Sévilla

La colonisation est un crime contre l'humanité. 
Voici une vérité qu'aucun politicien  français n'est autorisé de dire sans subir des attaques violentes de la part de ses adversaires qui courent derrière un fauteuil ministériel, un strapontin au Palais Bourbon ou le trône de l'Elysée.
Nous avons entendu les âneries de Fillon, Hamon, Marion et Marine Le Pen contre Emmanuel Macron. A la rigueur c'était prévisible dans la mesure où les électeurs pieds-noirs, harkis et leur descendance sont l'objet de toutes les convoitises dans une compétition "sanglante" à la succession de François Hollande. Réagir à leurs déclarations racoleuses lancées en pleine campagne électorale serait perdre son temps.
Par contre, pouvons-nous nous taire sur l'entretien "doctoral" que l'historien Jean Sévillia a accordé au quotidien le Figaro et qui est un hymne en l'honneur du système colonial français ?
De nombreux historiens français ont cette tendance propagandiste de zapper des périodes fondamentales qui font que la colonisation est réellement un crime contre l'humanité.
Au début de l'occupation, pendant l'invasion et juste après la conquête : 
Combien de tribus ont été exterminées pour installer des colons sur leurs propriétés agricoles fertiles ? Les témoignages de généraux, acteurs des crimes en question, seraient-ils imaginaires ?
Combien de résistants "indigènes" ont été déportés en Nouvelle Calédonie et ailleurs pour assurer la sécurité des colons qui ont usurpé les terres des "indigènes" ?
Pourquoi la France a-t-elle  interdit aux "indigènes" l'accès à l'école pendant près d'un siècle, sauf pour les enfants des caïds et des notables ayant servi la France ?
Exemple : le plus grand Lycée de l'Est Algérien, en 1918, n'avait accueilli que six ou huit élèves "indigènes" sur des centaines de fils de pieds-noirs.
A ce propos, Jean Sévillia lui-même reconnait qu'en 1960 38 % d'enfants "indigènes" seulement allaient à l'école.
Déjà, à ce niveau primaire du constat nous voyons bien que l'article 6 de la CHARTE DE LONDRES qui instituait le Tribunal militaire international s'applique parfaitement au système colonial que la France a imposé par la force des armes (contre le droit des peuples) en Afrique, en Amérique latine, en Asie et ailleurs.
Plus grave encore, depuis le 8 mai 1945 , après la mort du régime nazi, la France n'a pas cessé d'exercer les tueries massives, la torture, l'exil contre les peuples colonisés qui revendiquaient pacifiquement l'émancipation après avoir participé à la libération de la France sous le drapeau français et au son de la Marseillaise,
A tel point qu'en 1947, au Palais Bourbon, des députés Français avaient assimilé la police française à la Gestapo et le régime colonial français au nazisme.
C'était en 1947. Fillon et Marine le Pen n'étaient pas encore nés.
Aussi quand, en Février 2017, un candidat à la présidentiel ose reconnaître une vérité qu'une minorité des citoyens a voulu enterrer à jamais, nous estimons que les historiens français doivent avoir la décence de se tenir à l'écart de la meute politicienne qui exploite les passions en prenant le risque de provoquer l'embrasement des rancoeurs.
Le mensonge par omission est une pratique courante chez les historiens, les chroniqueurs, les écrivains et les journalistes qui se complaisent dans une vision idyllique du système colonial.
C'est la Science sans conscience qui a toujours fait le malheur de l'humanité.
Jean Sévillia nous conforte dans ce constat amère.
Malheureusement en 2017, les Européens qui ont eu la chance de ne pas souffrir de l'occupation, du nazisme et du colonialisme peuvent tout savoir sur la barbarie qu'a dénoncée Emmanuel Macron.
Il leur suffit d'observer et d'Analyser objectivement ce qui se passe en Palestine.
.............................

Hocine Mahdi
    Le 18 février 2017

..................................................              

