Tuesday, April 22, 2014

A t - elle gagné le gros lot, tata Louisa ?

En 2009 Louisa Hanoune était deuxième très loin derrière Bouteflika avec 604.258 (4,22 %) sur 14.378.578 de suffrages exprimés. Les décideurs lui avaient fait cette  faveur exceptionnelle parce qu'elle était une femme et qu'elle avait accepté d'associer son parti à la mascarade devenue possible après le viol de la Constitution. 
Pour rappel : celle-ci a été amendée par les députés contre une forte augmentation de leurs honoraires. 
Le peuple n'existait pas et n'existe pas encore et comme toujours on a décidé pour lui d'avoir  un président à vie.
En 2014 Louisa Hanoune est classée quatrième avec un score ridicule. Elle a perdu  les  quatre cinquième de son électorat entre les deux dernières élections mais elle est heureuse. 
En 2009 elle avait 604.258 voix.
En 2014 elle n'a eu que 154.912 voix.
Elle jubile.
Elle pavoise.
Elle nage dans le bonheur. 
Elle a perdu près de 80 % de son électorat mais elle est très satisfaite.
Ce n'est pas naturel.
Ce n'est pas logique.
Ce n'est pas normal.
A moins qu'elle ait accompli une mission dans cette élection qui n'a été ni propre ni honnête contrairement à ce qu'elle prétend avec une flagrante mauvaise foi. 
En 2009 elle a été scandalisée parce que les décideurs ne lui avait accordé que 6O5.258 voix en la classant à la deuxième place.
Comment ne pas se poser des questions sur une candidate qui a fait ouvertement campagne pour le candidat du régime de la rente ?     
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Hocine Mahdi 

Le 22 avril 2014

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Pour mémoire, les résultats du 17 avril 2009
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INSCRITS : 2O.595683
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VOTANTS : 15.351.3O5

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Bulletins nuls : 1.O42.727

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Suffrages exprimés : 14.378.578

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Taux : 74,54 %

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Bouteflika : 12.911.7O5 / 90,24 %

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Louisa Hanoune : 6O4.258 / 4,22 %

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Moussa Touati : 33O.57O / 2.31 %

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Mohamed Djahid Younsi : 196.674 / 1,37 %

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Faouzi Rébaïne : 133.129 / 0,93 %

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Mohamed Saïd : 132.242 / O,92 %

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HOCINE MAHDI
------ Le 23 Avril 2014
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Monday, April 21, 2014

Quand un ex Wali se met à table !

C'est complètement décontracté et le sourire aux lèvres que l'ancien wali Bachir Frik révèle comment Mouloud Hamrouche et des généraux avaient ordonné aux walis de bourrer les urnes au profit des candidats du régime de la rente.
A propos du nouveau parti né avec des moustaches et un gros ventre, le RND, il rapporte une anecdote avec l'air de raconter une blague.
Ecoutons-le :
- Nous avons reçu (tous les walis) l'ordre de concocter les listes des candidats du RND. J'étais à Oran. J'ai envoyé la mienne à Alger mais elle a été refusée par les décideurs parce que Bensalah n'y figurait pas. On m'a ordonné de refaire une autre en laissant les six premières places vides qui ont été réservées à des hautes personnalités d'Alger avec Abdelkader Bensalah en tête bien qu'il n'avait aucune chance d'être élu à Oran. A l'issue du dépouillement sortie des urnes le Hamas a obtenu 12 sièges sur les 14 en jeu mais le RND n'a obtenu que l'équivalent d'un siège et demi. J'ai décidé de donner 5 sièges au RND, 5 sièges à Hamas et 1 siège à Louisa Hanoune.
Des aveux livrés en direct sur la chaîne Echourouk tv.
Quand le journaliste évoque la question de l'honneur Bachir Frik s'explique le sourire aux lèvres comme toujours.
Ecoutons-le :
- Il ne faut pas parler d'honneur dans ce cas là. Nous ne sommes que des commis de l'Etat. Nous obéissons aux ordres de nos supérieurs. Celui qui n'exécute pas les ordres est viré. Aucun wali n'a désobéi.
Je n'ai repris que quelques extraits des confidences de ce haut commis de l'Etat qui a été destitué à cause de sombres affaires de corruption et de détournement de biens de l'Etat.
En 1999 il était wali de Annaba et Ahmed Bedjaoui président de la commission électorale. Il a reconnu avoir fait imprimer cinq mille posters de Bouteflika avec le matériel et l'argent du trésor public. Cela n'a pas empêché Ahmed Bédjaoui d'aller manger du méchoui avec lui.
Ni honte, ni honneur, ni remords. De bout en bout il était décontracté et souriant.
A l'image de Saadani, Benyounès, Ghoul, Abdelmadjid S. Said, Ouyahia, Belkhadem qui assument leurs forfaitures.
A vomir !
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HOCINE MAHDI
-----------Le 17 avril 2014
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Wednesday, April 16, 2014

Le Mensonge Politique et la Jeunesse


Basta, Assez, Barakat !

Voici un cri de rage que j’ai lancé le 29 mars 2012. Ce jour là, en traversant le pont de Sidi M’cid j’avais remarqué une jeune femme immobile et regardant le vide sous ses pieds.

Instinctivement j’avais senti qu’elle broyait du noir. Je m’étais approché d’elle et j’ai vu son beau visage noyé de larmes.
Dans son regard j’avais lu toute la rage, toute la colère, toute la détresse du monde.

Elle était en plein désarroi.
En ce moment même elle n’avait besoin que de parler à quelqu’un et j’étais là par hasard, très inquiet mais craignant une réaction hostile de sa part.

En discutant avec moi elle avait repris confiance en elle. C’était une universitaire qui voyait tous les horizons bouchés et qui se demandait pourquoi elle vivait.

C’est, hélas, la question dangereuse qui pousse au désespoir mais que se posent des milliers de diplômés et des millions de jeunes sans formation que le marché de l’emploi n’est pas et ne sera jamais en mesure d’absorber parce que le pays est gouverné par des impotents qui se sont entourés de pillards et qui détestent le peuple algérien.

Je reprends ce texte aujourd’hui parce que pendant la campagne électorale de 2014 le monde entier a pu mesurer l’indigence intellectuelle et l’immoralité de nos ministres, de nos walis, de nos sénateurs, de nos députés, de nos dirigeants invisibles qui nomment et dégomment nos dictateurs en bafouant la constitution et la souveraineté citoyenne.

