Wednesday, December 06, 2006

Constantine Splendeur et délabrement Par Mahdi H.


Région
www.lejourdalgerie.com/Editions/061106/une/Lejour.htm
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/061106/Rubriques/Region.htm

Constantine
Splendeurs et délabrement

06/11/06
Cirta, cité millénaire…
Nid d’aigle perché au sommet d’une masse rocheuse impressionnante.
Forteresse naturellement protégée par un large et profond abîme au pied duquel serpente Oued R’mel.
Sept ponts relient les deux rives de la ville dont le centre est la réplique d’un quartier d’une agglomération du sud de la France. Construction coloniale conçue au-dessus des ruines de plusieurs civilisations qui racontent cinq mille ans de l’histoire de l’humanité.
Cirta était assurément l’une des plus belles villes du monde grâce à son incomparable socle rocheux d’une hauteur vertigineuse qui vous donne la sensation que les oiseaux voltigent sous vos pieds.
Du pont Sidi Rached votre regard embrasse l’enchevêtrement en forme de pyramide du vieux quartier qui conserve de beaux restes des vestiges romains, puniques, arabes et ottomans. Souika, en ruine…
Quartier aux cent palais dont peu de gens soupçonnent l’existence à cause de l’aspect extérieur très quelconque des bâtisses.
Souika victime de la cupidité des «élus» et de l’inculture de ses habitants implantés suite à l’exode rural provoqué par la création en 1958 des zones interdites qui devaient permettre à l’armée française d’isoler la résistance algérienne…
Souika livrée aux démolisseurs, c’est un tableau de désolation.
On serait tenté de penser que l’aviation américaine a transité par là avant de raser l’Irak, le Liban et l’Afghanistan.
De l’avenue de Roumanie au pont Sidi M’cid la promenade était un ravissement. Des chemins et des escaliers descendent le long de la falaise jusqu’au bord de l’oued, à quelques pas des chutes d’eau fascinantes pendant les fortes crues de l’hiver. L’abandonce du gibier attirait chasseurs et braconniers, mais les touristes préféraient le safari photos. Si vous empruntez le boulevard de l’abîme (1) en direction de l’hôpital vous avez un magnifique panorama qui englobe les monts de Chettaba, la vallée de B’kira, les plaines du Hamma. Avant, c’était les vergers et les potagers qui alimentaient Constantine.
Aujourd’hui, c’est du béton, du béton et du béton…
Des bidonvilles en béton conçus dans un désordre inouï sans le moindre souci esthétique. Constantine fut assurément belle.
Elle a perdu son âme et son charme depuis des lustres.
Malek Haddad affirmait que nulle part ailleurs le ciel n’est plus bleu qu’à Constantine.
C’est toujours vrai.
Sans doute parce que la bêtise des «élus» n’est en mesure d’influer en aucun cas sur la couleur du ciel.
Quant à la ville ?
La pauvre !
Il lui est arrivé ce qui arrive à une très belle fille mariée de force successivement à des hommes frustrés, négligents, égoïstes, bêtes, méchants, insensibles à la beauté, ne sachant pas apprécier les besoins d’une plante fragile qui exige des soins constants pour conserver son charme. Constantine...
Rien ne m’est plus pénible que d’en parler.
Je suis incapable de prendre le recul de la neutralité. Car j’ai du mal à comprendre et à admettre le niveau de délabrement qu’elle a atteint en trente cinq ans. Ceux qui l’ont connue dans les années soixante et la revoient maintenant sauront certainement mesurer l’ampleur des dégradations qui l’ont défigurée.
Ils en seront révoltés
D’autant plus que presque tous les «élus» qui se sont succédé à l’APC et à l’APW appartiennent au corps de l’enseignement (comme l’UGTA) ou bien sont des universitaires (médecins, architectes, ingénieurs, urbanistes, économistes, gestionnaires d’entreprises publiques). Toutes obédiences confondues : FLN, RND, MSP, FIS, PT et autres.
Que dire ? Que penser ?
Aujourd’hui, Constantine est un gros bourg où s’épanouissent tous les fléaux. Ses beaux quartiers se lézardent de partout, ses nouvelles constructions l’enlaidissent, ses sites historiques sont à l’abandon. Elle a été réduite à la sinistre image des hommes qui ont pris la responsabilité de la gérer depuis les premières années de l’Indépendance… Des hommes qui n’ont jamais quitté la mentalité du douar. Malgré des études supérieures et de longs séjours en milieu urbain ils ont été incapables de moderniser une cité au passé prestigieux.
Tout ce qui était précieux sur le plan culturel et historique a été négligé, livré à la prédation, bradé, pillé. La vieille ville fut partiellement rasée avec l’arrière-pensée de rétrocéder les terrains constructibles récupérés aux requins de la finance mafieuse.
Pourtant elle était classée patrimoine national et attendait des expertises de l’Unesco pour une inscription sur le registre du patrimoine universel.
Raser Souika la millénaire et construire à la place des ensembles de haut standing. Ce plan fut cautionné par des «élus» sur commande dont l’un d’entre eux siègeait au Sénat.
La Syrie, l’Italie, le Maroc, la Grèce, l’Egypte, l’Espagne ont intelligemment intégré leurs quartiers historiques à l’extension moderne des villes et ont en fait des sources de revenus plus sûres que l’agriculture et le pétrole.
Chez nous on rase aveuglement.
Chez nous on déchire sans état d’âme des pages entières de notre riche histoire qui reste encore tabou. Car des hommes ont décidé que l’Algérie n’existait pas avant la «venue» des Arabes. Ils ont essayé par tous les moyens d’effacer de notre mémoire les siècles antéislamiques comme s’ils ont honte que l’Algérie ne fusse pas musulmane avant la naissance du Prophète Mohammed (QSSSL).
Si vous désirez mesurer les crimes et les méfaits de la mauvaise gestion de Constantine, essayez de répondre à quelques questions qui, normalement n’ont pas lieu d’être :
Quelle est la ville au monde dont les jardins publics sont des buvettes et des mahchachates à ciel ouvert ? Le commerce et la consommation des psychotropes et de l’alcool ont fait fuir de ces espaces de détente les honnêtes citoyens.
Quelle est au monde l’autorité municipale qui ferme le plus beau jardin public du centre-ville parce qu’elle est incapable d’entretenir les parterres de fleurs et d’assurer la sécurité ?
Des vendeurs de n’importe quoi le squattent.
Quelle est au monde l’autorité municipale qui ferme les yeux quand des constructions illicites poussent comme de la mauvaise herbe sur des espaces communaux incessibles comme les trottoirs, les dépendances des écoles, les placettes publiques ?
C’est à partir de là que vous pouvez vous faire une idée sur les outrages qu’a subis l’antique cité numide…
Cirta qui fut certainement un centre de rayonnement culturel et cultuel en une période où les hommes avaient le sens du devoir car guidés par un idéal de bâtisseurs et de solidarité humaine !
Ce n’est hélas plus le cas
La cupidité et la bêtise ont saccagé des joyaux de l’architecture universelle.
Quant à l’esprit des «élus» il est résumé dans une brève déclaration de l’un d’entre eux devant un parterre d’artistes en ouverture d’une cérémonie en leur honneur en 2005. «Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir envoyé un wali (un préfet) qui veut travailler pour la ville».
Et les «élus» à quoi servent-ils ?
A mal gérer en attendant que Dieu daigne placer au-dessus de leurs têtes un honnête fonctionnaire qui les contraindra de faire leur travail en brandissant la menace de les destituer ou de les traîner en justice ?
Haddad Malek affirmait que nulle part ailleurs qu’à Constantine le ciel n’est aussi bleu.
Qu’il me permette de dire que nulle part ailleurs qu’à Constantine la bêtise humaine et la cupidité n’ont commis autant de ravages.
Impunément.
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Par Hocine Mahdi

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(1) Actuellement boulevard Zighout Youcef
Haut



Saturday, September 09, 2006

mon ami YOUCEF SEBTI


Busherie connexion (1)

Le Liban et la Palestine déchiquetés suivant un plan préparé de longue date. Cela représente une importante étape vers la principale cible de Bush : l’Iran perdu de feu le shah Pahlawi… le seul pays en rébellion contre la «démokhratisation» à l’irakienne du Moyen-Orient.
Pour entendre Poutine, Kofi et Annan et Solana exiger la libération de deux soldats sionistes avant une éventuelle négociation d’un cessez-le feu précaire, alors que le Liban n’est plus qu’un amas de gravas sanguinolents, il faut admettre que la Maison-Blanche a su faire taire le semblant de scrupules de ses amis occidentaux. Ceux à qui l’invasion de l’Irak aurait posé quelques problèmes de conscience vite étouffés, d’ailleurs.
En effet, Bush s’est résigné de prendre une précaution élémentaire. Celle de mobiliser autour de ses hommes de main sionistes, les monarques empaillés du Moyen- Orient, l’Arabie saoudite et l’Egypte en tête, en leur confiant la mission de diaboliser la résistance libanaise. Ce qui signifie en clair : justifier l’invasion du Liban. Objectif : neutraliser la seule force patriotique qui soit en mesure de présenter un sérieux obstacle nuisible aux efforts américains, d’instaurer la paix selon leurs convenances dans la région. De cette manière Bush a endormi le semblant de scrupules d’un Occident hypocritement attaché aux apparences de la légalité internationale. Du moment que les «dignitaires» arabes se sont servilement soumis aux injonctions du nouveau Hitler, pourquoi faire la fine bouche ?
Mais quelle est donc cette légalité qui recourt aux massacres des innocents et à la destruction d’un pays en vue de faire respecter la résolution 1559 après avoir approuvé tacitement le viol impardonnable de nombreuses résolutions dont l’application effective aurait assuré la paix, tout en légitimant un fait colonial indispensable aux Américains dans la région ? question de géostratégie….
Bien entendu, il n’y a que Bush et Blair qui estiment que la «démokhratisation» du Moyen-Orient ne peut se faire que par eux et à quel prix. Nous le voyons d’ailleurs, en Palestine, en Irak, au Liban. L’emballement irrésistible du rouleau compresseur U.S., ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Vu la force de persuasion de Washington qui se bouche les oreilles à la moindre allusion à un cessez-le-feu immédiat, il faut être réaliste. D’autant plus que le Conseil de sécurité, l’ONU, le Tribunal international, la Cour de justice, sont des annexes du Pentagone… Des institutions tenues fermement en laisse pour tout ce qui concerne le Moyen- Orient que Washington considère comme une dépendance US. Deux pays presque totalement rasés à cause de trois soldats sionistes séquestrés ?
La bonne blague !
Tout de même, nous avons assisté à un fait sans précédent : tandis qu’une députée sioniste reproche vertement à Olmert de raser le Liban au profit de Bush, nous avons l’ONU, la Russie, l’Europe, l’Australie et le Canada qui approuvent la barbarie de Tsahal et s’alignent sur le busher quant aux conditions du cessez-le-feu : le désarmement des indépendantistes, la libération des soldats et la démilitarisation du Sud Liban.
Si les diplomates occidentaux appellent à l’application partielle de la résolution 1559, ils se taisent sans honte sur les résolutions précédentes qui furent piétinées impunément sous le parapluie de la Maison-Blanche par Begin et compagnie, notamment la 194, la 242 et les suivantes qui étaient susceptibles de mettre un terme auconflit arabo-américain dans la région.
La Palestine et le Liban déchiquetés à cause de l’enlèvement de trois soldats.
La bonne blague !
Bush et Blair s’opposent énergiquement à l’arrêt des massacres. Pendant que nos dirigeants font ripailles de notre chair et de notre dignité, comment se taire ?
D’un côté Bush incite ses sbires sionistes à poursuivre l’escalade tous azimuts, de l’autre il déplore la mort «imprévisible» de civils.
De qui se moque-t-il ?
Quand, tout en fredonnant le tube de l’été, un pilote largue son chargement de bombes sur des quartiers résidentiels il ne fait pas le tri entre les bébés, les vieillards, les impotents, les femmes et les combattants. Les immeubles s’écroulent et déciment des familles entières.
Point. Quand des pilotes équipés des plus perfectionnées des technologies de la mort s’acharnent sur un pays qui ne possède pas un lance missile ni un avion pour se défendre, cela devient un jeu de massacre qui dépasse les crimes nazis les plus horribles.
Quand des pilotes tout en fredonnant le tubes de l’été, ciblant des ambulances, des hôpitaux, des églises, des mosquées, des écoles, des équipes de la presse, des vaincus sur les routes de l’errance, des camps de réfugiés, c’est l’holocauste…
C’est Nagazaki… C’est Hiroshima…. Cette forfaiture américaine soutenue par l’Occident comme aujourd’hui et rééditée sous diverses formes au Vietnam, à Cuba, en Palestine, au Chili, en Irak pour «déraison» d’Etat. Parlant au nom de Bush, la femme robotisée Condoleezza Rice a implicitement dévoilé les intentions de ses maîtres : donner le temps à Olmert de produire le plus de dégâts possibles pour éradiquer la résistance qui retarde la réalisation du Grand-Orient…
Un nouvel Orient où le sionisme, vitrine de la civilisation occidentale, sera le geôlier et le bourreau du patriotisme et de la souveraineté citoyenne. Les Moubarek, les Abdallah, les Ibn Abdelaziz et consorts peuvent pavoiser. L’avenir leur appartiendra tant qu’ils ramperont sous les pieds de Bush.
Mahdi H.
30/07/06
Monde

http://www.lejourdalgerie.com/Edition/300706/Rubriques/monde.htm

Sunday, July 23, 2006

Quand la mafia dicte sa loi Que cachait le mur de la honte ?