Jean SÉVILLIA. - Sur le plan juridique, la première définition du crime contre l'humanité a été donnée en 1945 par l'article 6 de la Charte de Londres qui instituait le Tribunal militaire international, instance qui allait juger les chefs nazis à Nuremberg. Étaient visés «l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'un groupe de population civile». D'autres textes affineront la définition, comme le statut de Rome créant la Cour pénale internationale, en 1998, sans en changer l'esprit. Or la colonisation est le fait de peupler un pays de colons, de le transformer en colonie, voire, nous dit le dictionnaire le Robert, de procéder à son «exploitation» afin de le «mettre en valeur».
Voir le Figaro du 18 février 2017




Monday, February 06, 2017

En France : Des policiers violeurs en liberté

C'était avant hier à Aulnay-sous-bois.
Quatre policiers arrêtent un citoyen français de couleur. Ils le tabassent, lui ôtent le pantalon et l'un d'entre-eux lui enfonce sa matraque télescopique dans l'anus.
Cette scène barbare de viol s'est déroulée sous les lentilles des caméras de surveillance qui font désormais partie du décor dans les quartiers "chauds" de France.
Malgré cela les policiers sont laissés en liberté. Ils ont été inculpés  de violence seulement tandis que la victime, un jeune homme de 22 ans, a été hospitalisée à cause de profondes lésions anales (une déchirure qui nécessite 60 jours d'arrêt de travail selon les médecins).
En fait, le parquet les aurait innocentés si le maire Bruno Beschizza, un ancien policier, n'avait exprimé son indignation contre ce qu'il considère comme un détournement de la vérité commis par les magistrats du parquet qui semblaient avoir le souci de protéger les violeurs en bande.
Ce qui a contraint le ministre de l'intérieur de suspendre ces derniers de leur fonction.
En tout cas les policiers sont libres alors que leurs actes barbares auraient dû leur valoir un mandat d'arrêt immédiat.
Malheureusement la France n'est pas en Scandinavie.
........................
Hocine Mahdi
le 6 février 2017
................................ 




Tuesday, December 13, 2016

Liberté D'expression, Droit A L'Information

La liberté d'expression sans le droit à l'information, c'est quoi au juste ?
C'est quoi la liberté d'expression et le droit à l'information quand les journalistes et leurs patrons se taisent, mentent, inventent ou manipulent l'information.
C'est quoi la liberté d'expression et le droit à l'information quand les journalistes et leurs patrons couvrent le mensonge en censurant un droit de réponse ?
C'est quoi la liberté d'expression et le droit d'information quand les grosses boites médiatiques conçoivent des émissions et des débats orientés spécialement pour soutenir des mensonges politiques ou omettent de couvrir des évènements en soutien à une partie contre une autre ?
Les exemples sont légion où des dictateurs achètent des dizaines de pages publicitaires à de grands journaux qui, en contrepartie, leurs fabriquent des images de dirigeants fréquentables. 
Avant de diaboliser Saddam Hussein comme il le méritait, des magazines européens et américains à gros tirages l'avaient présenté comme le dirigeant le plus démocrate du monde arabe. Tous savaient qu'il pratiquait la torture, l'arbitraire, les tueries contre ses opposants. Personne n'en parlait. C'était dans les années 1980. 
Combien de fois des journalistes ont été censurés par leurs patrons parce que leurs écrits risquaient de faire perdre des rentrées publicitaires ? 
La publicité étant un moyen de pression, les éditeurs se couchent très facilement devant des lobbys qui leur dictent ce qu'ils ne doivent pas publier.
Nous sommes encore loin du droit à l'information que nous reconnait la charte universelle des droits de l'homme.
...................................
Hocine mahdi         

Monday, September 19, 2016

Les hôpitaux malades de leurs médecins

Pleure ô pays bien aimé...
J'ai volé cette phrase à un écrivain passionné et passionnant.
Qu'il me pardonne, il a l'âge de mon arrière grand père et il est naturel que j'apprenne de lui. En vérité je n'ai pas su en inventer une qui soit plus en adéquation que celle-là avec le récit du parcours du combattant d'un citoyen malade qui n'a pas voulu déranger ses solides "relations" pour se faire soigner. 
Attention, je ne généralise pas. Il y a des exceptions.