HOCINE MAHDI
Le 15 Avril 2014
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Ces jeunes qui veulent mourir       

Je suis rentré chez moi avec le souvenir d'un regard fugace
Qui m'a raconté la détresse d'une jeunesse
Qui rame dans un tunnel sans fin.
Une jeunesse privée du droit de se réaliser par des séniles.
Ceux-ci ne veulent pas comprendre qu'ils ont le devoir
De céder la place à l'extraordinaire potentiel d'énergie,
D'intelligence et de force que cumulent les jeunes générations.
Ces jeunes générations qui ne rêvent que de bâtir une nation
de lumière, de liberté, de justice,
De paix, de fraternité, de convivialité, d’amour
Pour être dignes des générations
qui se sont sacrifiées
Pour l'indépendance du pays et notre dignité.
Mais ce ne sont pas les révolutionnaires pervertis de 1962
Qui auront le patriotisme de prendre la retraite avec les honneurs.
Cinquante ans d'indépendance pour en arriver à cette impasse ?
B A R A K A T !!!
ASSEZ !!!
BASTA !!!
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HOCINE MAHDI
-------------------------Le 29 mars 2012


Tuesday, April 15, 2014

DE LA FRAUDE ELECTORALE !

Voici le discours le plus virulent contre la fraude électorale jamais prononcé par un parlementaire algérien pas au Palais Zighout Youcef à Alger mais au Palais Bourbon à Paris en 1951.
Election en Algérie sous le colonialisme Français                      

DE LA FRAUDE  ELECTORALE
     Le texte ci-dessous, très riche en enseignements, est la déclaration d’un indigène, député messaliste, à l’assemblée française, dénonçant la fraude électorale en Algérie par le gouvernement colonial français. Cette déclaration s’est déroulée en 1951 au Palais Bourbon. Y sont décrites  les  méthodes sournoises et violentes de l’administration pour donner la victoire aux candidats soutenus par le gouvernement colonial contre les nationalistes algériens.
      Bourrage des urnes, corruption, intimidation, agression.
      C’est l’un des nombreux et hideux visages du colonialisme « positif » chanté par le fasciste Nicolas Sakorzy et son parti l’UMP depuis 2005 pour attirer dans son giron les fanatiques du front national de la famille Le Pen et les « nostalgériques » qui hurlent aujourd’hui comme des charognards contre la reconnaissance du bout des lèvres par François Hollande des massacres du 17 octobre 1961 et du 8 Mai 1945 en tant que crimes de l’Etat français contre des manifestants algériens pacifiques. 
      Ce texte de 1951 figure dans le journal officiel de la république. Pour nous, citoyens des anciennes colonies françaises, c’est un document d’une grande valeur historique… Une valeur EXCEPTIONNELLE parce que tous les pays qui furent colonisés par la France et libérés n’ont jamais connus d’élections honnêtes après l’indépendance car leurs « zouama », parvenus au pouvoir par la violence, ont perpétué les méthodes de l’ancienne puissance coloniale grâce au système réducteur du parti unique et du multipartisme de parodie.
     En 1951 le bougnoule Djamel Derdour, député messaliste, avait donné une leçon de civisme aux dirigeants de la république française au palais Bourbon, symbole de la démocratie à sept visages. 
    Il y avait avec lui Lamine Débaghine, Boukhadoum et Mezrena.
    Pour la petite histoire :
    Dès qu’il s’est emparé du pouvoir Ahmed Ben Bella a pourchassé les hommes qu’il n’a pas réussi à domestiquer. L’historien Mohamed Harbi était son directeur de cabinet et son cerveau, un peu le Claude Guéant ou le Patrick Buisson qui ont inspiré les discours et les actions électoralistes xénophobes de Sarkozy entre 2007 et 2012.
     Accusé de complot et de tentative de coup d’Etat contre le régime benbelliste Derdour Djamel échappera de justesse à la mort en 1964 et trouvera refuge à Paris.
     Lamine Débaghine, comme Ferhat Abbas, sera forcé au silence et interdit d’activité politique jusqu’à ce que mort s’en suive.
     Boukhadoum (un matheux surdoué) dirigera des entreprises publiques et sera cadre de SONATRACH  mais ne se mêlera plus de politique.
     Quant à Mezréna il s’était peut-être fondu dans l’anonymat.
      L’Histoire a retenu que ces quatre députés messalistes étaient les premiers parlementaires « indigènes » à avoir revendiqué l’indépendance de l’Algérie en 1947 au Palais Bourbon et avoir assimilé les forces d’occupation française à la Gestapo sous les huées des parlementaires français.
 
                                                                                             Hocine Mahdi
Octobre 2012


        Election en Algérie sous le colonialisme Français1

Discours prononcé en Mai 1951 par un député français musulman au Palais Bourbon. 

         Vous n’ignorez pas qu’en Algérie la campagne électorale commence à battre son plein. Sans préjuger le mode électoral ou combinaison qui sera adoptée en fin de compte par l’Assemblée, je voudrais demander au Gouvernement qui a autorité pour appliquer et faire respecter la loi, quelles sont les mesures qu’il compte prendre pour assurer la loyauté du scrutin en Algérie.

         Il est de notre devoir de dénoncer à cette tribune les sinistres manigances dont sont victimes les électeurs du deuxième collège2 traités par le représentant du Pouvoir exécutif sous le signe de l’effronterie des valets de Molière.

         Il importe que chacun puisse toucher du doigt les divers ligaments ténus, grossiers ou ingénieux avec lesquels a été tissée, pour reprendre une vieille expression, la camisole de force du suffrage universel algérien.

         Je serai bref, me bornant à livrer à votre réflexion et, je l’espère aussi, à votre indignation, des faits qui se dispensent de tout commentaire et qui illustrent l’intervention faite à cette tribune le 20 octobre dernier par notre honorable collègue M. Fonlupt-Eesperaber qui a stigmatisé une politique qu’il considérait « comme désastreuse et indigne de nous ».

         Je passerai sous silence le déroulement et les péripéties des scrutins dans les communes de plein exercice pour ne retenir que les scandaleux agissements menés dans les communes mixtes de beaucoup les plus nombreuses et les plus populeuses et dont les résultats sont déterminants.