Quand la mafia dicte sa loi
Que cachait le mur de la honte ?

Le mur de la honte et des lamentations, comme l’ont qualifié des journalistes locaux, a été construit à la hâte pour épargner aux passants des accidents.Mahdi H.Depuis son inauguration en grandes pompes voici quatre ans, la fresque hideuse du Coudiat n’a cessé de mobiliser journalistes et associations culturelles qui réclament son démantèlement tandis que les «élus» gardent le silence et font le dos rond malgré la virulence des critiques.La fresque, en noir et blanc, a été annoncée par ses promoteurs comme un vibrant hommage de la ville et de ses habitants aux grands maîtres de la musique, dite constantinoise. La matière est noble (carrés de marbre), mais la main maladroite du tâcheron en a fait une horreur qui insulte la sensibilité et l’intelligence, et qui nous montre le souci de nos «élus» de ne pas dilapider les (deniers publics).A peine deux années après sa conception, la fresque commence à perdre un à un ses carrés de marbre à la manière d’un corps mangé par la lèpre. Pire, le mur qui la supporte se gondole dangereusement. Ce qui nous dit clairement avec quel «soin» le maître d’ouvrage et l’entrepreneur ont accompli leur travail. Certainement, ceux qui distribuent les marchés, en garantissant aux titulaires la réception sans contrôle de la qualité des travaux effectués, (voir les immeubles de Boumerdès et des cités dortoirs, dites nouvelles villes), n’ont pas raté ce petit chantier à gros budget.Finalement, les magistrats viennent de trancher. Le mur des lamentations sera démoli. Et surprise, les attendus du verdict nous dévoilent le drame d’un citoyen spolié dans ses droits. Un drame insoupçonnable. En effet, le mur de la honte cachait bien le secret : un terrible combat d’une famille dépossédée illégalement de sa propriété. Par qui ? Par un baron sans visage et sans nom, au service de qui travailleraient des «élus» et des fonctionnaires ,qu’une enquête sérieuse débusquera facilement. Le mur de la honte et des lamentations, comme l’ont qualifié des journalistes locaux, a été construit à la hâte pour épargner aux passants des accidents. Officiellement. En vérité, il protège une miniscule parcelle de terrain qui vaut son pesant d’or, selon les affairistes, car situé dans l’emplacement le plus convoité du centre-ville. La conception de la fresque sur ce mur masque astucieusement un projet de spoliation d’une propriété privée, comme à l’âge d’or du règne d’un certain «dey»… Un acte mafieux, pénalement condamnable, mais que des «élus» et des fonctionnaires ont sournoisement accompli avec les moyens de l’Etat, parce que se sentant au-dessus des lois.Désirez-vous des preuves qu’aucun esprit honnête n’osera imaginer ?En voici : quand le propriétaire du terrain, M. Khelassi Abdelouahab, dépose auprès de l’APC un dossier pour l’obtention d’un permis d’extension de son atelier de confection, il se heurte à tous les genres de tracasseries bureaucratiques. En plein chantier, il sera assigné à résidence pour avoir protesté contre la violation de sa propriété par les services de l’APC. Un «élu» aura l’incroyable audace de lui adresser une correspondance qui lui apprend que sa parcelle de terrain appartient au musée de Cirta. De son côté, le directeur (1) en personne, dont les prérogatives sont d’ordre purement technique, rejette le plan d’extension sous un prétexte sans fondement : le terrain serait une dépendance à l’usage des co-locataires de l’immeuble. Or, sur le registre de l’administration des domaines, l’identité du propriétaire est clairement mentionnée. Le musée Cirta ne possède aucun document concernant le terrain. Il faut être malhonnête et de mauvaise foi pour prétendre le contraire. Qu’est-ce qui incite des «élus» et des fonctionnaires d’inventer des propriétaires fictifs ?Muni d’un lourd cartable rempli de documents officiels qui attestent sa qualité de propriétaire, dont l’acte de propriété et des lettres signées par le wali et le directeur des domaines, Khelassi Abdelouhab passera seize longues années à courir les tribunaux, les administrations, les ministères, la Présidence. Il écrira à tous les présidents de la République, à tous les ministres de la Justice et de l’Intérieur, à tous les médiateurs et les procureurs qui se sont succédé à partir de 1990. Il contactera tous les journaux privés et publics. Mais il se heurtera à l’indifférence et à l’incompréhension. Habilement, les chantres de la bureaucratie feront traîner l’application de décision de justice.Du directeur de l’Urbanisme jusqu’à l’avocat, pourtant bien payé, ce dernier oubliera de conseiller à son client d’accomplir dans les délais requis des procédures indispensables… Il a fallu seize ans (1990-2006) pour que le cauchemar prenne fin.La chance de M. Khelassi vient de quelques journalistes qui ont été scandalisés par la laideur de la fresque, et qui ont lancé une dure campagne de presse contre les autorités locales. J’ose affirmer que sans l’action des journaux, le combat solitaire du citoyen contre la coalition mafieuse de fonctionnaires, «d’élus» et de barons, n’aurait peut-être jamais abouti. Ce qui est dramatique, car de nombreux cas semblables attendent depuis plus de trente ans une conclusion. Ceci, en raison de l’esprit routinier qui règne au sein des ministères qui sont inondés de «chicayates»de la part de «mahgourine» écrasés par les bureaucraties locales. Dans le meilleur des cas, les autorités centrales orientent le courrier vers le wali qui s’en décharge sur les services «concernés». Sans suivi. Le parcours du circuit peut durer des années, pour un courrier. Mais en général, les bureaucrates et les «élus» qui s’impliquent ouvertement dans les affaires douteuses bénéficient du laxisme de la hiérarchie ou de la protection d’une «haute autorité». La morale de ce drame, c’est qu’un homme honnête n’a jamais cessé de croire que viendra le jour où des magistrats sauront lire un acte de propriété et lui rendront justice. M. Khelassi s’est imposé une règle de ne pas violer la loi, et ne jamais se taire sur ses droits, le temps se chargera de faire éclater la vérité. Il a eu raison.En conclusion, reprenons une déclaration de M. Khelassi :- Il y a seize ans, mon projet était estimé à trois millions de dinars environ. Aujourd’hui, selon des experts, il reviendrait à quinze ou vingt fois plus. Mais au-delà de l’argent, j’ai perdu la santé, j’ai vieilli deux fois plus vite. L’avenir de mes enfants a été irrémédiablement gâché. Tout l’or du monde ne nous guérira pas des souffrances indescriptibles que mon épouse, mes enfants et moi-même avons endurées pendant seize ans. Pour l’instant, je savoure le triomphe de la justice sur l’abus de pouvoir et sur la mafia. Ils sont nombreux, les citoyens victimes d’abus. Je souhaite qu’ils ne baisseront pas les bras. Les élus et les juges passent mais la justice reste. Un jour, il y aura un magistrat de bonne famille et honnête qui fera triompher la vérité. L’important est de lutter, de ne pas se taire, de ne pas essayer de contourner la loi comme les mafieux, pour ne pas donner prise à des pressions et à des marchandages malsains.
MAHDI. HOCINE.
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(1) Le directeur de l’urbanisme
17/07/06

Saturday, July 22, 2006

Lettre à Mohamed Harbi

Lettre à Mohamed Harbi

Objet : Réponse A Votre Message Du 11 Juillet 2006.