Pleure ô pays bien aimé.
En 2011 tes hôpitaux demeurent toujours le lieu incontournable où beaucoup de malades sans piston y entre en marchant et en ressortent dans un cercueil.
Des médecins sans conscience, sans coeur, abandonnent pendant des heures des malades torturés par la souffrance dans des salles de consultation des services des urgences. Bien entendu, quand les malades en question ne sont pas accompagnés, mieux vaut dire munis, d'une "chakhsia*" ou d'une recommandation en bonne et due forme.

Pleure ô pays bien aimé.
Des médecins sans conscience, sans coeur, prescrivent des actes médicaux onéreux et des médicaments au pif. Ils se trompent souvent sur le diagnostic parce qu'ils ne procèdent pas à l'examen clinique (palpation du corps et questionnaire sérieux) qui peut les mettre sur la piste de la maladie.

Pleure ô pays bien aimé.
Des médecins sans conscience, sans coeur, assurant la permanence, renvoient chez eux des malades gravement atteints pour ne pas prendre la responsabilité de signer un ordre d'admission... 
Pourquoi ? 
De peur d'être engueulés par leur chef de service qui est en abandon de poste.

Pleure ô pays bien aimé.
De ce fait nos hôpitaux grouillent de médecins assassins qui ne prennent sérieusement en charge que les malades recommandés ou accompagnés de "si flen ou si felten".

Pleure ô pays bien aimé.
Tes enfants craignent tes médecins plus que les guérisseurs charlatans qui exercent dans tes souks.