        Dans ces communes, le jour du  scrutin, les bureaux de vote sont tenus par les administrateurs, les caïds, les aghas qui relèvent directement du Gouvernement. La fraude sévit alors de la façon la plus cynique, la plus écoeurante et la plus éhontée.

        Voici quelques exemples significatifs : électeurs écartés fallacieusement dès l’ouverture du scrutin sous prétexte qu’ils ont déjà voté, voie de fait allant jusqu’à l’emprisonnement pour ceux qui osent protester.

        Ces exemples d’intimidation sont fréquents. Cette attitude ne favorise d’ailleurs pas - semble t-il - l’abstention, le dépouillement révélant une majorité miraculeuse en faveur du candidat administratif (ironiquement dit).
       
       Les garanties du scrutin fonctionnent unilatéralement. Il est rigoureusement interdit aux candidats de l’opposition et à leurs mandataires de pénétrer dans la salle de vote durant les opérations électorales.

      Avant le dépouillement du scrutin, sous des prétextes spécieux, l’évacuation de la salle est ordonnée par le président pour lui permettre de changer les urnes et de trafiquer en toute quiétude.

     Les isoloirs, tout à fait superfétatoires, ne révèlent à l’électeur que les noms des candidatures patronnées.

    On ne peut pas dire, dans ces conditions, que les votes soient l'expression d’une approbation et on ne saurait arguer de résultats qui rivalisent avec les plébiscites les mieux dirigés d’Europe centrale. Un exemple entre tous, celui de Ténès ou sur 19500 électeurs, le candidat officiel a recueilli 19.000 voix.

     Si le statut de Algérie, qui fut voté en septembre 1947, avait été appliqué, il n’y aurait plus de communes mixtes, la pression et la fraude électorale ne pourraient  plus s’exercer impunément.

    Vous comprendrez que ce qui nous importe le plus ce n’est pas tant la réforme électorale par elle-même, mais davantage l’assurance que la liberté de vote et l’honnêteté du scrutin soient garanties. (Applaudissements au centre).

     Voter, ce n’est pas se livrer à un simulacre, voter c’est choisir et choisir  librement.

    Pourquoi cette mutilation des droits du suffrage universel ?

   Croyez-vous que dans ces conditions, vous soyez habilités à vous poser en censeurs et à contester, même par le truchement de M. André-François Ponce, ambassadeur de France inéligible, la validité des élections en Allemagne orientale ?

   A ce propos, je ne peux m’empêcher de souligner que 569 parlementaires français de la III République sont frappés d’inéligibilité, non seulement en violation de la constitution de 1875 qui déclare dans son article 13, qu’ « aucun membre de l’une ou l’autre chambre ne peut être poursuivi ou recherché à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions...»

     M. Joseph Denais intervient : - ‘’ C'est parfaitement exact’’.

     M. Djamel Derdour reprend : -‘’Mais également en violation de l’article 21 de la constitution de la IV  République, qui  reprend  le  même  principe  en  le  précisant encore et qui spécifie « qu’ aucun membre du parlement ne peut être poursuivi, recherché, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. »          

     La manière dont les principes fondamentaux du droit public français ont été également violés en ce qui concerne les élections algériennes rappelle les procédés employés par tous les gouvernements autoritaires. Elle se résume en cette formule : substitution de l’arbitraire gouvernemental à la volonté du suffrage universel.

     En définitive, en Afrique du nord, le suffrage universel a été mis en tutelle. Dans le même temps où l’on proclamait citoyens tous les ressortissants des territoires d’outre-mer, on soumettait nos départements3 à un odieux régime de dictature à la fois violente et sournoise.

      En multipliant les illégalités et les abus de pouvoirs, en s’arrogeant le droit de maquiller les urnes pour remplacer les élus du peuple par des délégués de son choix, le Gouvernement a porté une double atteinte à la souveraineté populaire. Il a prolongé, à son profit, le système fasciste qui, selon la fameuse définition de Guglielmo Ferrero, est « le suffrage universel contrôlé par le Gouvernement ».

      Le devoir des républicains est de condamner de telles méthodes comme indignes de la démocratie.

      La loi du 25 avril 1946 dispose qu’à partir du 1er juin de la même année, tous les ressortissants des territoires d’outre-mer ont la qualité de citoyens au même titre que les nationaux Français de la métropole.

      Certes, cette loi, le Gouvernement a le devoir de la respecter et de la faire respecter.  Nous avons démontré qu’elle a été violée. Il nous reste à établir que la violation n’est pas moins grande à l’égard des idées, des principes et des prescriptions énoncées par Déclaration universelle des droits de l’homme, acceptée le 10 janvier 1948 par l’Assemblée des nations unies. Nous nous en réclamons parce qu’elle est l’expression de la plus haute conscience humaine.

     L’article 21  de  Déclaration dispose :
     « Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis »

    Cet article précise dans le paragraphe 3 :
    « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics. Cette volonté doit s’exprimer par des élection honnêtes ».

       Or en Algérie, quelle que soit la tristesse que l’on éprouve à le constater, le système électoral, tel qu’il fonctionne, fait que les élections ne sont pas honnêtes, puisque, par la pression administrative et la fraude cyniquement organisée, elles brisent et limitent le libre choix des électeurs.

      Un régime qui mutile la liberté en même temps qu’il la proclame, un régime qui met également au ban politique et moral de la nation des citoyens qu’il classe en deuxiéme zone est un régime engagé sur la pente où la démocratie est abandonnée.

     D’aucuns penseront peut-être que, victime des agissements que j’ai dénoncés, je fais une intervention intéressée.

     Non, mesdames, messieurs. Je suis un élu du peuple algérien et ma personne ne compte pas. C’est pour l’ensemble de mes compatriotes que je voudrais qu’il fût mis un terme à de pareilles coutumes et que le droit fût rétabli. C’est le suffrage universel et le droit imprescriptible que j’entends défendre, c’est aussi et surtout la dignité d’un peuple fier.

     Si l’on continue à fouler aux pieds avec cette désinvolture la justice et le droit, comment voulez-vous que nous puissions distinguer le clair et lumineux visage d’une France fraternelle alors que l’Algérie ne serait démocratique que par la misère de son peuple. (Applaudissements sur quelques bans au centre)

     Le président du conseil conclut :
     -‘’ M. Derdour m’a posé une question quelque peu étrangère au débat, concernant la sincérité des opérations électorales en Algérie. Je désire lui donner l’assurance que le Gouvernement tient également à cette sincérité et qu’il y veillera4 ‘’.