Ayez un peu de dignité !
Votre message m'a vraiment scandalisé. Je vous dis d'emblée et sans détour que je rejette le moindre échange avec les hypocrites, les menteurs et les intellectuels rampants de votre espèce.
Ceux qui, comme vous, défèquent sur les nobles principes et les valeurs morales qu'ils déclarent à longueur d'année défendre ne méritent pas le respect.
Vous avez eu un comportement ignoble après votre départ de Constantine en 2005.
Si vous étiez un homme d'honneur vous n'auriez pas manipulé vos larbins Abdelmadjid Merdaci, Dahou Djerbal et Lemnouar Merrouche en vue de lancer une pétition qui couvre les mensonges contenus dans votre libre opinion parue sur le quotidien "le jeune indépendant " en Mai 2005.
Le 20 Mai 2005 vous nous avez accordé un rendez- vous (le journaliste d'Echourouk et moi) pour 14 heures.
Pourquoi avez – vous menti sur ce point précis?
En présence du directeur de l'Ecole nationale supérieure de Sidi Mabrouk, de son staff et de plusieurs professeurs, vous avez accordé un entretien au journaliste d'Echourouk, ensuite à une correspondante d'An'nasr. Nous étions cinq à la même table dans l'ordre suivant: Mr Merrouche, la jeune correspondante d'An'nasr, vous, le journaliste d'Echourouk et moi.
Comment avez- vous pu avoir l'idiotie de nier ce moment qui a été filmé et photographié par la direction de l'ENS, des professeurs et la correspondante d'An' nasr?
Pourtant la nature vous a doté d'une intelligence supérieure. Il y a des témoins… de nombreux témoins. Quelques uns d'entre eux ne seront pas disposés de vous lécher les bottes comme Abdelmadjid Merdaci, Dahou Djerbal et Lemnouar Merrouche .
Il y a des films et des photographies qui ne trichent pas comme les hommes qui sont capables de se rendre coupables de faux témoignages pour vous plaire.
Vous n'êtes pas idiot. Vous n'êtes pas fou .
Etiez – vous ivre au moment où vous aviez écrit la libre opinion ? .
A l'hôtel Panoramic j'étais accompagné d'un vieillard à cheveux blancs. C'était le cousin de l'historien KHALASSI .
La veille vous aviez eu une longue conversation cordiale avec lui. Mais vous avez écrit que l'homme qui m'accompagnait était le journaliste d'Echourouk qui est très jeune et a la tignasse noire, impossible à confondre avec celle d'un septuagénaire.
Pourquoi ?
Nous vous avons rencontré dans un petit salon de l'entresol de l'hôtel. Vous étiez avec Merrouche. Nous vous avions demandé la permission de nous asseoir et vous aviez consenti avec le sourire. Pourtant vous étiez libre de refuser poliment notre compagnie, nous n'aurions pas insisté.
Vous avez prétendu que nous avons forcé la porte de votre chambre.
Pourquoi?
En venant à l'hôtel nous n'avions ni appareil photographique ni camera, ni vidéo cam, ni dictaphone. J'avais seulement un porte document que j'avais ouvert sous vos yeux et ceux de MERROUCHE pour vous montrer mon manuscrit, mais vous avez prétendu le contraire.
Pourquoi ?
Vous m'avez accusé d'appartenir à une officine qui veut casser la démocratie et vous intimider parce que vous avez le courage de briser les tabous.
De quelle officine s'agit–il ? Je vous défie d'associer mon nom à un quelconque organisme officiel, politique, sécuritaire, culturel ou social qui a un lien avec le Pouvoir ou avec un parti d'opposition qui ramasse des miettes de la rente.
Vous n'êtes pas idiot, vous n'êtes pas fou. Dans un certain milieu on vous qualifie d'intellectuel intègre.
En quoi votre ignoble comportement ressemble t-il à celui d'un intellectuel intègre? A moins que vous ne jouissiez pas de toutes vos facultés mentales au moment où vous aviez rédigé la libre opinion.
Celle – ci contient des mensonges que le plus médiocre des journalistes mettra en évidence pour peu qu'il ait la volonté de chercher la vérité. Ce que Abdelmadjid Merdaci n'a pas eu l'honnêteté de faire, pour vous servir.
Je suis vraiment surpris de cette virginité artificielle qui illumine votre réputation actuelle.
Vous étiez un fervent partisan de la pensée unique, l'ennemi de la liberté d'expression et le complice silencieux de l'arbitraire. Vous vous taisiez sur les enlèvements politiques, la séquestration de vos pairs quand moi je dénonçais les pratiques criminelles du F.L.N dont vous étiez l'idéologue en titre.
A Rev Af , vous vous faisiez un devoir de ne publier que des lettres de lecteurs qui applaudissaient la mise hors d'état de nuire des patriotes qui étaient restés fidèles aux principes de Novembre mais que vous dénonciez en tant qu'ennemis de la révolution manipulés par des puissances étrangères et le sionisme. Or, ces patriotes étaient simplement plus lucides et plus honnêtes que vous. Ils combattaient la stratégie du Pouvoir de confiscation de la souverainté citoyenne et le système corrupteur naissant dont certains promoteurs se sont abaissés jusqu'à fermer les yeux sur le négoce de l'attestation communale: trois faux témoins lavant le passé d'un traître qui devient Moudjahid et les faux témoins sont des Moudjahidine.
Et vous êtes parmi les inventeurs de cette maudite attestation dont les titulaires ont désossé le pays au nom de la légitimité historique.
Avec le recul, tous les observateurs se rendent compte que ces patriotes se battaient pour l'avènement d'un Etat de droit.
Vous, ce combat, vous n'avez commencé à la mener qu'une fois chassé du Pouvoir.
En qualité de conseiller de BENBELLA, vous étiez au courant des enlèvements, des séquestrations, de la torture, des assassinats politiques mais vous ne vous sentiez pas le courage intellectuel de les dénoncer.
Normal!
Vous aviez une place de choix à la table du roi.
Je ne vous parle pas de vos compagnons comme Mouloud Lakerbi qui n'ont pas eu la lâcheté de fuir le pays parce qu'ils ont estimé que le combat contre la dictature doit se mener à l'intérieur de l'Algérie. Boumediene les a persécutés mais ils lui ont survécu et ils n'ont pas cessé de lutter. Je suis très fier d'avoir mené le même combat qu'eux avant de les connaître.
Ce n'est pas votre cas.
Sous Ben Bella vous m'avez censuré. REV. AF était la voix du parti inique et du Pouvoir personnel (une monarchie déguisée en république).
Boumediene m'a jeté en prison et a brisé ma carrière.
Sous Chadli la SM m'a persécuté. Après CHADLI le Pouvoir et le Fis m'ont fait voir de toutes les couleurs du malheur.
Et tout ça parce que j'ai écrit ce que m'a dicté ma conscience sans jamais prétendre appartenir à aucun club intellectuel, agissant en solitaire pour conserver mes libertés citoyennes que vous aviez violées quand vous étiez au Pouvoir.
Faut – il évoquer 1987, le procès Barbie, quand Jean Daniel vous jetait des fleurs tout en demandant au président de la république de punir Abdelkrim Djaad, Abderahmane Mahmoudi, Hocine Mahdi, Hanafi Taguemout, A.Ben Alam, Mohamed Balhi, Abdelaziz Sébaa, coauteurs du dossier " que veulent les juifs". Coupables à ses yeux d'antisémitisme alors qu'ils avaient seulement dénoncé la puissance malfaisante et destructrice du sionisme. Et on la voit aujourd'hui cette puissance à travers l'agression du Liban sans arme et de la Palestine exangùe. Une agression soutenue par le terroriste Bush et l'Occident
Faut – il parler de vos insultes à l'égard de Jacques Verges alors que vous connaissez parfaitement son objectif : se servir du procès Barbie pour dénoncer les crimes du sionisme au Moyen Orient et du colonialisme à travers le monde, se servir du procès Barbie pour dénoncer le système ségrégationniste des magistrats couchés du tribunal Pénal international qui ferment les yeux sur des milliers de Barbie américains, sionistes, français, anglais, italiens, espagnols, portugais, australiens, hollondais, qui ont fait pire que les nazis là où ont sévi et continuent de sévir le colonialisme et le néocolonialisme ? Qu'est ce qui vous distingue d'Elie Wiesel, de Bernard Henri Levy et Jean Daniel qui vous ont inculqué leurs distorsions langagières. Distorsions qui magnifient les crimes du colonialisme et légitiment les massacres commis par le sionisme
Et vous m'accusez d'être un obscure agent d'une mystérieuse officine qui chercherait à vous briser.
Certes mes questions sur le sionisme et sur la loi du 23 Février 2005 vous ont désorienté. Est-ce une raison pour m'accuser de n'importe quoi ?
Un homme d'honneur répondra sans complexe à mes questions.
Quant à vous, je doute fort que vous le feriez
Vous êtes un hypocrite et un menteur
Vous n'êtes pas idiot, vous n'êtes pas fou et vous êtes cultivé.
Donc, vous êtes un manipulateur
El Watan, le quotidien d'Oran, la Tribune , le jeune indépendant ont censuré mon droit de réponse . C'est pour cela que vous n'avez pas entendu parler de moi. Vos mensonges ont trompé Omar Belhouchat et des certaines de milliers de lecteurs en Algérie et en France.
Aujourd'hui mon seul souci est de briser cette censure et de montrer votre vrai visage de menteur et d'hypocrite qui manipule les journaux pour salir ceux qui lui posent des questions qu'il n'aime pas entendre.
Croyez en l'expression de mon total mépris.
Hocine Mahdi

Lettre à Mohamed Harbi

Lettre à Mohamed Harbi

Objet : Réponse A Votre Message Du 11 Juillet 2006.

Ayez un peu de dignité !
Votre message m'a vraiment scandalisé. Je vous dis d'emblée et sans détour que je rejette le moindre échange avec les hypocrites, les menteurs et les intellectuels rampants de votre espèce.
Ceux qui, comme vous, défèquent sur les nobles principes et les valeurs morales qu'ils déclarent à longueur d'année défendre ne méritent pas le respect.
Vous avez eu un comportement ignoble après votre départ de Constantine en 2005.
Si vous étiez un homme d'honneur vous n'auriez pas manipulé vos larbins Abdelmadjid Merdaci, Dahou Djerbal et Lemnouar Merrouche en vue de lancer une pétition qui couvre les mensonges contenus dans votre libre opinion parue sur le quotidien "le jeune indépendant " en Mai 2005.
Le 20 Mai 2005 vous nous avez accordé un rendez- vous (le journaliste d'Echourouk et moi) pour 14 heures.
Pourquoi avez – vous menti sur ce point précis?
En présence du directeur de l'Ecole nationale supérieure de Sidi Mabrouk, de son staff et de plusieurs professeurs, vous avez accordé un entretien au journaliste d'Echourouk, ensuite à une correspondante d'An'nasr. Nous étions cinq à la même table dans l'ordre suivant: Mr Merrouche, la jeune correspondante d'An'nasr, vous, le journaliste d'Echourouk et moi.
Comment avez- vous pu avoir l'idiotie de nier ce moment qui a été filmé et photographié par la direction de l'ENS, des professeurs et la correspondante d'An' nasr?
Pourtant la nature vous a doté d'une intelligence supérieure. Il y a des témoins… de nombreux témoins. Quelques uns d'entre eux ne seront pas disposés de vous lécher les bottes comme Abdelmadjid Merdaci, Dahou Djerbal et Lemnouar Merrouche .
Il y a des films et des photographies qui ne trichent pas comme les hommes qui sont capables de se rendre coupables de faux témoignages pour vous plaire.
Vous n'êtes pas idiot. Vous n'êtes pas fou .
Etiez – vous ivre au moment où vous aviez écrit la libre opinion ? .
A l'hôtel Panoramic j'étais accompagné d'un vieillard à cheveux blancs. C'était le cousin de l'historien KHALASSI .
La veille vous aviez eu une longue conversation cordiale avec lui. Mais vous avez écrit que l'homme qui m'accompagnait était le journaliste d'Echourouk qui est très jeune et a la tignasse noire, impossible à confondre avec celle d'un septuagénaire.
Pourquoi ?
Nous vous avons rencontré dans un petit salon de l'entresol de l'hôtel. Vous étiez avec Merrouche. Nous vous avions demandé la permission de nous asseoir et vous aviez consenti avec le sourire. Pourtant vous étiez libre de refuser poliment notre compagnie, nous n'aurions pas insisté.
Vous avez prétendu que nous avons forcé la porte de votre chambre.
Pourquoi?
En venant à l'hôtel nous n'avions ni appareil photographique ni camera, ni vidéo cam, ni dictaphone. J'avais seulement un porte document que j'avais ouvert sous vos yeux et ceux de MERROUCHE pour vous montrer mon manuscrit, mais vous avez prétendu le contraire.
Pourquoi ?
Vous m'avez accusé d'appartenir à une officine qui veut casser la démocratie et vous intimider parce que vous avez le courage de briser les tabous.
De quelle officine s'agit–il ? Je vous défie d'associer mon nom à un quelconque organisme officiel, politique, sécuritaire, culturel ou social qui a un lien avec le Pouvoir ou avec un parti d'opposition qui ramasse des miettes de la rente.
Vous n'êtes pas idiot, vous n'êtes pas fou. Dans un certain milieu on vous qualifie d'intellectuel intègre.
En quoi votre ignoble comportement ressemble t-il à celui d'un intellectuel intègre? A moins que vous ne jouissiez pas de toutes vos facultés mentales au moment où vous aviez rédigé la libre opinion.
Celle – ci contient des mensonges que le plus médiocre des journalistes mettra en évidence pour peu qu'il ait la volonté de chercher la vérité. Ce que Abdelmadjid Merdaci n'a pas eu l'honnêteté de faire, pour vous servir.
Je suis vraiment surpris de cette virginité artificielle qui illumine votre réputation actuelle.
Vous étiez un fervent partisan de la pensée unique, l'ennemi de la liberté d'expression et le complice silencieux de l'arbitraire. Vous vous taisiez sur les enlèvements politiques, la séquestration de vos pairs quand moi je dénonçais les pratiques criminelles du F.L.N dont vous étiez l'idéologue en titre.
A Rev Af , vous vous faisiez un devoir de ne publier que des lettres de lecteurs qui applaudissaient la mise hors d'état de nuire des patriotes qui étaient restés fidèles aux principes de Novembre mais que vous dénonciez en tant qu'ennemis de la révolution manipulés par des puissances étrangères et le sionisme. Or, ces patriotes étaient simplement plus lucides et plus honnêtes que vous. Ils combattaient la stratégie du Pouvoir de confiscation de la souverainté citoyenne et le système corrupteur naissant dont certains promoteurs se sont abaissés jusqu'à fermer les yeux sur le négoce de l'attestation communale: trois faux témoins lavant le passé d'un traître qui devient Moudjahid et les faux témoins sont des Moudjahidine.
Et vous êtes parmi les inventeurs de cette maudite attestation dont les titulaires ont désossé le pays au nom de la légitimité historique.
Avec le recul, tous les observateurs se rendent compte que ces patriotes se battaient pour l'avènement d'un Etat de droit.
Vous, ce combat, vous n'avez commencé à la mener qu'une fois chassé du Pouvoir.
En qualité de conseiller de BENBELLA, vous étiez au courant des enlèvements, des séquestrations, de la torture, des assassinats politiques mais vous ne vous sentiez pas le courage intellectuel de les dénoncer.
Normal!
Vous aviez une place de choix à la table du roi.
Je ne vous parle pas de vos compagnons comme Mouloud Lakerbi qui n'ont pas eu la lâcheté de fuir le pays parce qu'ils ont estimé que le combat contre la dictature doit se mener à l'intérieur de l'Algérie. Boumediene les a persécutés mais ils lui ont survécu et ils n'ont pas cessé de lutter. Je suis très fier d'avoir mené le même combat qu'eux avant de les connaître.
Ce n'est pas votre cas.
Sous Ben Bella vous m'avez censuré. REV. AF était la voix du parti inique et du Pouvoir personnel (une monarchie déguisée en république).
Boumediene m'a jeté en prison et a brisé ma carrière.
Sous Chadli la SM m'a persécuté. Après CHADLI le Pouvoir et le Fis m'ont fait voir de toutes les couleurs du malheur.
Et tout ça parce que j'ai écrit ce que m'a dicté ma conscience sans jamais prétendre appartenir à aucun club intellectuel, agissant en solitaire pour conserver mes libertés citoyennes que vous aviez violées quand vous étiez au Pouvoir.
Faut – il évoquer 1987, le procès Barbie, quand Jean Daniel vous jetait des fleurs tout en demandant au président de la république de punir Abdelkrim Djaad, Abderahmane Mahmoudi, Hocine Mahdi, Hanafi Taguemout, A.Ben Alam, Mohamed Balhi, Abdelaziz Sébaa, coauteurs du dossier " que veulent les juifs". Coupables à ses yeux d'antisémitisme alors qu'ils avaient seulement dénoncé la puissance malfaisante et destructrice du sionisme. Et on la voit aujourd'hui cette puissance à travers l'agression du Liban sans arme et de la Palestine exangùe. Une agression soutenue par le terroriste Bush et l'Occident
Faut – il parler de vos insultes à l'égard de Jacques Verges alors que vous connaissez parfaitement son objectif : se servir du procès Barbie pour dénoncer les crimes du sionisme au Moyen Orient et du colonialisme à travers le monde, se servir du procès Barbie pour dénoncer le système ségrégationniste des magistrats couchés du tribunal Pénal international qui ferment les yeux sur des milliers de Barbie américains, sionistes, français, anglais, italiens, espagnols, portugais, australiens, hollondais, qui ont fait pire que les nazis là où ont sévi et continuent de sévir le colonialisme et le néocolonialisme ? Qu'est ce qui vous distingue d'Elie Wiesel, de Bernard Henri Levy et Jean Daniel qui vous ont inculqué leurs distorsions langagières. Distorsions qui magnifient les crimes du colonialisme et légitiment les massacres commis par le sionisme
Et vous m'accusez d'être un obscure agent d'une mystérieuse officine qui chercherait à vous briser.
Certes mes questions sur le sionisme et sur la loi du 23 Février 2005 vous ont désorienté. Est-ce une raison pour m'accuser de n'importe quoi ?
Un homme d'honneur répondra sans complexe à mes questions.
Quant à vous, je doute fort que vous le feriez
Vous êtes un hypocrite et un menteur
Vous n'êtes pas idiot, vous n'êtes pas fou et vous êtes cultivé.
Donc, vous êtes un manipulateur
El Watan, le quotidien d'Oran, la Tribune , le jeune indépendant ont censuré mon droit de réponse . C'est pour cela que vous n'avez pas entendu parler de moi. Vos mensonges ont trompé Omar Belhouchat et des certaines de milliers de lecteurs en Algérie et en France.
Aujourd'hui mon seul souci est de briser cette censure et de montrer votre vrai visage de menteur et d'hypocrite qui manipule les journaux pour salir ceux qui lui posent des questions qu'il n'aime pas entendre.
Croyez en l'expression de mon total mépris.
Hocine Mahdi