Voici l'infernale journée d'un malade qui n'a pas fait usage de ses "pistons" agréés, devrions nous dire "labélisé".
3 heures du matin: Dziri se tortille de douleurs dans son lit. Sa famille lui donne des cachets, lui prépare des tisanes en attendant que le jour se lève. Rien à faire. Les douleurs deviennent plus violentes. 
La famille appelle le taxi clandestin du quartier. Direction: les urgences de l'hôpital el Hattabia qui est le plus près (une dizaine de kilomètres). Là on lui injecte une dose de calmant. Les douleurs redoublent de férocité. On l'oriente vers les urgences du CHU Ben Badis, qui eux l'orientent sur le pavillon chirurgicale Ibn Sina. Entre les attentes et les trajets cinq heures se sont écoulées. 
La famille décide alors de s'adresser à la clinique privée Naoufel, puis à une autre. Peine perdu. On leur conseille le CHU Ben Badis.
Retour à la case départ.
La distance entre les pavillons est longue. Pas de chaise roulante disponible. Dziri s'appuie sur les frêles épaules de son épouses et celles de son frère pour se déplacer. Il tombe en syncope. Grâce à une "maârifa**" rencontrée au hasard il est pris en charge par le service des maladies infectueuses où on lui branche un sachet de sérum. Il est 14 heures 30, le médecin de la "maârifa" recommande à la famille d'aller en urgence à l'hôpital de Daksi qui est situé à l'autre bout de la ville. Il a la gentillesse de réquisitionner une ambulance. La densité de la circulation est un enfer  pour la famille qui mène une course contre la montre.
A la salle de consultation des urgences de Daksi, l'attente est interminable. Il y avait bien un médecin mais il ne pouvait rien décider sans l'avis de son collègue de permanence qu'il avait appelé au téléphone mais qui tardait à venir. Près d'une heure après voici le collègue qui arrive en trainant les pieds. Lecture de la lettre d'orientation, des bilans, des radios et des échographies. Il s'enferme quelques minutes dans son cabinet avec ses collaborateurs puis appelle la famille.
- Ramenez le malade au pavillon de chirurgie Ibn Sina il doit être opéré de toute urgence.
Un parent du malade l'informe :
- Nous sommes venus d'Ibn Sina où les médecins l'ont vu et nous ont orientés vers votre service. Si nous nous le leur ramèneront ils vont nous renvoyer ici.
Le médecin :
- Je ne peux rien faire. Le bloc est fermé jusqu'à 8 heures du matin.
Un autre parent plus rugueux :
- Docteur, s'il vous plait, laissez-nous vous respecter. Vous êtes en permanence assumez vos responsabilités. Vous êtes le capitaine à bord pendant la permanence.
Le médecin :
- Non. Je ne suis que l'adjoint du Maitre Assistant.
Le parent :
- Conduisez-nous à son cabinet nous allons lui parler.
Le médecin :
- Il est chez lui. Je dois lui téléphoner pour savoir ce qu'il décidera.
Le parent en colère :
- Le Maitre assistant décide de chez lui sans voir le malade ?
Le médecin :
- Nous travaillons comme ça. Le cas de votre malade est un peu particulier. La semaine passée un médecin en permanence avait hospitalisé un cas pareil il s'est fait savonner par le Maitre Assistant.
Le parent se calme par stratégie :
- L'état de notre malade nécessite t-il une intervention immédiate ?
Le médecin :
- Oui.
Le parent :
- Nous allons le ramener à la maison. Si par malheur il lui arrivera quelque chose nous vous tiendrons pour responsable devant la justice.
Le médecin :
- Pourquoi moi. Allez à Ibn Sina ils le soigneront.
Vous avez bien lu. Un médecin assure la permanence dans les urgences d'un hôpital pour le compte d'un autre médecin qui se prélasse chez lui mais quand il a un patient à hospitaliser de toute urgence il a peur d'être engueulé par l'absentéiste.
Le parent s'éloigne du médecin et décide de déclencher l'opération "piston" en téléphonant à une "Chakhsia" de petite envergure.
Moins d'une demi heure après la directrice de l'hôpital Daksi déboule au service des Urgences. Elles est sur les nerfs, son f'tour était sur le canoun. Elle s'enferme dans le cabinet avec le médecin qui deviendra comme une serpillière et se montrera prêt à lécher les bottes des parents du malade. Comme un minable larbin il signera l'ordre d'admission de Dziri et le programmera pour une préparation immédiate à l'intervention chirurgicale.
Nous le soupçonnons d'avoir, par la suite, commis une mauvaise action.
Le malade devait être opéré en urgence. Mais au moment de l'embarquer au bloc un chirurgien s'aperçoit de la disparition des résultats d'analyses de son dossier. Il y aura une altercation entre les infirmiers et les chirurgiens. Ce n'est que vers midi que les documents seront retrouvés classés par inadvertance (?) dans le dossier d'un  autre malade.
C'est mesquin. Mais que voulez-vous ? C'est le niveau culturel de certains de nos médecins qui n'ont jamais lu le Serment D'Hippocrate.
Allah yeramek y a si Benkadri Hocine. Quand tu étais directeur général les hôpitaux fonctionnaient comme l'horloge de Londres. Dès ton enterrement ils sont redevenus comme des souks, comme ils l'ont été pendant les quarante dernières années. Il ne t'a fallu que six mois pour les rendre fréquentables. Mais ton coeur avait lâché parce que tu étais au four et au moulin H.24.

Pleure ô pays bien aimé.
Pendant que des centaines de médecins sont au chômage et rêvent de "Harga" d'autres, dans nos hôpitaux, laissent mourir leurs malades.

........................................................
Le 16 Août 2011
Mahdi Hocine           

Wednesday, August 31, 2016

LES FEMMES ET LES HOMMES QUI NE MEURENT JAMAIS


Ce matin je me suis recueilli sur la tombe d'un citoyen d'une grande modestie. Il avait du Coeur, du Nif et un Amour aussi grand que tous les océans pour cette malheureuse Algérie qui tangue comme un bateau ivre pris dans la tempête de la mauvaise gouvernance qui menace de le couler.