                                                                                                  DERDOUR JAMEL
Député musulman en république française de 1946 à 1953, PPA-MTLD

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1)       Intervention à l’assemblée nationale française, au palais Bourbon, de Mr. Djamel Derdour, député messaliste de Constantine, à propos des élections du 2° collège en Algérie. Elle a été reprise intégralement dans le journal officiel du 8 Mai I951.
2)        Dans les documents administratifs l’administration coloniale faisait la distinction entre les citoyens du premier collège, les Français, les européens (chrétiens et juifs) et les sous-citoyens du deuxième collège, les indigènes (musulmans). La voix d'un citoyen européen valait les voix de 10 indigènes.
3)       L’Algérie était divisée en trois départements français.
4)       C’était un mensonge. Paradoxalement ce mensonge sera répété par tous les gouvernements de l’Algérie indépendante de 1963 à 2014. 
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Monday, April 14, 2014

Algérie : Bouteflika Contre Le Changement Pacifique !

Après avoir soumis l'Algérie à la campagne électorale la plus débile et la plus violente depuis 1963 Bouteflika a lancé un message d'une grande gravité en cas de sa défaite.
J'y suis, j'y reste à tout prix.
Sa "chicaya" auprès d'une partie étrangère, en l'occurrence le ministre espagnol des affaires étrangères, va dans ce sens. 
En accusant son ancien premier ministre de terrorisme il semble préparer les chancelleries occidentales à une terrible répression si Benflis contestera les résultats qui sont déjà préparés en haut lieu et ne seront annoncés officiellement qu'en fin de la soirée du 17 avril 2014.  
Ce que nous constaté au cours de cette campagne c'est  l'indifférence quasi totale des citoyens et une opposition marquée de la jeune génération contre le régime à travers le rejet du 4° mandat qui symbolise à ses yeux la régression, la précarité, l'exclusion.
Bouteflika n'a-t-il pas violé la Constitution pour mourir sur le trône ?
N'a-t-il pas dilapidé sept cents milliards de dollars sans libérer le pays de la dépendance alimentaire ni créer les structures d'une industrie porteuse de stabilité et de richesse ?
Tout ce qu'il avait promis en 1999 il ne l'a pas fait pendant 15 ans et il s'engage à le réaliser s'il sera réélu en 2014.
C'est utopique.
Nous croyons pour notre part c'est que le régime empêchera l'Algérie d'être bien gouvernée. 
Il y aura une fraude massive comme toujours. 
Ya Rabi astarna !
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HOCINE MAHDI
----------------Le 14 avril 2014
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Tuesday, April 08, 2014

Génocide du Rwanda : L'Indignation De Manuel Valls !

Dans son discours de politique général le nouveau chef du gouvernement français s'est indigné contre ceux qui accusent la France d'avoir du sang rwandais sur la conscience.
Manuel Valls s'y connait en matière de génocide.
Gaza par exemple en 2008/2009. 
Selon lui ce n'était qu'un acte de légitime défense des sionistes menacés d'extermination par les Arabes qui les encerclent de tous les côtés.
Sioniste pur et dur il tient le même discours que Netanyahu sur la colonisation de la Palestine, sur les carnages en Cisjordanie, à Gaza, au Liban. Il applaudit des mains et des pieds. 
Nous prenons acte de ses dénégations ridicules qui ont été chaudement applaudies aujourd'hui au Palais Bourbon par la majorité des députés français.
Mais suffit-il de nier des évidences pour se blanchir d'un long passé de crimes de guerre et de crime contre l'humanité ?
Pauvre France !
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HOCINE MAHDI
----------Le 8 avril 2014
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Monday, April 07, 2014

Génocides Dans Les Anciennes Colonies : Le Déni des Etats !

En Afrique, aux Amériques, en Asie, en Australie, au Maghreb officiers militaires, chroniqueurs et historiens ont recensé les génocides perpétrés par les puissances coloniales européennes. Les témoignages rédigés par des acteurs et des observateurs ne négligent aucun détail. 
Les rapports de mission des encadreurs et des exécutants des carnages (officiers militaires) ne laissent rien dans l'ombre.
Tout est décrit minutieusement :
La barbarie des méthodes et le nombre des morts avec des précisions sur l'âge, le sexe, le lieu, le temps qu'il fait. 
Des tonnes de ces documents sont archivés dans des endroits inaccessibles aux chercheurs et aux historiens. Ce qui autorise les gouvernants actuels des anciennes puissances coloniales de nier les génocides et d'enjoliver le passé comme bon leur semble, de manipuler l'histoire et de la réécrire à leur convenance.
L'Etat français est champion en négation de ses crimes contre l'humanité commis dans ses anciennes colonies à travers le monde et dans son pré-carré post-colonial africain qui fut reconstitué grâce à des dictateurs indigènes dévoués à la France et sélectionnés par l'Elysée.
Dans l'affaire du génocide du Rwanda des commissions d'enquête indépendantes ont conclu à l'implication direct de Mitterrand dans le massacre des Tutsis.
Plus de 800.000 morts.
Vingt après le génocide Paul Kagame, président actuel du Rwanda, accuse la France et Alain Jupé s'indigne contre cette accusation en demandant à François Hollande de défendre l'honneur des Français.
En s'enfermant dans le déni ?
C'est la stratégie de l'Elysée. 
La grandeur de la France c'est de ne jamais assumer son  passé génocidaire. C'est de le magnifier en usant du mensonge pour en faire un sujet de fierté pour les générations futures.   
Dans une récente dépêche de l'agence France Presse (reprise par le Point) un officier de l'armée a déclaré :        
-"Nous avons été envoyés à Kigali avec l'ordre de protéger le gouvernement Hutu".
Ce n'est pas un Rwandais qui parle c'est bien un officier de l'armée française engagé dans l'opération "Turquoise" qui avoue.
Dans un mois le peuple algérien se recueillera à la mémoire des victimes d'un horrible massacre commis par la puissance coloniale française qui se barricade derrière un méprisable déni.
Le 8 mai 1945 :
Une opération de maintien de l'ordre public où furent mobilisée la police, l'armée, l'aviation, la marine et les milices contre des manifestants ?     
Quarante cinq mille morts.
Des manifestants pacifiques...
Ce n'était pas un massacre mais juste des dégâts collatéraux d'une opération un peu trop musclée de maintien de l'ordre public. 
Dans l'affaire du génocide du Rwanda des commissions d'enquête indépendantes ont conclu à l'implication direct de la France dans le massacre des Tutsis.
Nous l'avons écrit plus haut mais nous prenons la liberté de le répéter.
Dans une récente dépêche de l'agence France Presse (reprise par le Point) un officier de l'armée a déclaré :        
-"Nous avons été envoyés à Kigali avec l'ordre de protéger le gouvernement Hutu".
Mai l'Etat français continue de nier.
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HOCINE MAHDI
------------Le 8 avril 2014
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PS:
Voici la dépêche de l'Agence France Presse.