Saturday, July 01, 2006

الهوان العربي بقلم حسين مهدي كاتب جزائر ي باللغة الفرنسية


لم أتوقع أن يصل الإستسلام والهوان العربي إلى هدا الدرك أيلي ويزل الصهيوني المتطرف يترأس إجتماعا للحائزين على جائزة نوبل وهدا في بلد عربي مسلم وتحت رعاية ملكينتسب إلى الرسول -ص-رغم تاريخه الاسودفي الدعاية الصهيونية وتبريرجر ائمها كمجزرة صبرا وشتيلاوأخر تصريحاته كانت التأسف علىأطفال اليهودالمقتولين في العمليات الاستشهاديةمتناسيا الاطفال الفلسطينيين الدين يموتون يوميا على يد الاجرام الصهيوني إد أن غرض الاجتماع التفكير في مشاكل العالم وأزماته فإننا لانتوقع شيئاإيجابيا مادام يراسه شخص لا يري سوى بمنظار العنصرية العمياءوالولاء للفكر الا رهابي الصهيوني و لايهم أبدا ان كان حائزا على جائزة نوبل لان العالم كله يعلم أن هده الجوائزتوزع في ميدان الاداب على من يرضي عنهم أبناء صهيون والغرب فهل وصل العرب إلى نقطة الللارجوع في الاستسلام والخضوع بقلم حسين مهدي قسنطينة في 24جوان2006

Tuesday, June 27, 2006

L'humanisme sélectif d'Elie Wiesel

Face à la dégringolade vertigineuse de sa popularité à travers le monde et chez lui surtout, le terroriste Bush a fait appel à son ami Elie Wiesel, le sioniste à tout faire de la Maison Blanche. La mission confiée au prix Nobel, sous des apparences louables, cache très mal une décision crapuleuse de fabriquer un Etat fantôche (comme pour les kurdes en Irak) dans l'une des régions les plus riches encore inexploitées du Soudan.

Au Nobel prostitué, il a été demandé d'user de son inusable prestige à effet de sensibiliser l'Amérique profonde sur la situation catastrophique des chrétiens du Darfour que les islamistes envisageraient d'exterminer en douce. Premier volet du programme d'action : des marches de dénonciation dans toutes les villes américaines jusqu'au jour où le dictateur soudanais abdiquera sa souveraineté sur une partie du Soudan qui est convoitée pour ses considérables richesses minérales que les pillards coloniaux n'avaient pas eu le temps d'extraire quand le pays leur appartenait au nom de la loi du plus fort.

Sans surprise, Elie Wiesel ne s'est pas fait prier. Car, engager son prestige "moral" au service d'un Etat terroriste qui a décider de « démo_khra_tiser » le monde Arabo_islamique par le napalm, les missiles patriotes, la famine et la bible …, C'était œuvrer à la consolidation des fondations d'un autre Etat fantôche qui fut conçu de toutes pièces au cœur du monde Arabe par la coalition Euro_américaine.

Une fois n'est pas coutume, nous n'avons pu résister à la tentation de demander à Elie Wiesel d'user de son inusable prestige auprès de son ami conjoncturel Bush de telle sorte que celui-ci et ses tueurs comprennent et admettent que la Palestine n'a jamais été un pays sans peuple que les alliés Euro_américains, sans consulter leurs amis arabes, avaient généreusement offert à un peuple sans pays. Au nom de la loi du plus fort, bien entendu.

Que soixante ans après cette forfaiture Bush et ses pairs anglais et français s'obstinent de nier que, à cause d'eux, la Palestine est tombée sous les bottes d'un nazisme qui se signale chaque minute par des atrocités comparables à celles commises par les esclavagistes de l'Afrique du Sud, à celles de la Gestapo et à celles du colonialisme français…

Que soixante ans après cette forfaiture Bush et ses pairs anglais et français continuent à s'indigner parce que les enfants Palestiniens n'ont trouvé qu'un seul moyen de revendiquer l'indépendance et d'attirer l'attention de l'O.N.U sur leur calvaire : se faire exploser au milieu d'une foule de colons et assimilés sionistes…

Que penser ?

Ils jouent aux sourds, aux aveugles, aux idiots pour ne pas prendre leurs responsabilités à l'égard d'un peuple qu'ils avaient condamné en 1919 (pas en 1948) à l'errance, à la mort lente, à l'inexistence identitaire, à l'orphelinat. C'est la barbarie du système colonialiste nazi sioniste qui pousse le désespoir des opprimés à l'extrême de l'extrême: l'action kamikaze.

Cette évolution vers le pire est normale si nous reprenons toutes les étapes des négociations et des échecs.

Qu'ont obtenu les Palestiniens à Camp David malgré les concessions inimaginables faites par Arafat aux américains ?

Qu'ont obtenu les palestiniens à Oslo, à Madrid, à Charm Echeikh ?

Rien. des promesses jamais tenues…

Rien, le génocide de Sabra et Chatila voulu par Sharon et exécuté par ses harkis libanais sous l'œil vigilant de la soldatesque sioniste. L'opération fut planifiée et suivie par le cabinet de Sharon de telle sorte qu'il n'y aurait pas de survivant, jusqu'aux bébés qui sont en gestation dans les ventres de leurs mères.

Rien, les carnages de Jéricho et de Bethléem.

Rien, l'intensification des implantations coloniales…

Rien, le cloisonnement de Gaza et de la Cisjordanie…

Rien, les tueries d'El Quods…

Rien, l'assassinat des enfants …

Rien, les bombardements des quartiers résidentiels…

Rien, les démolitions des maisons…

Rien, l'isolement et l'empoisonnement de Arafat après des années d'humiliation en résidence surveillée dans son palais à moitié rasé. Situation sans précédent dans l'histoire de l'humanité… Arafat qui n'avait plus rien à donner aux sionistes parce qu'il avait été mis à genoux par les américains après les multiples trahisons des Européens et des dictateurs Arabes qui, eux mêmes, étaient des obligés des maîtres de Washington.

Non, ne croyez pas que nous ayons perdu de vue que le «grand» Elie Wiesel se comporte comme si le peuple palestinien et la Palestine n'étaient que des fictions inventées par Jacques Vergés, Mourad Bourboune, Noam Chomsky, Roger Garaudy, l'Abbé Pierre, ces hommes qui rejettent toutes les formes de racisme et d'injustice. Ces hommes que les lobbies sionistes .malgré leur puissance, n'ont pu dompter ni par la terreur ni par la corruption.

Nous avons tout juste pensé, dans un moment d'optimisme béat, qu'un lauréat du prix Nobel est susceptible d'un sursaut d'honneur surtout quand il doit sa situation à un discret travail de coulisses à la faveur d'une conjoncture politique donnée (des tortionnaires et des criminels de guerre ont obtenu cette distinction) .

Quand des enfants souffrent et meurent dans les mêmes conditions qu'a connues l'enfant Elie Wiesel sous les bottes d'une force barbare d'occupation, il n'est pas impossible que les douloureux souvenirs du passé (1939-1945) aient l'effet salvateur d'un électrochoc sur les amnésiques qui sont devenus des bourreaux ou complices de bourreaux ou panégyriste de bourreaux. Parfois il suffit d'une légère secousse.

Wiesel pourrait orienter le boucher de l'Irak qui ne sait plus ni ce qu'il veut ni ce qu'il fait dans le monde Arabe à cause de ses conseillers sionistes, comme Perle, qui le tournent en bourrique.

Quand Bush ordonne à Mahmoud Abbas d'organiser des élections honnêtes tout en commandant aux électeurs palestiniens de boycotter les candidats de Hamas, en brandissant la menace de les affamer si les résultats du vote ne seront pas conformes à ses désirs (la reconduction des corrompus), quel genre de démocratie applique t-il ?

Quand Bush interdit à Moubarak de trafiquer les résultats du scrutin puis l'autorise de faire comme il veut pour se maintenir au pouvoir, quel genre de démocratie défend t-il ?

En Palestine, à l'issue d'élections transparentes reconnues par tous les observateurs internationaux, les candidats de Hamas ont gagné. Aussitôt Bush bloque l'aumône que le trésor américain versait à l'Etat palestinien. En même temps il ordonne à ses harkis, les dictateurs arabes, de diaboliser le gouvernement démocratiquement élu qui s'oppose au bradage du pays… Bradage qui était imposé à Mahmoud Abbas.

Que veut-il nous dire ?

Où est le respect du libre choix des peuples d'élire leurs représentants ?

Libre choix qui est inviolable, voire sacré en Europe occidentale et en Amérique où la seule possibilité de frauder est d'acheter les voix avant le déroulement du vote.

Ne sont démocrates que les arabes cautionnés par les sionistes et les arabes qui broutent dans les mangeoires de l'oncle Sam.

La stratégie de Bush et de sa coalition Euro_australienne est archiconnue dans tous les pays du tiers monde : allumer des guerres, affamer, appauvrir.