Il était mort en Avril 2011 en accomplissant son devoir de commis de l'Etat sans rien concéder à sa hiérarchie sur le plan moral et légal.
C'était un fonctionnaire consciencieux. 
Il désobéissait à son ministre de tutelle qui avait la prétention de lui dicter ce qu'il devait faire. En Algérie c'est trop exceptionnel pour être cité en référence. D'autant plus que le citoyen en question avait la responsabilité de redonner aux hôpitaux de Constantine le rôle qui était le leur :
Soigner les malades et sauver des vies humaines.
Il prenait tellement à coeur son travail qu'au bout de six mois il en est mort.
D'épuisement ?
Peut-être...
Il avait mis les pieds dans un nid de vipères.
Il lui fallait tout surveiller, tout refaire avec des milliers de travailleurs qui ont été habitués pendant quarante ans de n'en faire qu'à leur tête. C'est ce qui fait dire à beaucoup de gens que sa mort arrangeait tellement de parasites au sein des hôpitaux de Constantine qu'elle ressemble à un crime déguisé. 
D'ailleurs, quelques jours après son enterrement les mauvaises habitudes ont repris le dessus. Les malades sont traités comme des "m o i n s- q u e- r i e n ". 
L'hygiène est catastrophique. 

Le matériel neuf recommence à tomber en panne sans raison. 

De nombreux médecins et paramédicaux se sont remis à fonctionner comme les guichetiers de la mairie et de la poste.
Au faciès...
Au piston...
A l'humeur...
Allah yarhmek, y a Si Hocine Benkadri !
Si dans chaque ministère, dans chaque administration, dans chaque entreprise, dans chaque institution de l'Etat il y avait seulement dix hommes aussi consciencieux et aussi honnêtes que toi l'Algérie ne serait pas tomber aussi bas. 
J'ai su dernièrement que des marchés de gré à gré pour l'extension des hôpitaux, leur approvisionnement et leur équipement t'auraient rendu archimilliardaire en quelques mois mais que tu avais chassé de ton bureau les mafieux qui voulaient t'acheter.
Dors en paix.
Les femmes et les hommes comme toi resteront toujours vivants dans nos coeurs.
HOCINE MAHDI
Le 31 Août 2011

Monday, July 04, 2016

L'humanisme sélectif d'Elie Wiesel.

L'humanisme sélectif d'Elie Wiesel.
.........................................................
Ce texte, je l'ai écrit en  mai 2009 et publié en juin 2009. 
L'humaniste Elie Wiesel  s'interdisait de s'indigner contre les crimes contre l'humanité commis par  le régime d'apartheid sioniste au Liban et en Palestine contre  le peuple palestinien. 
Il disait que tout ce que faisait Israël, Israël le faisait en son nom.
En 2008-2009 des milliers de femmes et d'enfants palestiniens mouraient à Gaza sous les bombes d'Israël. Un massacre inimaginable d'une puissance coloniale contre un peuple désarmé. Une puissance coloniale ouvertement protégée, équipée et financée par la France, l'Angleterre, l'Allemagne et les USA et qui jouissait de la caution morale d'Elie Wiesel. 
Pour celui-ci tous les enfants du monde souffrent de la guerre et de l'arbitraire sauf les enfants palestiniens.
Humanisme sélectif inadmissible de la part d'une victime de l'arbitraire nazi et d'une puissance occupante.  
C'est pour cela que le peuple Palestinien continue de croupir sous le joug colonial. 
.........................................