Un ancien officier français engagé en 1994 au Rwanda a contesté lundi le caractère officiellement "humanitaire", au moins à ses débuts, de l'opération Turquoise lancée cette année-là par laFrance sous mandat de l'ONU pour tenter de mettre fin aux massacres dans le pays. "Je suis parti avec l'ordre d'opération de préparer un raid sur Kigali. Quand on fait un raid sur Kigali, c'est pour remettre au pouvoir le gouvernement qu'on soutient, pas pour aller créer une radio libre", a affirmé Guillaume Ancel, ancien officier de l'armée de terre, sur France Culture.

"L'ordre que j'ai reçu pour partir au Rwanda était extrêmement offensif", dit-il. L'ex-militaire affirme avoir ensuite reçu, entre le 29 juin et le 1er juillet, un autre ordre, qui "était d'arrêter par la force l'avancée des soldats du FPR" (le Front patriotique rwandais, rébellion tutsi de l'époque, dirigé par Paul Kagame) : "On n'est toujours pas dans une mission humanitaire", a-t-il poursuivi. C'est alors qu'il était dans l'hélicoptère qui décollait "pour aller déclencher les frappes aériennes sur le FPR" que les militaires français auraient reçu l'ordre de stopper leurs préparations de combat. "On nous a annoncé qu'en fait on avait trouvé un accord avec le FPR et que nous allions protéger une zone humanitaire", affirme Guillaume Ancel.Selon lui, la France aurait ensuite continué à soutenir le gouvernement génocidaire rwandais et son armée en rendant, vers la mi-juillet, "à ce qui restait des forces armées rwandaises les dizaines de milliers d'armes" que les militaires français avaient confisquées dans la zone humanitaire. "On a clairement été à l'origine d'une continuation des combats qui a duré pendant des années, qui a fait de nouveau des centaines de milliers de morts", affirme-t-il.

Friday, April 04, 2014

Lettre à Barack Obama : Tu es comme George W. Bush !

Bien avant l'arnaque de Camp David tous les présidents américains ont suivi la même feuille route : ne rien donner au peuple palestinien. Aucun d'eux n'a commencé son mandat en promettant la paix. Tous ont combattu ouvertement et avec un acharnement inégalé la résistance palestinienne en vue d'assurer au régime d'apartheid sioniste la position de première puissance militaire et technologique du Proche et du Moyen Orient en réduisant la cause palestinienne à un problème de réfugiés à prendre en charge par la communauté internationale.  
Par contre toi tu as d'emblée pris l'engagement d'oeuvrer pour la concrétisation d'un beau projet : la création d'un Etat palestinien viable. Tu paraissais déterminé à t'opposer à tous les lobbys sionistes pour imposer la fin de l'occupation de la Palestine mais il a suffit que l'AIPAC élève la voix pour que tu te couches sous les pieds de Netanyahu et que tu te renies.
Nous t'avons entendu qualifier d'homme de paix ce criminel de guerre que le monde entier condamne pour ses exactions contre le peuple palestinien et sa stratégie de coloniser le plus de territoires en Cisjordanie et à Jérusalem-Est pour ne plus les restituer au cas où l'Onu oserait reprendre le dossier en main et le traiter selon les lois internationales qui ont libéré l'Afrique du Sud de l'apartheid.
Au moment où tu avais déclaré publiquement que Netanyahu était un homme de paix tu pensais totalement le contraire et tu avais envie de le tuer mais tu avais peur de l'AIPAC dont l'influence pouvait te barrer la route du deuxième mandat présidentiel. A partir de là tu t'es aligné sur la voie de George W. Bush en exigeant des négociateurs palestiniens toujours des concessions, des concessions et des concessions à ne plus en finir et en faisant traîner des négociations stériles pour gagner temps.
Le contrôle de l'eau, l'échange des territoires fertiles colonisés contre des terres arides et désertiques, le non retour des réfugiés, l'annexion pure et simple de Jérusalem-Est.
En un mot comme en mille : tout ce que demandent les sionistes.
Et c'est toi qui exerce un ignoble chantage sur Mahmoud Abbas pour qu'il brade la cause palestinienne.
Toi qui te prétends arbitre équitable désireux de parvenir à une solution satisfaisante pour tous en sachant que le régime d'apartheid sioniste ne cédera que lorsque Washington autorisera l'ONU d'appliquer ses résolutions de la même manière qu'elle l'a fait en Afrique du Sud et ailleurs avec succès.
Hier nous avons eu l'information que le Congrès américain a décidé de punir Mahmoud Abbas et le peuple palestinien en gelant les subventions.
C'est Netanyahu qui provoque la rupture des négociations (colonisation, assassinats, bombardement, non respects des accords d'Oslo) mais les Américains sanctionnent Mahmoud Abbas parce qu'il ne lui est plus possible de faire une seule concession sans courir le risque de subir le sort des traîtres à leur patrie.
Qu'a fait Netanyahu en annulant la libération des prisonniers qui a été l'objet d'un accord entre lui, Jonh Kerry et Mahmoud Abbas sous ta baguette ?
Il t'a craché dessus, il t'a méprisé, il t'a déshonorer et toi tu continues de lui lécher les bottes au lieu de remettre le dossier de la question palestinienne à l'ONU.
Il n'y a que Washington qui ne veut pas regarder la réalité en face.
Les sionistes n'ont que faire de la paix tant qu'il n'auront pas chasser les palestiniens de la Palestine.
Grâce à l'aveuglement des USA ils ont gagné près de 40 ans en vaines palabres. Ce qui leur a laissé largement le temps de redessiner la géographie à leur convenance mais au mépris de toutes les lois internationales.
Verbalement tu as souvent condamné la colonisation.
Etais-tu sincère?
Si tu l'étais vraiment tu n'aurais pas forcé Mahmoud Abbas de retourner à la table des négociations sans l'arrêt total des chantiers d'extension des colonies et à Jérusalem-Est. Netanyahu a rejeté cette option et toi tu t'es couché, comme toujours.
George W. Bush est une ordure mais il faut lui reconnaître qu'il pensait ce qu'il disait et faisait. Mais toi tu dis et tu fais le contraire de ce que tu penses.
Et tu n'as pas honte !
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HOCINE MAHDI
--------Le 4 avril 2014
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Wednesday, April 02, 2014

Algérie : Que Fait Le Ministre De La Santé ?