La précarité provoquera de graves désordres sociaux économiques. Les désordres sociaux économiques engendreront la répression. Et la répression déstabilisera les gouvernements non désirés par les crimes maîtres de Washington qui usent de toutes les crapuleries et de tous les crimes imaginables (voir l'Irak) pour dominer le monde.

Nous ne nous étonnerons pas si Wiesel restera insensible à notre appel volontariste. C'est le contraire qui nous surprendra.

Des centaines de fois il a été prouvé qu'Elie Wiesel est aussi raciste que Sharon, Netannyahou, Hitler, Sarkozy, Rumsfeild, Bush aux yeux de qui les palestiniens resteront éternellement une fiction et les arabes des infrahumains contre toute morale et toute logique, il a été nobélisé. C’est là la grande force des lobbies sionistes.



Hocine Mahdi.Le 10 Mai 200

Monday, June 05, 2006

جريمة ضد الداكرة

جريمة ضد الداكرة
قالمة سطيف خراطة شواهد تبقي في اللاواعي الجماعي وواحدة من الصفحات الدامية للبربرية الإستعمارية
الأوروبية من القطب الشمالي إلى القطب الجنوبي
بمناسبة الإ حتفالات الرسمية إنتقلنا إلى عين المكان من أجل الثباحث في
في قانون دوستي بلازي"23فيفري2005"
كان الامر يتطلب
منا صلابة في الموقف لمساندة المؤرخين الفرنسين النزهاء الدين تجندوا من أجل إلغاء هدا القانون والدين فرضوا على شيراك في أن يلغي الفقرة 04لهدا النص
في المكان المسمي هيوليو بوليس "مدينة قالمة"
قابلنا مجموعة من المجلس البلدي كدلك مسسؤل المحلي للمجاهدين
السيد فنديس المتبقي الوحيد على قيد الحياة وهو من الشهود القلائل لمجزرة "كاف البومبة "
سنة 1945
هده المجزرة وا حدة من العمليات الكارثية التي قام بها ميليشات من المعمرين ومن الشرطة
في مدن عدة
مظاهرات سلمية أغرقت في الدم مسيحيون ويهود جلبوا من أوروبا ضد مسلمين جزائريين ليس هدا فحسب
العلم الجز ائري لرفرف فوق روؤس المتظا هرين ليصيح أخرون بالكلمة المقدسة :الإستقلال
وعد الحلفاء للسكان الأصليين ألتحقوا بالجيش الفرنسي وعندما ينهزم هتلر تحصلون عللى إستقلالكم
الأميريكون والأنجليز والفرنسيون كانوا في حاجة إلى من يدكرهم بوعودهم
المظاهرات السلمية في 8ماي 1945
بسطيف وقسنطينة قالمة كانت الا حتفالية بإنتصار الحلفاء على الفاشية والمطالبة بحق الشعوب في تقرير المصير
المعمرون لم يعجبهم هدا
السيد فنيدس محمد كان في العشرين من العمر لا أقل بقليل في هدا اليوم اللعين
كان في اعالي كاف البومبة مع رفيق له
من المكان الدي كان فيه كان يري الميليشات تفتح النار على 54من المقبوض عليهم
أربعة او خمسة اشهر من بعد –تعود هده الميليشات إلى موقع المجزرة فنيدس محمد كان حا ضرا هده المرة جمع كبير من سكان هيليو بوليس كان في المكان
المعمرون اخدوا الجثث وحملوها في الشا حنات لتاخد طريقها على محجرة الجير
وضع القتلة الحواجز حول الموقع حتي لا يزعجهم احدا في عملهم الشنيع هدا لم يسمح لعربي واحد "جزائري "بالمرور
كانت الشاحنات تجئ وتروح أخدة طريقها بين المحجرة واقري المجاورة تطايرت في الهواء رائحة مؤدية تلهب الحنا جر والابصار غنها رائحة اللحم البشري المشوي افران الجير تتحول الى افران يقدف فيها البشر على الطريقة الهتليرية
الوصول للحقيقة التا ريخية كان صعبا لان السلطات الرسمية و العسكرية والمدنية تركت جل هده العمليات
للميليشات –تشجع المجازر ضوعف بتغطية ادارية لا تقارير رسمية و لاجثث ادا قانونيا ليست هناك جريمة ليس هناك متهم
تجادبتنا قراءات متناقضة للحدث بين مؤرخ واخر في سنة 2005
ومما ظهر لنا من محاولة تقييم للجرائم الا ستعمارية في الجز ائر ومع انه لايملك دليلا نفي السيد "حربي "ان بكون احدهم حرق كدب ظاهر لمادا في ميدان التاريخ الاكا ديب لا تاتي مجانية ولا اعتبا طية
السيد فنيدس كانت له شهادات من خلال الراديو والتلفزيون والصحف خلال سنوات الثمانينات فلنستمع
له
-هل حرقت الجثث في الافران فقط
-يكدب من يرد على هدا السؤال الميليشات حا صرت المحجرة كنا بعيدين لم يكن با ستطا عة احيينا ان يري ما حدث
الروا ئح الكر يهة المؤ دية تؤكدان اناسي كثيرة التهمتها
النيران لا احد يطرح الا سئلة احياء ام اموات كانوا جز ائريين –و جزائرييون فقط-
-يتدخل احد المجا هدين
-الاخوة محزم كانوا ثلاث عند بو هم ثم صبوا عليهم البنزين وحرقوهم والبقية انت تعرفها كان منظر ا مرعبا
-هناك اسئلة تبقي بلا جواب والى الابد في تلك الشهور المجنونة من الثلاثي الثاني والثالث لسنة 1945
كم من الجز ائريين حرق وكم منهم القي في هده الا فران احياء كانوا ام اموات
-لا يستطيع احدا ان يثبث او ينفي شهادات القلة من الاحياء ولهدا فان المؤرخين او الباحثين في التاريخ ومنهم السيد فرجيس الدي نحييه على العمل الجليل الدي يقوم به ضد
البربرية الا ستعمارية عبر العالم كان هؤلاء يترددون في الا جابة عندما
نسالهم عن المصادر في هده المعلومة
او غيرها
بعد هده الدردشة نعود الى محاجر الجير كان في رفقتي شخصان
-اين هي الافران
-راينا ثمثالا على شكل مثلث يظهر انه اسس حديثا وبطريقة غير مدروسة وسريعة وهدا بمناسبة زيارة خمس وزراء بمعية جاك فارجيس .
محمد ولدسي قدور قورصوشاوشرمضان ووفد من اساتدة الجا معيين وممثل الجمعية الوطنية 8ماي1945
كنا في حالة من العجب والدهشة
-السيد فنيدس يحكي لنا مادا عن الافران دووظيفتها
-كان هناك طريق صك بالحديد وحمار يجر العربات الملائ بالا حجار الكبيرة –لا تستطيع تخيل ارتفاع وعرض الافران
-من قام بازاحة الافران
-لا احد يجيب
-الغضب انسانا اننا ضيوف شبه رسميين
-لكن هنا جريمة في حق دا كرتنا
نحن في موا جهة مسسؤؤل منظمة المجا هدين الدي ادعي انه لا يعرف شيئا لكننا
متاكدون انه ضلع في الجريمة انسحب هدا الا خير من المجلس نجزم انه يعرف كل ما يحدث
في هيولو بوليس
-السيد فنيدس يغرق في الصمت
-حدث في الثمانينات القرن الما ضي
لا داعي للعجب
كانت سنوات الخيانة واللامبالاة حتي النشيد الوطني قسما قطعت اجزاؤه الخا صة المقطعالدي يفضح فرنسا و جرائمها
-لقد ادركواالان انهم اعطوا هدية غالية للمعمر مسحوا البرهان والدليل لجريمة ضد الا نسانية
-تبا لكم ايها المسسؤلين
قرار المجا هدين بطمس كل رمز من اجل التحرر من الدكريات الاليمة
لكن حول هؤلاء يوجد جمعيات يعرف اعضاءها القيمة التار يخية لبعض المواقع والتي تشكل القرائن الرسمية للبا حثين والمؤرخين
مند عشرات السنين قامت السلطات الرسمية والمحلية بالانفاق وبالملايير على الزردات مع اتنهم ازاحوا البرهان و الدليل للبربرية الا ستعمارية في قالمة
-مادا يمكن ان نخسر في الا نفاق على هده الافران وعلى عربة او عربتان ويبقي الموقع مفتوح كمتحف للمجازر بلا شك سيكون اسير من النفقة على خمس وزراء في 24ساعة
بقلم حسين مهدي كاتب جزائري
ترجمة قادري محمد

article publi& sur l'hebdo "les débats du 24-30mai2006

Crime contre notre mémoire
«Guelma, avec Sétif et Kherrata, resteront dans l’inconscient collectif l'une des pages les plus sanglantes de l’indicible barbarie coloniale. Nous nous y sommes rendus, en marge des festivités officielles, pour les besoins d’une chronique. La loi négationniste de Douste-Blazy du 23 février 2005 exige de nous une vigoureuse réaction en signe de soutien aux historiens et humanistes français qui se sont mobilisés en vue d’obtenir l’abrogation de l’ensemble des articles après avoir imposé à Chirac l’annulation de l’article quatre de cette loi impensable.» De Constantine, Hocine Mahdi, notre nouvel ancien collaborateur, jette un regard cru sur les massacres du 8 mai 1945 à la lumière (noire) de la loi du 23 février 2005.


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Semaine du 24 au 30 Mai 2006
Crime contre notre mémoire
Questions à Jacques Vergès