Voici le texte qui demeure d'une douloureuse actualité :      
Face à la dégringolade vertigineuse de sa popularité à travers le monde et chez lui surtout, le terroriste Bush a fait appel à son ami Elie Wiesel, le sioniste à tout faire de la Maison Blanche.
La mission confiée au prix Nobel, sous des apparences louables, cache très mal une décision crapuleuse de fabriquer un Etat fantoche (comme pour les kurdes en Irak) dans l'une des régions les plus riches encore inexploitées du Soudan.
Au Nobel prostitué, il a été demandé d'user de son inusable prestige à l'effet de sensibiliser l'Amérique profonde sur la situation catastrophique des chrétiens du Darfour que les islamistes envisageraient d'exterminer en douce.
Premier volet du programme d'action : des marches de dénonciation dans toutes les villes américaines jusqu'au jour où le dictateur soudanais abdiquera sa souveraineté sur une partie du Soudan qui est convoitée pour ses considérables richesses minérales que les pillards coloniaux n'avaient pas eu le temps d'extraire quand le pays leur appartenait au nom de la loi du plus fort.
Sans surprise Elie Wiesel ne s'est pas fait prier. Car, engager son prestige "moral" au service d'un Etat terroriste qui a décider de « démo-khra-tiser » le monde arabo-musulman  par le napalm, les missiles patriotes, la famine et la bible …, C'était œuvrer à la consolidation des fondations d'un autre Etat fantoche qui fut conçu de toutes pièces au cœur du monde Arabe par la coalition Euro-américaine avec la complicité de l'ONU.
Une fois n'est pas coutume.
Nous n'avons pu résister à la tentation de demander à Elie Wiesel d'user de son inusable prestige auprès de son ami conjoncturel Bush de telle sorte que celui-ci et ses tueurs comprennent et admettent que la Palestine n'a jamais été un pays sans peuple que les alliés Euro-américains, sans consulter leurs amis arabes, avaient généreusement offert à un peuple sans pays.
Au nom de la loi du plus fort, bien entendu.
Que soixante ans après cette forfaiture Bush et ses pairs anglais et français s'obstinent de nier, qu'à cause d'eux, la Palestine est tombée sous les bottes d'un nazisme qui se signale chaque minute par des atrocités comparables à celles commises par les esclavagistes de l'Afrique du Sud, à celles de la Gestapo et à celles du colonialisme français…
Que soixante ans après cette forfaiture Bush et ses pairs anglais et français continuent à s'indigner parce que les enfants Palestiniens n'ont trouvé qu'un seul moyen de revendiquer l'indépendance et d'attirer l'attention de l'O.N.U sur leur calvaire : se faire exploser au milieu d'une foule de colons et assimilés sionistes…
Que penser ?
Ils (Bush et ses pairs européens) jouent aux sourds, aux aveugles, aux idiots pour ne pas prendre leurs responsabilités à l'égard d'un peuple qu'ils avaient condamné en 1919 (pas en 1948) à l'errance, à la mort lente, à l'inexistence identitaire, à l'orphelinat.
C'est la barbarie du système colonialiste nazi-sioniste qui pousse le désespoir des opprimés à l'extrême de l'extrême : l'action kamikaze.
Cette évolution vers le pire est normale si nous reprenons toutes les étapes des négociations et de leur échec..
Qu'ont obtenu les Palestiniens à Camp David malgré les concessions inimaginables faites par Arafat aux Américains ?
Qu'ont obtenu les palestiniens à Oslo, à Madrid, à Charm Echeikh ?
Rien à part des promesses jamais tenues…
Rien a part le génocide de Sabra et Chatila ordonné par Ariel Sharon et exécuté par ses harkis libanais (les phalanges chrétiennes) sous l'œil vigilant de la soldatesque sioniste. L'opération fut planifiée et suivie par le cabinet de Sharon de telle sorte qu'il n'y aurait pas de survivant, jusqu'aux bébés qui sont en gestation dans les ventres de leurs mères.
Rien, à part les carnages de Jéricho et de Bethléem.
Rien, à part l'intensification des implantations coloniales…
Rien, à part le cloisonnement de Gaza et de la Cisjordanie…
Rien, à part les tueries d'El Qods…
Rien, à par l'assassinat sur une grande échelle des enfants innocents…
Rien, à part les bombardements des quartiers résidentiels, des écoles, des hôpitaux…
Rien, à part les démolitions des maisons…
Rien, à  part l'isolement et l'empoisonnement de Arafat après des années d'humiliation en résidence surveillée dans son palais à moitié rasé.