Ce matin à 9 heures du matin, à l'entrée de la polyclinique de la cité Boussouf à Constantine, sit-in des médecins. La salle d'attente grouille de malades qui ne comprennent pas ce qui se passe. L'un d'eux est venu de Touggourt. Ses frères l'ont porté dans leurs bras du taxi à l'intérieur et l'ont installé sur une chaise roulante. On lui annonce aussitôt que son médecin traitant ne viendra pas et qu'il devra se contenter d'être examiné par un résident. Vous imaginez un peu : un accidenté lourd privé de l'usage de ses jambes qui fait des centaines de kilomètres pour rien. Je décide de me renseigner sur la ou les raisons du sit-in. Une femme médecin se détache du groupe des "grévistes" et vient vers moi parce qu'elle avait compris que je me posais des questions sur leur mouvement.
- Pourquoi cette grève, madame ?
Sa réponse m'a choqué.
- Nous ne sommes pas en grève. Mais nous en avons par dessus la tête d'être insultées et agressées par les malades à cause des pénuries. Parce que nous manquons de sparadrap un patient a provoqué un scandale et a insulté notre responsable. C'est inadmissible.
- A cause du manque de sparadrap ? 
- Oui monsieur... A cause du sparadrap ! La responsable a passé commande auprès du chef du secteur* de la santé mais elle attend toujours. De temps en temps elle en achetait avec son argent mais cette fois elle ne l'a pas fait. Les patients doivent nous respecter comme nous les respectons. Ce mouvement est un acte de solidarité avec notre responsable. Je vous jure qu'elle fait du bon travail mais il y a des problèmes dont la solution dépend de l'administration.
Pénurie de sparadrap, de seringues, de réactifs pour les analyses, de gants. Est-ce normal en 2014 ?
Les malades qui se lèvent avant l'aube et parcourent des dizaines, voire des centaines de kilomètres pour apprendre que les médecins n'ont rien pour les soigner. Est-ce normal en 2014 ?
Où est le ministre de la santé Abdelmalek Boudiaf ?
Qu'a-t-il fait sinon promettre sans honorer ses engagements de mettre fin aux pénuries et à la gestion bureaucratique des hôpitaux et des polycliniques pour faciliter le travail aux médecin et épargner aux malades un surplus de souffrances ?
Quand j'ai appris que la cause du sit-in était un retard d'approvisionnement de la polyclinique en sparadrap je n'ai pas eu envie de rire parce que je sais ce qui se passe dans la tête d'un patient qui attend des heures sans se faire soigner à cause de comportements bureaucratiques.
C'est une lapalissade de dire que les postes de direction sont confiés à des médiocres, des parasites et des incompétents. 
Mais comment éviter de répéter cela ?
Et comment se taire quand on est témoin de scènes inimaginables qui scandalisent les plus basés ?
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MAHDI HOCINE
-----------Le 3 mars 2014
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*) Le chef du secteur Filali
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Monday, March 31, 2014

Mouloud Hamrouche Frappé De Sénélité ?

Après quinze ans de silence par discipline militaire Mouloud Hamrouche parle et parle avec la conviction que le régime de la rente est en mesure de se transformer de l'intérieur pour placer les intérêts de la nation au dessus de ceux des clans qui le composent.
A sa première sortie il a appelé à un énième compromis au sommet pour épargner aux citoyens un bain de sang. Or, depuis 1963, tous les compromis qui ont permis une paix précaire au sommet du sérail ont été tissés contre les intérêts de l'Algérie et du Peuple Algérien.
Hier, au Forum du journal Liberté, il appelle Abdelaziz Bouteflika,  Gaïd Salah et Toufik Médiène à s'unir pour sauver l'Algérie. 
Or, ce sont ces trois frères-ennemis qui ont rabaissé le pays au niveau lamentable où il se trouve aujourd'hui.
Mouloud Hamrouche n'arrête pas de clamer qu'il est avant tout un enfant du système qui a confisqué la souveraineté citoyenne et livré le pays aux incompétents, aux pillards et aux parasites de la pire espèce dans la mesure où ils ont écarté les citoyens de leurs préoccupations sauf pendant les mascarades électorales. 
Comment peut-il pensé que les hommes qui ont empêché la nation algérienne d'accéder au progrès industriel, économique, scientifique et culturel parce qu'ils sont rongés par le virus du ZaÏmisme puissent se donner la main pour engager le pays sur la voie de la bonne gouvernance ?
Est-il devenu sénile ?
Est-il opposé à un réel changement revendiqué par les forces vives de la nation qui ont longtemps et vainement espéré un changement pacifique du mode archaïque et débridé de gouvernance ? Un changement sans douleur qui aurait été initié de l'intérieur par des hommes du sérail.
J'ai en mémoire un entretien fleuve de Mouloud Hamrouche quand il était premier ministre avec le journal Horizons 2000.
La rédaction du journal avait lancé un appel aux lecteurs de lui poser des questions. L'entretien aurait été construit grâce aux questions recueillies auprès du lectorat. 
Très intéressante démarche.
J'invite les analystes de décortiquer les réponses de Mouloud Hamrouche. Ils comprendront où je veux en venir.
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MAHDI HOCINE
-------------- Le 31 mars 2014

Wednesday, March 19, 2014

Algérie : Mensonge Et Falsification !