Mémoire
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Crime contre notre mémoire
Guelma, avec Sétif et Kherrata, resteront dans l’inconscient collectif un épisode des plus sanglants de l’indicible barbarie coloniale européenne.
Nous nous y sommes rendus, en marge des festivités officielles, pour les besoins d’une chronique. La loi négationniste de Douste-Blazy du 23 février 2005 exige de nous une vigoureuse réaction en soutien aux historiens et aux humanistes français qui se sont mobilisés en vue d’obtenir l’abrogation de ce texte, après avoir imposé au président Chirac l’annulation de l’article quatre de cette loi impensable.
A Héliopolis, nous avons rencontré quelques membres du conseil municipal, le responsable local des moudjahidine et l’inévitable (pas dans le sens péjoratif) M. Fnides, seul survivant des rares témoins du massacre de Kef Bomba en 1945.
C’était l’une des sombres illustrations des ratonnades menées dans plusieurs villes d’Algérie par des milices formées de colons, de fonctionnaires, de policiers en civil. Des manifestations pacifiques noyées dans le sang. Chrétiens et juifs importés d’Europe contre musulmans d’Algérie ? Pas seulement !
Le drapeau algérien avait flotté au dessus des têtes des manifestants dont certains avaient prononcé le mot sacrilège, «indépendance».
Un simple rappel aux alliés d’une promesse faite aux autochtones : «Engagez-vous dans l’armée française. Dès que Hitler sera vaincu, vous aurez votre indépendance…»
Les Américains, les Anglais et les Français avaient besoin qu'on leur rappelât que la parole donnée engage l’honneur. Les manifestations pacifiques du 8 Mai 1945 à Sétif, Constantine, Guelma étaient à la fois la célébration de la victoire des alliés sur le fascisme et la revendication d’un droit reconnu à tous les peuples par la société des nations : l’autodétermination.
Les colons n’avaient pas apprécié.
Fnides Mohamed avait un peu moins de vingt ans. En ce jour maudit, il se trouvait sur les auteurs de Kef Bomba avec un compagnon. En contrebas de son poste d’observation, les miliciens alignèrent cinquante-quatre captifs et ouvrirent le feu.
Quand, quatre ou cinq mois plus tard, les miliciens revinrent sur le lieu du massacre, Fnides Mohamed était présent. Cette fois, de nombreux habitants d’Héliopolis étaient sur place. Les colons déterrèrent les cadavres et les chargèrent sur un camion. Direction la carrière de chaux. Les assassins installèrent des barrages autour du site. Sûrement pour ne pas être dérangés dans leur sale besogne. Aucun Arabe ne fut autorisé à passer. Il y eut un incessant va-et-vient de camions entre la carrière et les villages des environs puis une forte odeur de chair brûlée, odeur pestilentielle qui brûle la gorge et les yeux. Les fours à chaux étaient devenus des fours crématoires à l’hitlérienne.
La quête de la vérité historique est difficile quand les services officiels, autorités militaires et civiles, abandonnent le champ des opérations aux miliciens. L’encouragement des carnages est doublé d’une carence administrative. Pas de rapport officiel, pas de cadavre… donc juridiquement pas de crime, pas de coupable. Ainsi, nous nous sommes trouvés ballottés entre des versions contradictoires d’un historien à l’autre. Pour nous, cela avait commencé en 2005, avec ce qui nous semblait être une tentative de relativiser les crimes du colonialisme en Algérie. Bien qu’il ne dispose d’aucune preuve, M. Harbi affirme qu'aucun être vivant ne fut grillé. Mensonge flagrant. Pourquoi ? Quand un historien ment de la sorte avec l’assurance d’un chercheur rigoureux qui a exploré toutes les pistes qui mènent à la vérité, il pose plus de questions qu'il n'en solutionne. Car dans le domaine de l'histoire, les mensonges et les manipulations ne sont pas fortuits. Ni gratuits d'ailleurs.
Toutes les enquêtes commencent par l’audition du témoin principal. M. Fnides est bien connu : radio, télévision et journaux avaient diffusé son témoignage dans les années quatre-vingt. Nous nous devions de l’écouter.
A-t-on brûlé des cadavres seulement dans les fours ? M. Fnides : «Il ment celui qui répondra à cette question. Les miliciens avaient encerclé la carrière. Nous étions très loin. Pas un seul Arabe n’a pu voir ce qui se passait. Les mauvaises odeurs nous disaient que des être humains étaient dévorés par le feu. Personne ne se posait des questions. Vivants ou morts, c’étaient des Algériens et seulement des Algériens.»
Un autre moujahid intervient : «Des brûlés vifs, nous en connaissons trois frères. Les Maazem. Ils furent torturés, ligotés en fagot, arrosés d’essence. Le reste, vous le devinez sans mal. Un spectacle effroyable.»
«Il y a des questions qui resteront éternellement sans réponse. En ces mois de folie meurtrière du deuxième et du troisième trimestres de 1945, Combien d’Algériens ont été grillés de la sorte ? Combien ont été jetés morts et vivants dans les fours ? Longtemps après leur forfait et pendant leurs grosses beuveries du samedi soir des colons, des policiers, des fonctionnaires avaient eu un bon sujet de conversation : le «rôti de bougnoule ». Bavardages obscènes qui n’amusent et ne procurent de l'orgasme qu'aux fascistes. De la haine, de la haine et de la haine…»
Cependant, pas un seul document exploitable qui confirme ou infirme les témoignages des rares survivants. C’est pour cela que des écrivains, des chroniqueurs, des historiens aussi rigoureux que Jacques Vergès, dont nous saluons le formidable travail contre la barbarie du colonialisme à travers le monde, sont embarrassés quand nous les interrogeons sur les sources de telle ou telle information qu’ils nous communiquent.
Après cette discussion, nous retournons à la carrière de chaux. Deux hommes nous accompagnent.
Où sont les fours ? On nous montre une plateforme rectangulaire revêtue de ciment et d’une stèle d’une indicible laideur peinturlurée à la va-vite à l’occasion de la visite de cinq ministres, accompagnés de Jacques Vergès, Nicole Dreyfus, Jean=Louis Planche, Mohamed Ould Si Kaddour El Corso, Zoubir Chaouch Ramdane et d’une délégation d’historiens et de professeurs d’université, ainsi que de représentants de l’association nationale du 8-Mai-1945.
Nous sommes sidérés.
M. Fnides nous décrit ce que furent les fours et leur fonctionnement : «Par là, il y avait des rails. Un âne tirait les wagons remplis de pierres jusqu’au sommet de la stèle…»
Impossible d’imaginer la hauteur et la largeur des fours.
«Qui a rasé les fours ?»
Personne ne répond. La colère nous fait oublier que nous sommes des invités officieux.
«Mais c’est un crime contre notre mémoire. C’est un crime contre notre histoire.»
M. Fnides répond : «C’est la mairie.»
Quand ce crime contre notre mémoire a-t-il été commis ?
Nous sommes en face du responsable des moudjahidine, qui prétend ne rien savoir. Quant à nous, nous croyons qu’il a participé au crime. Il se retire d’ailleurs. Nous pensons qu’il était au courant de tout ce qui se faisait à Héliopolis.
M. Fnides brise encore le silence : «Cela doit être dans les années 1980.»
Pas étonnant du tout. C’était la décennie de tous les reniements, de toutes les trahisons. Même l’hymne Kassaman fut amputé de ses vers qui incriminent nommément la France et dénoncent ses crimes abjects.
Viennent-ils seulement de se rendre compte qu'en rasant les fours, ils avaient offert un cadeau inespéré au colonialisme ? Effacer une preuve aussi criante, aussi accablante d’un crime contre l’humanité…
Bêtise d’élus incompétents ? Décision de moudjahidine incultes qui rasent les symboles de la terreur pour se libérer de douloureux souvenirs ?
Mais autour de ces gens, il y a des associations dont les membres connaissent la valeur historique de certains sites qui constituent des pièces à conviction pour les chercheurs et pour les magistrats du TPI autant que pour les historiens.
Pendant des décennies, les autorités nationales et locales ont dépensé des milliards en zerdas pour la célébration du 8 mai 1945. Pourtant, elles ont escamoté la preuve la plus solide qu’elles détenaient contre la barbarie coloniale à Guelma.
Qu’aurait coûté la reconstitution des fours, de la dizaine de mètres de rails, de la remise en état d’un ou de deux wagons et de l’aménagement du site en un musée des massacres ? Sans doute moins cher qu’un séjour de 24 heures d’une délégation de cinq ministres. Sans doute aussi moins cher que la hideuse stèle qui ressemble à des centaines d’autres semées à travers tout le pays. Alors que Héliopolis est à classer avec Auschwitz et Oradour-sur-Glane dans la symbolique de l’holocauste.
L’oubli commence au moment où un peuple commet l’irréparable action de déchirer une page de son histoire. Et les fours à chaux, si modestes soient-ils en volume, sont une page de notre histoire.
Je doute fort que ne me démentiront pas sur ce point Mohamed Ould Si Kaddour El-Corso, Jacques Vergès, Nicole Dreyfus, Jean Louis Planche, le ministre des Moudjahidine, le recteur de l’université de Guelma et Khalida Messaoudi Toumi.
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Hocine Mahdi

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2ème articticle

Questions à Jacques Vergès

J’ai attendu quarante ans ce jour où je rencontrerai l’homme qui affronte, les mains nues, la mort pour clamer haut et fort que tous les peuples qui furent colonisés et le sont encore ont subi et continuent de subir, sous le regard complice des Nations unies, des exactions contenant tous les éléments du code pénal international qui déterminent le génocide, l’holocauste, les crimes contre l’humanité et les massacres crapuleux qui ont permis aux magistrats de Nuremberg de condamner les nazis. Inexplicablement, les magistrats de la Haye, contre toute logique, ont disqualifié tous ces carnages en de simples actions de maintien de l’ordre sous la pression de Washington, Londres et Paris.
Malheureusement, un historien algérien vivant en France s’est aligné sur les positions de B. H. Levy, de Elie Wiésel, des colons, de L’OAS, du sionisme et des négationnistes. Ancien révolutionnaire de gauche, il relativise les crimes abjects du colonialisme en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Australie, à seule fin de ne pas déposséder l’Etat sioniste d’une exclusivité sur les termes génocide, holocauste, crime contre l’humanité qui sont devenus un fonds de commerce très juteux.
Un exemple : les fours à chaux d’Héliopolis et de Villars.
L’historien en question a affirmé plus d’une fois, en conférence et à travers la presse, que seuls des cadavres ont été incinérés dans les fours à chaux en vue de fausser les conclusions d’une commission d’enquête qui fut dépêchée de Paris. Par contre, vous, vous avez souvent soutenu que des vivants y furent carbonisés (corrigez moi si je me trompe).
Où est la vérité ? Quelles sont vos sources ?
En 1987, le dossier de l’hebdomadaire Algérie Actualité «Que veulent les juifs ?» avait scandalisé les médias euro-américains parce que la majorité des moyens de communication en France avaient très habilement brodé dans la manipulation et la désinformation. Les journalistes algériens ont été accusés d’antisémitisme et d’avoir composé leur prose sous votre orientation. C’était faux. Par un heureux concours de circonstances, j’avais participé à ce dossier. Sans avoir eu la chance et l’honneur ni de vous rencontrer ni d’assister à l’une de vos nombreuses conférences tenues en Algérie. Et je le regrette infiniment.
En toute franchise, j’aurais été très fier si j’avais écrit mon article sous votre dictée.
Jean Daniel, directeur de L’Observateur, s’était singularisé de ses confrères en demandant aux hautes autorités de notre pays de nous punir. Mais il y eut pire que lui.
Pour se désolidariser hypocritement des auteurs du dossier qui avait dérangé les lobbies sionistes et leurs serviteurs très actifs en Europe et en Amérique, deux personnalités algériennes "historiques» avaient adressé une lettre à J. Daniel… Lettre que celui-ci s’était empressé, toute affaire cessante, d’exhiber avec des larmes de joie plein les yeux, parce que dans ses rêves les plus fous il n’aurait jamais imaginé que l’historien Mohamed Harbi et le zaïm Hocine Ait Ahmed lui enverraient un texte qui traduisait si magnifiquement les sentiments qu’il espérait et appelait de ses vœux depuis si longtemps (c’est J. Daniel qui s’exprime).
Au nom des droits de l’homme (façon BHL et Elie Wiésel) et de la légitimité révolutionnaire à l’algérienne, vous voilà accusé de chercher à associer les crimes contre l’humanité commis par le boucher de Lyon aux bavures du colonialisme français à travers le monde. Vous voilà accusé de manipulation morale, de manipulation de la vérité historique,
de manipulation juridique, parce que les sionistes ont décrété que seuls les juifs ont été victimes de génocide.
Où se situent ces prétendues manipulations par rapport à vos actes et à vos écrits militants ?
Nous connaissons votre admirable stratégie de vous servir des tribunaux et des causes perdues d’avance pour revendiquer les droits de tous les peuples opprimés à un traitement équitable devant le tribunal international. Sur quelles bases morales et juridiques et selon quels critères philosophiques ou bien humanistes nos deux «historiques» sus cités considèrent que ce qu’ont fait pendant des siècles les puissances coloniales européennes dans le Tiers Monde est moins grave que ce qu’à fait Hitler pendant cinq ans en Europe ?
Pourquoi ne pas répertorier tous les génocides et ne pas œuvrer à la réalisation du Tribunal de l’histoire qui mettrait les magistrats du Tribunal international face à leurs responsabilités afin que les générations futures ne connaissent plus de Sabra, Chattila, Kherrata, El-Amrya, Oradour-sur-Glane, Jéricho, Bethléem, Auschwitz, Héliopolis ?
Pourquoi le million d’enfants irakiens morts des conséquences du boycott US (mis en œuvre par l’ONU) est-il considéré comme un «dégât collatéral» d’une mission civilisatrice alors qu’il s’agit d’un crime de nature nazie ?
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Hocine Mahdi

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Sunday, May 21, 2006

Crime contre notre mémoire

Guelma, avec Sétif et Kherrata, restera dans l’inconscient collectif l'une des pages les plus sanglantes de l’indicible barbarie coloniale européenne du pôle nord au pôle sud. Nous nous y sommes rendu en marge des festivités officielles pour les besoins d’une chronique. La loi négationniste de Douste Blazy du 23 février 2005 exige de nous une vigoureuse réaction en soutien aux historiens et aux humanistes français qui se sont mobilisés en vue d’obtenir l’abrogation de l’ensemble des articles après avoir imposé à Chirac l’annulation de l’article quatre de cette loi impensable .

A Héliopolis nous avons rencontré quelques membres du conseil municipal, le responsable local des moudjahidine et l’inévitable (pas dans le sens péjoratif) Mr fnides, seul survivant, parmi les rares témoins du massacre de Kef Bomba en 1945.

C’était l’une des sombres illustrations des ratonnades menées dans plusieurs villes d’Algérie par des milices formées de colons, de fonctionnaires, de policiers en civil. Des manifestations pacifiques noyées dans le sang. Chrétiens et juifs importés d’Europe contre musulmans d’Algérie ? Pas seulement !