Situation sans précédent dans l'histoire de l'humanité… Arafat qui n'avait plus rien à donner aux sionistes parce qu'il avait été mis à genoux par les américains après les multiples trahisons des Européens et des dictateurs Arabes qui, eux mêmes, étaient des obligés des maîtres de Washington.
Non.
Ne croyez pas que nous ayons perdu de vue que le «grand humaniste» Elie Wiesel se comporte comme si le peuple palestinien et la Palestine n'étaient que des fictions inventées par Jacques Vergés, Mourad Bourboune, Noam Chomsky, Roger Garaudy, l'Abbé Pierre, ces hommes qui rejettent toutes les formes de racisme et d'injustice. Ces hommes que les lobbies sionistes, malgré leur puissance, n'ont pu dompter.
Ni par la terreur ni par la corruption.
Nous avons tout juste pensé, dans un moment d'optimisme béat, qu'un lauréat du prix Nobel est susceptible d'un sursaut d'honneur surtout quand il doit sa situation à un discret travail des coulisses à la faveur d'une conjoncture politique donnée (des tortionnaires et des criminels de guerre ont obtenu cette distinction) .
Quand des enfants souffrent et meurent dans les mêmes conditions qu'a connues l'enfant Elie Wiesel sous les bottes d'une force barbare d'occupation, il n'est pas impossible que les douloureux souvenirs du passé (1939-1945) aient l'effet salvateur d'un électrochoc sur les amnésiques qui sont devenus des bourreaux ou complices de bourreaux ou panégyriste de bourreaux.
Parfois il suffit d'une légère secousse.
Wiesel pourrait orienter le boucher de l'Irak qui ne sait plus ni ce qu'il veut ni ce qu'il fait dans le monde Arabe à cause de ses conseillers sionistes, comme Perle, qui le tournent en bourrique.
Quand Bush ordonne à Mahmoud Abbas d'organiser des élections honnêtes tout en commandant aux électeurs palestiniens de boycotter les candidats de Hamas et en brandissant la menace de les affamer si les résultats du vote ne seront pas conformes à ses désirs (la reconduction des corrompus), quel genre de démocratie applique t-il ?
Quand Bush interdit à Moubarak de trafiquer les résultats du scrutin puis l'autorise de faire comme il veut pour se maintenir au pouvoir, quel genre de démocratie défend t-il ?
En Palestine, à l'issue d'élections transparentes reconnues par tous les observateurs internationaux, les candidats de Hamas ont gagné. Aussitôt Bush bloque l'aumône que le trésor américain versait à l'Etat palestinien. En même temps il ordonne à ses harkis, les dictateurs arabes, de diaboliser le gouvernement démocratiquement élu qui s'oppose au bradage du pays… Bradage qui était imposé à Mahmoud Abbas.
Que veut-il nous dire ?
Où est le respect du libre choix des peuples d'élire leurs représentants ?
Libre choix qui est inviolable, voire sacré en Europe occidentale et en Amérique où la seule possibilité de frauder est d'acheter les voix avant le déroulement du vote.
Ne sont qualifiés de démocrates que les arabes cautionnés par les sionistes et les arabes qui broutent dans les mangeoires de l'oncle Sam.
La stratégie de Bush et de sa coalition euro-australo-canadiiennne est archi connue dans tous les pays du Tiers-Monde :
1)-Allumer des guerres séparatistes.
2)-Affamer.
3)-Boycotter pour appauvrir les plus pauvres. 
La précarité provoquera de graves désordres socio-économiques. 
Les désordres socio-économiques engendreront la répression. 
Et la répression déstabilisera les gouvernements non désirés par les criminels maîtres de Washington qui usent de toutes les crapuleries et de tous les crimes imaginables (voir l'Irak, le Chili, la Corée, le Vietnam ) pour dominer le monde.
Nous ne nous étonnerons pas si Wiesel restera insensible à notre appel volontariste. C'est le contraire qui nous surprendra.
Des centaines de fois il a été prouvé qu'Elie Wiesel est aussi raciste que Sharon, Netannyahu, Hitler, Sarkozy, Rumsfeild, Bush aux yeux de qui les Palestiniens resteront éternellement une fiction et les arabes des infra-humains
Contre toute morale et toute logique, il a été "nobélisé". 
C’est là la grande force des lobbies sionistes.
.....................................
Hocine Mahdi.
...............écrit le 10 Mai 2009
...............publié en Juin 2009
............... repris le 4 JUILLET 2016 l'annonce de la mort d'Elie Wiesel pour dire une vérité que les médias français ont habilement escamotée.
............................................................