De retour après sa mise à l'écart Ahmed Ouyahia reprend son cycle de falsification des faits historiques et de mensonges par omission parce que le débat avec ses adversaires politiques est interdit sur les médias lourds publics qui demeurent monopolisés par la pensée du parti unique et inique.
A propos du cri citoyen "Barakat" il affirme son rougir que c'est une invention des années 1990/1991 qui a coûté des dizaines de milliers de morts.
Or ce cri a été lancé par le peuple algérien pour arrêter le fratricide entre frères de combat qui avaient commencé à s'entre-tuer pour le koursi dès les premiers mois de l'indépendance, en 1962. 
Nous avons eu l'indicible douleur d'assister à cet odieux carnage où des combattants de la première heure qui avaient miraculeusement survécu à la guerre de libération contre la puissance coloniale furent froidement assassinés par des moudjahidine. 
Aujourd'hui ils sont inscrits sur le registre des martyrs de la Révolution. Nous avons vu des cadavres et nous avions craint une guerre civile à l'exemple du Congo.
Oui nous étions sortis crier "Sept années de sang BARACAT". 
Nous avions honte du fratricide entre moudjahidine parce qu'une partie de l'armée française était encore en Algérie et jouissait de l'horrible spectacle. 
D'autant plus qu'Ahmed Ben Bella menaçait de brûler le pays s'il ne serait pas désigné président de la république.
Les citoyens ont lancé ce cri partout en Algérie dans les années 1980-1990-2000 pour revendiquer un Etat de droit, la liberté, la justice, la démocratie, une répartition équitables de l'effort et des richesses, la fin du régionalisme et du tribalisme, un changement pacifique du régime politique. 
Mais le pouvoir de la prétendue "légitimité révolutionnaire" ou  "historique" a toujours répondu par une féroce répression. 
A propos de la maladie de Bouteflika Ahmed Ouyahia a avoué le quart de la vérité. Comme Belkhadem qui a reconnu à demi mot que le candidat à sa propre succession ne peut ni marcher ni parler.
A qui s'adressent-ils ?
Pourquoi tant de mépris à l'égard des citoyens ?
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HOCINE MAHDI
----------- Le 19 mars 2014
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Tuesday, March 18, 2014

Barack Obama : Retour Au Point zéro !

John Kerry et Barack Hussein Obama s'acharnent sur Mahmoud Abbas pour qu'il se couche sous les pieds de Netannyahu s'il veut l'indépendance d'une portion de la Palestine.
Sommes-nous en train  d'assister à des négociations de paix sous l'arbitrage impartial de Washington entre une puissance coloniale et ses victimes ?
Absolument pas. 
Israël étant l'allié militairement stratégique des USA au Moyen Orient nous ne voyons pas comment Barack Hussein Obama et John Kerry soient neutres dans un processus de décolonisation d'où ils ont exclu l'ONU et l'Union européenne pour isoler les négociateurs palestiniens et pouvoir exercer à loisir pressions et chantage sur eux à l'effet d'obtenir des concessions inacceptables pour un peuple qui aspire à la libération de son pays.
Dans de nombreux textes nous avons répété que les négociations qui durent pendant des décennies et traînent indéfiniment sont mis à profit par le régime d'apartheid sioniste pour coloniser plus de territoires avec l'intention de ne plus les restituer aux Palestiniens.
Ariel Sharon l'avait publiquement déclaré à de nombreuses occasions.
Netanyahu joue avec avec le calendrier. 
Il crée les conditions de rupture. 
Il provoque des prétextes d'agression, d'escalade et d'insécurité. 
Il assassine et emprisonne des palestiniens, des enfants et des femmes, pour susciter des réactions légitimes de la part de la  résistance que condamne vigoureusement la communauté internationale (les roquettes). 
Il pratique le terrorisme en se plaignant d'en être victime 
De cette manière il tend à démontrer la barbarie des Palestiniens qui menaceraient Israël de disparition.
Et cela marche dix fois sur dix puisque l'Union européenne et  les USA voient et pleurent les morts et les blessés sionistes d'origine occidentale mais ne voient pas les morts et les blessés palestiniens.
Barack Hussein Obama et John Kerry n'ignorent pas que les dirigeants sionistes s'opposent de toutes leurs forces à la création d'un Etat Palestinien viable. Pourquoi ne remettent-ils pas le dossier à la commission de décolonisation de l'ONU pour régler ce problème selon les lois internationales ?
Ils n'ignorent pas que les dirigeants sionistes profitent de la complaisance de l'Union européenne et de la complicité flagrante de Washington pour violer toutes les résolutions de l'ONU et annihiler toutes les actions qui tendent à un règlement équitable de la question palestinienne.
Barack Hussein Obama vient de reconnaître implicitement que Netanyahu n'est pas disposé à signer un accord de paix avec Mahmoud Abbas. Il a demandé (exigé devrions-nous dire) aux Palestiniens de prolonger les négociations au delà du temps prévu pendant que le régime d'apartheid sioniste poursuit impunément l'extension des colonies et les exactions contre le peuple palestinien.
Pourquoi la communauté internationale ferme-t-elle les yeux sur les crimes sionistes et laisse-t-elle Washington enfermer les Palestiniens dans des négociations stérile sans fin ?
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Hocine Mahdi
------Le 17 mars 2014
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Sunday, March 16, 2014

Algérie : La Haine Et Le Mépris Des Citoyens !

Nous l'avons déclamé des milliers de fois :
Les dirigeants algériens détestent le peuple algérien. 
Tous leurs actes expriment cette haine et ce mépris et cela depuis le fratricide de l'été 1962 et le premier soulèvement des citoyens contre eux au cri de "7 ans BARAKAT".
Cela a commencé par la confiscation du droit des citoyens de choisir en toute conscience leur président et de  la liberté d'expression.
52 ans après, en 2014, parce que le peuple Algérien sort dans la rue pour revendiquer sa souveraineté, des ministres poussent l'outrecuidance jusqu'à l'insulter dans une pré campagne électorale anticonstitutionnelle, immorale et illégale.
Perdant le respect de soi Abdelmalek Sellal a pulvérisé les balises de la moralité en appelant à la haine des chaouis. Il l'a fait ce vendredi 14 mars 2014 dans une discussion animée avec des défenseurs du 4° mandat.
Hier il a présenté des excuses en se cachant derrière une formulation ridicule :"C'était un malentendu".
L'excuse est irrecevable parce que l'insulte est gravissime. 
C'est un appel à la haine passible de prison.
Si nous étions dans un pays où la justice est indépendante de l'exéctif Sellal aurait été démis de ses fonctions et poursuivis par le Procureur de la république pour incitation à la haine.
Né il y a 68 ans à Constantine, ayant toujours vécu à Constantine, nous n'avons jamais entendu l'expression "Chaouis acha rezk rabbi".
Hier et aujourd'hui nous avons passé des heures à poser des questions à des vieux Constantinois de Souika (quartier de Sellal). 
Pas un seul ne se rappelle de cette expression haineuse, discriminatoire.
Voici ce qui s'est toujours dit sur les chaouis à Constantine :
-"Les chaouis ont la tête dure mais ils sont kourama*."
Le ministre Malek Sellal connait très bien cela.
Quelle honte d'avoir recours aux méthodes exécrables du système colonial pour diviser les citoyens!
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Hocine Mahdi
---------Le 16 mars 2014
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PS : 
Le directeur de l'information d'En' nahar a présenté ce soir ses plates excuses à Abdelmalek Sellal d'avoir diffusé en directe "des propos de coulisses qui n'ont rien à voir avec l'action politique du gouvernement et qui ont été exploité par la presse "mal intentionnée" et sur les réseaux sociaux".
Le responsable de l'info de cette chaîne favorable au 4° mandat n'a-t-il pas été assez intelligent pour prévoir que les propos ignobles de Malek Sellal sont de nature à provoquer l'indignation des citoyens ?