Le drapeau algérien avait flotté au dessus des têtes des manifestants dont certains avaient prononcé le mot sacrilège : Indépendance.

Un simple rappel aux alliés d’une promesse faite aux autochtones : Engagez-vous dans l’armée Française. Dés que Hitler sera vaincu vous aurez votre indépendance …

Les Américains, les Anglais et les Français avaient besoin qu'on leur rappelât que la parole donnée engage l’honneur. Les manifestations pacifiques du 8 mai 1945 à Sétif, Constantine, Guelma, étaient à la fois la célébration de la victoire des alliés sur le fascisme et la revendication d’un droit reconnu à tous les peuples par la société des nations ; l’autodétermination.

Les colons n’avaient pas apprécié.

Mr fnides Mohamed avait vingt ans. Non, un peu moins.

En ce jour maudit, il se trouvait sur les auteurs de Kef Bomba avec un compagnon.

Légèrement en contre bas par rapport à son poste d’observation, les miliciens alignèrent cinquante quatre captifs et ouvrirent le feu.

Quand, quatre ou cinq mois plus tard, les miliciens revinrent sur le lieu du massacre, Fnides
Mohamed était présent. Cette fois un grand nombre des habitants d’Héliopolis était sur place.
Les colons déterrèrent les cadavres et les chargèrent sur un camion. Direction la carrière de chaux. Les assassins installèrent des barrages autour du site .Sûrement pour ne pas être dérangés dans leur sale besogne. Aucun arabe ne fut autorisé de passer.

IL y eut un incessant va et vient de camions entre la carrière et les villages des environs puis une forte odeur de chair brûlée, odeur pestilentielle qui brûle la gorge et les yeux. Les fours à
chaux étaient devenus des fours crématoires à l’hitlérienne.

La quête de la vérité historique est difficile quand les services officiels, autorités militaires et civiles, abandonnent le champ des opérations aux miliciens. L’encouragement des carnages est doublé d’une carence administrative. Pas de rapport officiel, pas de cadavre … Donc juridiquement pas de crime, pas de coupable. Ainsi nous nous sommes trouvés ballottés entre des versions contradictoires d’un historien à l’autre. Pour nous cela avait commencé en 2005, Avec ce qui nous semble être une tentative de relativiser les crimes du colonialisme en Algérie .Bien qu’il ne dispose d’aucune preuve Mr Harbi affirme qu'aucun être vivant ne fut grillé . Mensonge flagrant. Pourquoi ? Quand un historien ment de la sorte avec l’assurance d’un chercheur rigoureux qui a exploré toutes les pistes qui mènent à la vérité, il pose plus de questions qu'il n'en solutionne. Car dans le domaine de l'histoire les mensonges et les manipulations ne sont pas fortuits ni gratuits, d'ailleurs.

Toutes les enquêtes commencent par l’audition du témoin principal

Mr fnides est bien connu… Radio, télévision et journaux avaient diffusé son témoignage dans les années quatre vingt. Nous nous devions de l’écouter.

- A t-on brûlé des cadavres seulement dans les fours ?

- Il ment celui qui répondra à cette question. Les miliciens avaient encerclé la carrière. Nous étions très loin. Pas un seul arabe n’a pu voir ce qui se passait. Les mauvaise odeurs nous disaient que des être humains étaient dévorés par le feu. Personne ne se posait des questions. Vivants ou morts, C’étaient des Algériens et seulement des Algériens.

Un autre Moujahid intervint:


-Des brûlés vifs, nous en connaissons trois frères. Les Maazem. Ils furent torturés, ligotés en fagot, arrosés d’essence. Le reste. Vous le devinez sans mal. Un spectacle effroyable.

Il y a des questions qui resteront éternellement sans réponse. En ces mois de folie meurtrière du deuxième et du troisième trimestres de 1945, Combien d’Algériens ont été grillés de la sorte ? Combien ont été jetés morts et vivants dans les fours ?

Longtemps après leur forfait et pendant leurs grosses beuveries du samedi soir des colons , des policiers, des fonctionnaires avaient eu un bon sujet de conversation : le « Rôti » de bougnoule. Bavardages obscènes qui n’amusent et ne procurent de l'orgasme qu'aux fascistes. De la haine, de la haine et de la haine…Cependant pas un seul document exploitable qui confirme ou infirme les témoignages des rares survivants. C’est pour cela que des écrivains , des chroniqueurs , des historiens aussi rigoureux que Jacques Vergés, dont nous saluons le formidable travail contre la barbarie du colonialisme à travers le monde, sont embarrassées quand nous les interrogeons sur les sources de telle ou telle information qu’ils nous communiquent .

Après cette discussion nous retournons à la carrière à chaux.

Deux hommes nous accompagnent.

- Où sont les fours ?

On nous montre une plateforme rectangulaire revêtue de ciment et une stèle d’une indicible laideur peinturlurée à la va vite à l’occasion de la visite de cinq ministres, qui seront accompagnés de Jacques Vergés, Nicole Dreyfus, Jean Louis Planche, Mohamed Ould Si Kaddour El Corso, Zoubir Chaouch Ramdane et d’une délégation nombreuse d’historiens et de professeurs de l’université, ainsi que de représentants de l’association nationale du 8 mai 45.

Nous sommes sidérés.

Mr Fnides nous décrit ce que furent les fours et leur fonctionnement :

- Par là il y avait des rails. Un âne tirait les wagons remplis de pierres jusqu’au sommet de la stèle….
Impossible d’imaginer la hauteur et la largeur des fours.

- Qui a rasé les fours ?

Personne ne répond.

La colère nous fait oublier que nous sommes des invités officieux.

- Mais c’est un crime contre notre mémoire. C’est un crime contre notre histoire.

Mr Fnides répond:

- C’est la mairie.

- Quand a été commis ce crime contre notre mémoire ?

Nous sommes en face du responsable des anciens moudjahidine qui prétend ne rien savoir. Quant à nous, nous croyons qu’il a participé au crime. Il se retire d’ailleurs. Nous pensons qu’il était au courant de tout ce qui se faisait à Héliopolis.

Mr Fnides brise encore le silence :

- Cela doit être dans les années 80.

Pas étonnant du tout.

C’était la décennie de tous les reniements, de toutes les trahisons Même le nachid kassaman fut amputé de ses vers qui incriminent nommément la France et dénoncent ses crimes abjects.

Viennent-ils seulement de se rendre compte, qu'en rasant les fours, ils avaient offert un cadeau inespéré au colonialisme ? Effacer une preuve aussi criante, aussi accablante d’un crime contre l’humanité …..

Bêtise d’élus incompétents ?

Décision de moudjahidine incultes qui rasent les symboles de la terreur pour se libérer de douloureux souvenirs ?

Mais autour de ces gens il y a des associations dont les membres connaissent la valeur historique de certains sites qui constituent des pièces à conviction pour les chercheurs et pour les magistrats du T.P.I autant que pour les historiens.

Pendant des décennies les autorités nationales et locales ont dépensé des milliards en zerda pour la célébration du 8 mai 1945. Pourtant elles ont escamoté la preuve la plus solide qu’elles détenaient contre la barbarie coloniale à Guelma.

Qu’aurait coûté la reconstitution des fours, de la dizaine de mètres de rails, de la remise en état d’un ou de deux wagons et de l’aménagement du site en un musée des massacres.

Sans doute cela aurait coûté moins cher qu’un séjour de 24 heures d’une délégation de cinq ministres.

Sans doute cela aurait coûté moins cher que la hideuse stèle qui ressemble à des centaines d’autres qui sont semée à travers tout le pays. Alors que Héliopolis est à classer avec Auschwitz et Oradour- sur-Glane dans la symbolique de l’holocauste.

L’oubli commence au moment où un peuple commet l’irréparable action de déchirer une page de son Histoire. Et les fours à chaux, si modestes soient-ils en volume, Sont une page de notre histoire.

Je doute fort que me démentiront sur ce point Mohamed Ould Si Kaddour El Corso, Jacques Vergés, Nicole Dreyfus, Jean Louis Planche, le ministre des moudjahidine, le recteur de l’université de Guelma et Khalida Messaoudi Toumi.


Hocine Mahdi

Le 10 MAI 2006

Occident-Orient : La Démocratie Des Bourreaux

Les évènements actuels en Palestine m'ont inspiré de reprendre une lettre ouverte de 2006. C'est toujours la question des deux poids deux mesures des Nations Unis et du Tribunal Pénal international sur les questions des génocides. 
Netanyahu a décidé d'évacuer huit villages palestiniens et de les raser pour la "sécurité" d'un camp militaire d'entrainement qu'il peut déplacer ailleurs.
Il a décidé de chasser 70.000 palestiniens de leurs domiciles.
La plus belle démocratie du Moyen Orient fait pire qu'Hitler.
Silence de l'ONU.
Silence du tribunal pénal international.
Silence des poids lourds des médias occidentaux.
Silence des intellectuels occidentaux qui nous enseignent la déontologie, la liberté, la démocratie.
Et Obama et l'Union Européenne obligent les palestiniens de négocier avec leurs bourreaux !
Mais que reste t-il à négocier avec le régime d'apartheid sioniste qui veut vider la Palestine de ses enfants avec la bénédiction des USA, de l'Angleterre, l'Allemagne, la France et bien d'autres pays de l'Occident civilisé.
Autre évènement : François Hollande vient de reconnaitre la culpabilité de l'Etat français dans la déportation du Val d'hiver.
Quand reconnaitra t-il la responsabilité de l'Etat français dans les génocides et les crimes contre l'humanité du système colonial français en Afrique ?
Dans cette lettre ouverte de 2006 à Jacques Vergès j'ai soulevé ces questions. J'ai été accusé par la presse occidentale d'antisémite.
Jugez par vous-mêmes. Dites moi en quoi je suis antisémite ?     
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Hocine Mahdi
26 juillet 2012
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                                          QUESTIONS A JACQUES VERGES


J’ai attendu quarante ans ce jour où je rencontrerai l’homme qui affronte, les mains nues, la mort pour clamer haut et fort que tous les peuples qui furent colonisés et le sont encore ont subi et continuent de subir, sous le regard complice des Nations Unies, des exactions contenant tous les éléments du code pénal international qui déterminent le génocide, l’holocauste, les crimes contre l’humanité et les massacres crapuleux qui ont permis aux magistrats de Nuremberg de condamner les nazis.
INEXPLICABLEMENT et contre toute logique les magistrats de la Hayes ont disqualifié tous ces carnages en de simples actions de maintien de l’ordre interne à l'Etat incriminé.
Disqualification imposée aux magistrats sous la pression de Washington, Londres et Paris.

Malheureusement un historien algérien vivant en France, Mohamed Harbi, s’est aligné sur les positions de B.H.Levy, de Elie Wiésel*, des colons, de L’O.A.S., du sionisme et des négationnistes. Ancien révolutionnaire de gauche, il relativise les crimes abjects du colonialisme en Afrique, en Asie, en Amérique Latine, en Australie à seule fin de ne pas déposséder l’Etat sioniste d’une exclusivité sur les termes génocide, holocauste, crime contre l’humanité qui sont devenus un fonds de commerce très juteux.

Un exemple : les fours à chaux d’Héliopolis et de Villars, en Algérie.


L’historien en question a affirmé plus d’une fois, en conférence et à travers la presse, que seuls des cadavres ont été incinérés dans les fours à chaux en vue de fausser les conclusions d’une commission d’enquête qui fut dépêchée de Paris. Par contre, vous, vous avez souvent soutenu que des vivants y furent carbonisés (corrigez moi si je me trompe).

Où est la vérité ?

Quelles sont vos sources ?

En 1987 le dossier de l’hebdomadaire Algérie Actualité  avait scandalisé les médias euro américains parce que la majorité des moyens de communication en France avaient très habilement brodé dans la manipulation et la désinformation. Les journalistes algériens ont été accusés d’antisémitisme et d’avoir composé leur prose sous votre orientation.
C’était faux.
Par un heureux concours de circonstances j’avais participé à ce dossier. Sans avoir eu la chance et l’honneur ni de vous rencontrer ni d’assister à l’une de vos nombreuses conférences tenues en Algérie. Ce que je regrette infiniment. Je n'étais qu'un simple lecteur de l'hebdo Algérie Actualité mais mon papier a été intégré au dossier explosif en question.
Mieux les deux tiers du commentaire du journal le "Monde" ont été extraits de mon papier** sans mentionner le nom de l'auteur.

En toute franchise, j’aurais été très fier si j’avais écrit mon article sous votre dictée.

Jean Daniel, directeur de l’Observateur, s’était singularisé de ses confrères en demandant aux hautes autorités de notre pays de nous punir en nous jetant en prison popur le crime d'avoir composé le dossier.
Mais il y eut pire que lui.

Pour se désolidariser hypocritement des auteurs du dossier qui avait dérangé les lobbies sionistes et leurs serviteurs en Europe et en Amérique qui sont très actifs, deux personnalités algériennes ‘’historiques’’ avaient adressé une lettre à J. Daniel … Lettre que celui-ci s’était empressé, toute affaire cessante, d’exhiber dans le Nouvel Obs***…
Avec les larmes de joie plein les yeux, parce que dans ses rêves les plus fous il n’aurait jamais imaginé que l’historien Mohamed Harbi et le ‘’zaïm’’ Hocine Ait Ahmed lui enverraient un texte si magnifique qui traduisait si magnifiquement les sentiments qu’il espérait et appelait de ses vœux, de la part d'anciens colonisés, depuis si longtemps (c’est J.Daniel qui s’exprime).

Au nom des droits de l’homme (façon B.H.L. et Elie Wiésel) et de la légitimité révolutionnaire à l’algérienne, vous voilà accusé de chercher à associer les crimes contre l’humanité commis par le boucher de Lyon aux simples bavures du colonialisme français à travers le monde.
Vous voilà accusé de manipulation morale, de manipulation de la vérité historique, de manipulation juridique, parce que les sionistes ont décrété que seuls les juifs ont été victimes de génocides.

Où se situent ces prétendues manipulations par rapport à vos actes et à vos écrits militants ?

Nous connaissons votre admirable stratégie de vous servir des tribunaux et des causes perdues d’avance pour revendiquer les droits de tous les peuples opprimés à un traitement équitable devant le tribunal international.

Sur quelles bases morales et juridiques et selon quels critères philosophiques ou bien humanistes nos deux ‘’historiques’’ sus cités considèrent que ce qu’ont fait pendant des siècles les puissances coloniales européennes dans le Tiers Monde est moins grave que ce qu’à fait Hitler pendant cinq ans en Europe ?

Pourquoi ne pas répertorier tous les génocides dans un dictionnaire et ne pas œuvrer à la réalisation du Tribunal de l’histoire qui mettra les magistrats du Tribunal International face à leurs responsabilités à fin que les générations futures ne connaissent plus de Sabra, Chatila, Kherrata, Guelma, El Amirya, Oradour- sur- Glane, Jéricho, Bethléem, Auschwitz, Héliopolis ?

Pourquoi le million d’enfants irakiens morts des conséquences du boycott U.S. (mis en œuvre par l’O.N.U.) est-il considéré comme un dégât collatéral d’une mission civilisatrice alors qu’il s’agit d’un crime de nature nazie ?

HOCINE MAHDI

Le 1O MAI 2OO6

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*) Bernard H Lévy et Elie Wiesel (prix nobel de la paix) considèrent que le régime d'apartheid sioniste a le droit de massacrer les palestiniens chez eux, au Liban et partout dans le monde pour sa sécurité. Acte de légitime désfense, disent-il. Elie Wiesel a déclaré et écrit que tout ce que fait le régime d'apartheid sioniste en matière de massacres il le fait en son nom (Chatila, Sabra, Gaza, Jéricho).
**) Titre de l'article : "Barbie, Bégin, Bigeard, Botha, Massu et les autres" (Algérie Actualité, Actualité de l'émigration et le Monde mai juin 1987). Le journal le Monde a repris mon titre. 
***) Le Nouvel observateur "Pas vous, pas ça" (mai juin 1987).Presse européene et américaine ayant couvert le procès Barbie.  

Friday, April 07, 2006

harbi et moi

Une presse sans déontologie
Samedi 28 mai 2005
Par Mohamed Harbi
Il s’agit d’Echourouk qui a développé, dans un écrit datant du 23 mai, la calomnie selon laquelle j’aurais affirmé avoir été contacté, en 1992, par les généraux pour assumer la Présidence. Ce n’est pas avec une telle méthode qu’on fait barrage aux détracteurs de la langue arabe. On ne fait que les conforter. Cette calomnie me met dans une alternative meurtrière : si je ne déments pas, on prendra mon silence pour une reconnaissance de la vérité ; si je déments, c’est d’une certaine manière donner consistance à la calomnie. Ceux qui me connaissent savent que tout ceci n’est qu’un tissu de mensonges qu’aucune preuve ne peut étayer. Ils connaissent la persistance de mes convictions démocratiques et mon refus de toute manigance politicienne. Plutôt que démentir, je poserai la question suivante : quelles sont les raisons d’une telle attaque qui vise plus loin que ma simple personne ? En fait, ce sont mes travaux d’historien soucieux de l’exactitude des faits, quelles qu’en soient les conséquences, qui gênent. Je ne peux donc y répondre qu’en allant plus loin dans la déconstruction des mythes et dans la recherche de la vérité. Essayons d’analyser de plus près les raisons d’une calomnie qui espère, selon l’adage bien connu «calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose», réussir une opération louche. Son but, conformément aux procédés de la propagande des milieux autoritaires et prédateurs, est de démoraliser les candidats à la citoyenneté, de les persuader de l’inutilité de leur résistance au mensonge et de leur impuissance à établir la vérité. Les adversaires de la démocratie ont changé de défroques. Ils n’ont pas renoncé à reconduire les servitudes séculaires propres à un passé révolu. Venons-en aux faits : le déroulement de l’opération est consécutif à une série de conférences qu’avec le professeur Lemnouar Merrouche nous avons données à l’université de Khenchela et à l’Ecole normale supérieure de Constantine sur les deux thèmes suivants : Mémoire et histoire, la Mémoire de la guerre d’indépendance et les enjeux politiques en France. A Constantine, la conférence donnée aux étudiants le 19 mai a été suivie d’une discussion avec eux. Un débat était prévu pour le 20 mai dans la matinée avec les enseignants. Ce jour-là, deux hommes s’étaient présentés sans rendez-vous à l’hôtel Panoramic où l’ENS nous avait logés. J’étais avec mon ami et collègue Lemnouar Merrouche, l’un d’eux, M. Mehdi Houcine m’a demandé une préface à un ouvrage «non terminé». Son compagnon, M. Filali Rachid, a sollicité un entretien pour Echourouk que j’ai décliné. Il n’y a eu aucun aparté avec ces deux hommes, prévenus que nous étions contre des personnes qui forçaient notre porte munies d’un appareil photographique et dont le «professionnalisme» prêtait à contestation. Tout ce qu’a donc écrit Echourouk relève de l’affabulation et du montage. Les pratiques de ce journal nous concernent tous. Si chacun, là où il se trouve, s’implique dans la lutte contre les manipulations et le mensonge, la vie politique ne se réduirait plus au simple jeu des pouvoirs institués et des factions, la presse y gagnerait en crédibilité et nous serons tous à ses côtés dans sa lutte pour la liberté d’expression. Enfin, les archaïsmes s’effaceraient au profit d’une culture démocratique qui rendrait vains les appels à la servitude volontaire.
M. H

شهادة تاريخية


الفضيحة التاريخية بقلم نورالدين بوكعباش
حينما يتحول المؤرخ العربي إلى محرر صحفي يحسن النفاق السياسي فتلك بشائر الخيانة التار يخية دلك ما سجلته عا صمة الجسور المعلقة "قسنطينة "حينما حظي المؤرخ الجز ائري "محمد حربي "بزيارة قسنطينة وسط سرية إ علامية ومن محاسن الصدف أن الشاعر الجز ائري "مهدي حسن والصحفي العصامي"رشيد فيلالي "إلتقيا صدفة في أحد مقاهي قسنطينة ليقرر التوجه إلى نزل بانوراميك حيث إ قامة المؤرخ الجز ائري العالمي وبعد وصولهم للنزل طلبا من مسؤلي النزل قبول زيارة حربي وهنا لم بتردد حربي من إ ستقبالهم بإعتباره صديق الصحافيين وشائت الصدف أن تحضر صحفية النصر شهرزاد اللقاء وتسجل بصمات لقاء صحفي تار يخي بين الأ صدقاء الثلاثة "رشسد فيلالي .مهدي حسين .شهرزاد ."وبينما كانت عدسة كاميرا مراسلة النصر تستنطق التصريحالصحفي التالي للمؤرخمحمد حربي بقوله "لقد عرضي علي منصب رئاسة الجمهورية في أوائل التسعينات ورفضت قبل عرضه على الرئيس الراحل محمد بو ضياف وإن أطراف سياسية ضحت ببوضياف إرضاء لأطراف في السلطة الجز ائرية "ووسط إخترام التار يخي غادر مهدي وفيلالي النزل ليصمم مراسل الشروق على نشر أفكار المؤرخ حربي في صحيفة الشروق المصادفة ليوم 23ماي2005وماكادت الصحيفة تكشف أوراق السرية للمؤرخ الجزائري حتي أخرج محمد حربي سيوف أٌلامه السياسية لتمسي صحيفة الشروق خارجة عن أخلاقيات المهنة الإ علامية ويضحي الأديب مهدي حسين معتدي أثيم على المؤرخ العظيم في نزل بانوراميك مثلما تبرزه همسات العنوان التالي" Une presse sans déontologie Par Mohamed Harbi, 24 mai 2005
ويدكر أن التعقيب التاريخي نشرته معظم الصحافة الفرنسية في الجز ائر بينما وقف مراسل الشروق هائما في ثنايا الإ تهامات العشوائية مثلمالمسناه في شهادة الأستاد جربال لصحيفة لقوله "Dans sa livraison du 23 mai 2005, le journal El ... entre deux portes de l’hôtel Panoramicde Constantine, fait dire à Mohammed Harbi, historien algérien ""وماكادت الصحف الجزائرية تنشر التعقيب الفجائي للمؤرخ حربي حتي أعلن الأديب مهدي حسين ثورثه على حربي فأرسل العديد من الردود فرفض نشرها كما أغلقت الصفحات الثقافية أبوابها ضد الشاعر الجز ائري مهدي حسين كما أعلنت مراسلة النصر إختفائها رفقة الشريط السيمائي رغم نشرها لمفاتن حديث صحفي إنتقائي ومن محاسن الصدف أن صور الصحفي فيلالي أكلها ظلام الحقيقة فلم تستخرج تقنيا وكأن تزييف التاريخ حقيقة عجزت أمامها عدسات التصوير ورغم مرور الشهور مازال المثقف المجهول مهدي حسين يبحث عن ناشر لحقيقة لقاء بانوراميك بعدما أهانته أقلام حربي وحطمته أكاديب الصحافة الديمقراطية
وبينما مازالت دموع الشروق حائرة هاهو موقع إلكتروني "إبن طلون يكشف حقيقة حوار حربي لقوله "depuis un mois sévit en Algérie une campagne de presse calomnieuse accusant nommément des historiens aussi prestigieux que Mohammed Harbi et Benjamin Stora : l’un aurait affirmé avoir été contacté
وبينما مازالت دموع الشروق حائرة هاهو موقع إلكتروني "إبن طلون يكشف حقيقة حوار حربي لقوله "depuis un mois sévit en Algérie une campagne de presse calomnieuse accusant nommément des historiens aussi prestigieux que Mohammed Harbi et Benjamin Stora : l’un aurait affirmé avoir été contactéen 1992 par les généraux pour assumer la présidence (dans Echourouk du 23 maiوهنا نكتشف حقيقة مؤرخ إستغل فضيحة تاريخية ليحولها إلى إتهام أخلاقي ضد صحفي جز ائري كشف حقيقة المؤرخين الإ نتهازيين الدين فضلوا التجارة السياسية على الفضيحة السياسية للتاريخ الرسمي العربي الدي 0أضحي أكدوبه الشعوب العربية وشرالبلية ما يبكي بقلم نورالدين بوكعباش