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*) Kourama : hospitalier, généreux.
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Friday, March 14, 2014

Algérie : La Mascarade Continue !

Aux abois le régime de la rente et de la prédation bat le rappel de ses troupes pour faire face à la jeunesse qui s'oppose' au 4° mandat d'un président malade et grabataire qui n'aurait qu'une demi heure de lucidité par jour.
Parmi les "récupérés" de la dernière heure Ouyahia et Belkhadem reprennent du service dans le premier cercle présidentiel. Ont-ils oublié dans quelles conditions humiliantes Bouteflika les avait évincés?
Absolument pas. 
Leur intérêt commun est d'oeuvrer pour préserver le régime de la rente et de se mobiliser contre les aspirations des citoyens qui revendiquent un Etat de droit.
Voici un texte que j'ai écrit en janvier 2013. Il est plus que jamais d'actualité.

TITRE :

Bouteflika, Ouyahia, Belkhadem et les autres  

Le régime politique algérien a ceci de particulier :
Il a été conçu sur le dos du peuple et contre le peuple.
Il est le fruit d'une entente illicite entre chefs de clans
Qui ne s'aiment pas mais qui sont unis contre le peuple.
S'ils ont tenu le coup pendant cinquante ans
C'est parce que le peuple qui ne les aime pas
Est divisé entre Arabes, chaouis, kabyles,
Tribus, déchras, douars, religions...
S'ils ont tenu le coup pendant cinquante ans
C'est parce que le peuple est occupé à se détester,
A oublier son algérianité,
A s'inventer des identités sans penser à l'essentiel.
Se battre  pour recouvrer la souveraineté citoyenne
Pour pouvoir reconstruire l'Algérie main dans la main
D'où le règne des Boutef, des Ouyahia, des Belkhadem.
En cinquante ans d'indépendance confisquée. 
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Hocine Mahdi
-------- Le 6 janvier 2013

C'est toujours le glissement vers le néant. La mascarade continue. En 1962 Bouteflika était avec ceux qui ont confisqué la souveraineté citoyenne.
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Le 15 Mars 2014
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Monday, March 03, 2014

Algérie : Triste Actualité !

Pour mémoire

Après deux ans de silence nous l'avons entendu. Une voix enrouée, à peine audible, les yeux hagard et le geste incertain.
Bouteflika dans le bureau du président du conseil constitutionnel déposant sa candidature pour un 4° round a été une mise en scène qui ne rassure guère sur ses capacités physiques et intellectuelles de gouverner un pays où quasiment tous les voyants sont au rouge.
Il était assis.
Nous n'avons pas vu comment il est entré dans le bureau de son protégé Mourad Medelci ni comment il a pris place sur le fauteuil.
La sélection des séquences qui ont été filmées et diffusées par l'ENTV tend à nous faire croire que le président est en plein possession de ses moyens mais elle nous inspire des doutes.
A t-il marché ? 

Le flop de Mouloud Hamrouche 

Tout le monde attendait Mouloud Hamrouche comme El Mehdi el mountader. Mais son intervention a consisté à supplier les différents clans du pouvoir de rechercher un compromis en sachant que tous les compromis entre eux se sont toujours réalisés sur le dos du peuple et du pays.Il a toujours été un homme du pouvoir dans l'armée et au gouvernement OUI OU NON ?     

Candidature hors-la-loi ? 

Louisa Hanoune est opposée aux manifestations contre le 4° mandat, estimant que Bouteflika est en droit de déposer sa candidature comme tous les citoyens algériens.
Pour notre part nous pensons qu'un citoyen qui triture la constitution et piétine les lois du pays pour monopoliser tous les pouvoirs pendant 15 ans n'est plus en droit de briguer le poste de magistrat suprême d'un pays dont les citoyens luttent depuis 51 ans pour l'émergence d'un Etat de droit.

Statu-quo

 L'Algérie bloquée encore pour 5 ans afin de permettre aux pillards nés sous le régime de la rente de se blanchir en intégrant les rouages du pouvoir et de sa périphérie. 
Ils ont commencé par sponsorisé les campagnes électorales de Bouteflika. Ensuite ils ont acheté des sièges à l'APN. 
D'ici à 2019 ils deviendront une terrible force de pression contre les patriotes qui désirent instaurer un Etat de droit et libérer le pays de la dépendance de l'importation et du pétrole pour manger uniquement.

Les Salonnards !

Pendant des mois nous avons eu à lire des analyses dont les auteurs nous ont donné l'impression qu'ils vivent sous les ailes d'une démocratie à la suédoise et pensent que les prochaines élections pourraient aboutir à un changement pacifique du régime de la rente. 
Pourtant tous les signaux nous indiquent que les "Tab j'nanehoum" n'ont nullement l'intention de se mettre au vert pour contribuer à une sortie de crise sans violence.
A quelle école de pensée appartiennent ces analystes qui ont attendu l'annonce de la candidature de Bouteflika pour tomber des nues ?

Gouvernance spécifique

Depuis son retour en Algérie Bouteflika s'est entouré de gens incompétents et malhonnêtes en les autorisant de piller l'Algérie. Il a désarticulé les institutions de l'Etat et caporalisé la société civile à la manière de Mammar el Ghadafi.
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Hocine Mahdi

---------Le 3 mars 2014

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